Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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bronchopneumopathie chronique obstructive l.f.

chronic obstruent bronchopneumopathy, chronic obstructive pulmonary disease

Affection de longue durée caractérisée par des accès de toux productive survenant presque tous les jours au moins trois mois par an pendant au moins deux années consécutives.
Familièrement désigné comme "bronchite chronique", cet état s'accompagne d'inflammation diffuse au niveau du parenchyme pulmonaire. Selon le stade évolutif on constate des anomalies de la ventilation, des volumes pulmonaires, de la distribution et du transfert des gaz, de l'équilibre acidobasique et de la fonction cardiaque.
La distinction doit être faite avec la dilatation des bronches, l'insuffisance cardiaque, la tuberculose pulmonaire, qui peuvent s'exprimer selon une symptomatologie analogue.
Le tabagisme constitue un des principaux facteurs à l'origine de la maladie, à côté des facteurs environnementaux et professionnels. L'arrêt prolongé du tabagisme est capable de s'opposer à la progression de l'obstruction bronchique et de l'insuffisance respiratoire, ou à tout le moins de les ralentir fortement.

Sigle BPCO

Édit. 2017

bronchopneumopathie n.f.

bronchopneumopathy

Affection aigüe, d’origine infectieuse ou non, atteignant simultanément les bronches ou les poumons.

Édit. 2017

bronchopneumopathie du rétrécissement mitral l.f.

bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis

Affection bronchopulmonaire chronique survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation et ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.

rétrécissement mitral

Édit. 2017

bronchopathie obstructive d'inhalation l.f.

obstructive bronchopathy of inhalation

C. L. Mendelson, médecin cardiologue et obstétricien américain (1946)

Mendelson (syndrome de)

Édit. 2017

dyspnée obstructive

obstructive dyspnea

H. Heimlich, chirurgien américain (1974)

Heimlich (épreuve de), inhalation d'un corps étranger chez l'enfant

néphropathie obstructive l.f.

obstructive nephropathy

Atteinte du parenchyme rénal secondaire à une obstruction de la voie excrétrice urinaire supérieure ou inférieure.
Elle peut être la conséquence d'un obstacle congénital Par ex. hydronéphrose, maladie du col vésical ou d'une pathologie obstructive comme une lithiase, une fibrose rétro-péritonéale, une affection prostatique, une tumeur vésicale.
L'insuffisance rénale, conséquence de l'obstacle, peut être aigüe ou chronique, elle est souvent associée à une infection urinaire. Sa fréquence a considérablement diminué grâce au dépistage précoce et au traitement adéquat chez l'enfant comme chez l'adulte des obstacles de la voie excrétrice.

uropathie obstructive

pancréatite obstructive l.f.

obstructive pancreatitis

Lésion de pancréatite chronique en amont d'un obstacle sur le canal de Wirsung, en général lithiasique ou tumoral.

pancréatite agüe

uropathie obstructive l.f.

obstructive uropathy

Affection de la voie excrétrice urinaire créant un obstacle sur son cours.
L'obstruction peut se situer à tous les niveaux, de la tige calicielle au méat uréthral. Les étiologies en sont très variées et peuvent être acquises ou congénitales. Les conséquences d'une obstruction sur la voie excrétrice sont l'hyperpression et la dilatation des cavités d'amont, la détérioration progressive des parois de la voie excrétrice d'amont, le retentissement sur les cavités rénales et l'altération fonctionnelle du rein, pouvant aller jusqu'à sa destruction. Les complications les plus fréquentes sont liées à la stase urinaire : infection et lithiase.

infection urinaire, lithiase urinaire

uropathie obstructive congénitale l.f.

congenital obstructive uropathy

Affection liée à une obstruction chronique de la voie excrétrice urinaire en rapport avec une malformation congénitale anatomique ou fonctionnelle, créant sur son cours un obstacle avec ses conséquences fonctionnelles sur le parenchyme rénal en amont.
Les malformations obstructives les plus fréquentes sont pour le haut appareil l'hydronéphrose et le méga-uretère, pour le bas appareil les valvules de l'urèthre postérieur. Les modifications anatomiques et fonctionnelles de la voie excrétrice d'amont peuvent être particulièrement importantes en ce domaine, et le pronostic vital mis en jeu dans les malformations bilatérales ou du bas appareil.

hydronéphrose, méga-uretère, valvules de l'urèthre postérieur, uropathie obstructive

Haemophilus influenzae

Haemophilus influenzae
Bactérie à Gram négatif de la famille des Pasteurellaceae, dont la pathogénicité pour l'Homme est une cause majeure de méningite chez l'enfant.
Haemophilus influenzae est un commensal des voies aériennes supérieures. Cette bactérie est une cause, principalement chez l'enfant, de méningites, d'otites aiguës, de sinusites, de pneumopathies, de bronchites et d'épiglottites. Elle provoque aussi, au cours des viroses respiratoires, tant chez l’adulte que chez l’enfant, des surinfections bronchiques et pulmonaires, en particulier chez les sujets présentant des facteurs de risque. Elle détermine plus rarement des bactériémies, des ostéo-arthrites, des infections génitales. Le sérotype b (Hib) se montre le plus pathogène pour l'Homme.
Une vaccination préventive, à l’aide d’un vaccin polyosidique, permettrait d’éviter la survenue, chez le nourrisson, de la méningite purulente provoquée par ce sérotype. Le recours à une antibiothérapie préventive chez les sujets contacts et surtout l'usage de ce vaccin a permis de réduire fortement l'incidence des infections à Hib depuis les années 1980.

vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1,D3]

Édit. 2015

vaccin anti-Haemophilus influenzae type b l.m.

Haemophilis influenzae type b vaccine

Syn. vaccin Haemophilus influenzae type b

vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre l'Haemophilus influenzae type b l.m.

Haemophilis influenzae type b vaccine

vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin Haemophilus influenzae type b l.m.

Haemophilis influenzae type b vaccine

Vaccin constitué du polyoside capsulaire, couplé avec une protéine porteuse, l’anatoxine tétanique.
Bien toléré, il est destiné à prévenir les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, chez le nourrisson à partir de deux mois, en particulier la méningite  purulente.
La vaccination consiste en trois injections à un mois d’intervalle, avec un rappel un an plus tard ; elle est souvent couplée aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche.

Haemophilus influenzae, anatoxine tétanique

[D1, E1]

Édit. 2019

Haemophilus

Haemophilus
Genre de bacilles à Gram négatif, aéro-anaérobies, appartenant à la famille des Pasteurellaceae.
Ces bactéries font partie de la flore de la cavité buccopharyngée et sont responsables d’infections invasives variées, survenant tant en milieu communautaire qu’à l’hôpital.
Haemophilus aphrophilus est à l'origine d’endocardites à porte d’entrée dentaire et d’abcès cérébraux mais également d’autres infections systémiques.
Haemophilus ducreyi (bacille de Ducrey) est l’agent du chancre mou.
Haemophilus influenzae, est surtout responsable, chez l’enfant et le nourrisson, de méningites purulentes.
Le pouvoir pathogène d’Haemophilus parainfluenzae est proche de celui d’H. influenzae mais sur un mode atténué. Cette bactérie est surtout responsable d’endocardites subaigües.

Haemophilus influenzae

[D1,D3]

Édit. 2015

Haemophilus vaginalis

Haemophilus vaginalis

Gardnerella vaginalis

[D1]

Édit. 2015