bothriocéphalose n.f.
bothriocephalosis
Téniasis provoqué par un cestode de très grande taille, le plus souvent Diphyllobothrium latum, dont le cycle, très complexe, passe successivement par des petits crustacés aquatiques (Cyclops), et par des poissons planctonivores puis carnivores (truites, brochets, perches) dont l’ingestion, lorsqu’ils sont insuffisamment cuits, entraîne l’infestation humaine.
Surtout fréquente en Europe, dans les pays nordiques et, plus accessoirement, sur le littoral des lacs des Alpes, la bothriocéphalose est caractérisée par des nausées, des douleurs abdominales et éventuellement des poussées diarrhéiques. Dans les infestations intenses, on observe une anémie de type macrocytaire et mégaloblastique due à la fixation de la vitamine B12 par les tissus du parasite. Cette anémie ne s’observe cependant que dans les régions où le régime alimentaire est déjà carencé en vitamine B12. L'examen parasitologique des selles met en évidence les œufs du parasite. Le traitement utilise le niclosamide ou le praziquantel.
Plus rarement, d'autres espèces de bothriocéphales peuvent être en cause, en particulier Diphyllobothrium pacificum, répandu au Japon et le long de la côte pacifique de l'Amérique du Sud (Pérou, Equateur, Chili). Les derniers hôtes intermédiaires de ce cestode sont des poissons marins.
Syn. diphyllobothriose
→ bothriocéphale, Diphyllobothrium latum, Diphyllobothrium pacificum
Édit. 2017