Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

25 résultats 

côtes flottantes l.f.p.

costae fluctuantes (TA)

floating ribs

Onzième et douzième côtes dont l’extrémité antérieure distale libre ne s’articule pas avec les cartilages costaux.

[A1]

Édit. 2015

côtes sternales l.f.p.

côtes vraies

[A1]

Édit. 2015

côtes vraies l.f.p.

costae verae (TA)

true ribs

Sept premières côtes dont le cartilage distal s’insère de façon indépendante au bord latéral du sternum.

Syn. vraies côtes

[A1]

Édit. 2015

fausses côtes l.f.p.

costae spuriae (TA)

false ribs

Côtes des 8ème, 9ème et 10ème paires dont l’extrémité antérieure est reliée au cartilage costal immédiatement supérieur.
Elles s'unissent par l'extrémité antérieure de leur cartilage au cartilage costal commun sus-jacent et par son intermédiaire à l’appendice xiphoïde et à la partie basse du sternum. Elles sont intermédiaires entre les côtes vraies (1 à 7) et les côtes flottantes (11 et 12)

Syn. côtes asternales

[A1]

Édit. 2018

Majewski (syndrome de) l.m.

Ensemble polymalformatif létal comprenant une ostéodysplasie et des anomalies viscérales réalisant le syndrome « polydactylie-côtes courtes »

La chondrodysplasie néonatale de type II associe au nanisme mésomélique par membres courts et déformés, une polybrachysyndactylie, une hypoplasie des tibias qui sont plus courts que les fibulas, des côtes étroites avec thorax court. La face est ronde avec un hypertélorisme et une fente labiale ou palatine et une implantation basse des oreilles. Les anomalies viscérales associent des reins polykystiques, une aplasie pulmonaire, des malformations cardiaques (transposition des gros vaisseaux) une cataracte et un œdème papillaire. L’affection est de transmission autosomique récessive (MIN 263520). Le gène en cause  DYNC2H1 (locus en 11q21-q23.1) code pour la protéine dynéine et sa mutation entraîne un dysfonctionnement du transport rétrograde intraciliaire. Une mutation associée du gène NEK1 (locus en 4q33) intervenant dans la formation des cils fait de cette ciliopathie un  phénotype biallélique bigénique.

F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971)

Syn. côtes courtes- polydactylie type Majewski, côtes courtes polydactylie de type II

angle antérieur des côtes l.m.

angle costal antérieur

[A1]

Édit. 2017

angle costal l.m.

angulus costae (TA)

angle of rib

Inflexion postérieure du corps de la côte qui de postéro-latérale prend une direction antéro-inférieure. 
Cette courbure est très apparente sur la face externe de l’os.

Syn. angle costal postérieur, angle postérieur des côtes, angle de la côte

[A1]

Édit. 2020

angle postérieur des côtes l.m.

angle costal

[A1]

Édit. 2017

anomalie costale l.f.

Malformation, souvent localisée aux quatre premières côtes qui peut constituer une source d'erreur d'interprétation en radiologie pulmonaire

Les anomalies costales se classent en plusieurs types : synostose, hypoplasie, bifidité simulant l'absence ou la lyse d'une côte. Une côte surnuméraire, appelée côte cervicale, uni- ou bilatérale, peut naître de la 7ème vertèbre cervicale et participer au syndrome du scalène antérieur.

[A1,I2,Q2]

Édit. 2017

Cyriax (syndrome de) l.m.

Subluxation des cartilages antérieurs de certaines cotes qui sont extrêmement douloureuses

Les 8èmes et 9èmes cotes sont les plus fréquemment touchées, un peu plus à droite qu’à gauche. Une luxation peut provoquer une compression du nerf intercostal. Une confusion est possible avec une pathologie hépato-biliaire en présence d’une douleur de l’hypochondre droit.

E. F. Cyriax, médecin britannique (1919)

[I2]

fracture de côtes l.f.

rib fracture

fracture costale

muscles courts élévateurs des côtes l.m.p.

musculi levatores costarum breves (TA)

levatores costarum breves

Douze petits muscles triangulaires situés dans la région postérieure du thorax, en arrière des muscles intercostaux externe.
Chacun d’eux s’insère sur un processus transverse et se termine sur la face externe de la côte sous-jacente.

muscle élévateur des côtes

muscles élévateurs des côtes l.m.p.

musculi levatores costarum  (TA)

levatores costarum

Muscles subdivisés en muscles longs élévateurs des côtes et muscles courts élévateurs des côtes.
Tous agissent sur les côtes contribuant à l'extension, à l'inclinaison latérale et à la rotation de la colonne. Ils sont innervés par le rameau postérieur du huitième nerf spinal cervical et les rameaux postérieurs des nerfs spinaux thoraciques.

Syn. anc.  muscles surcostaux, muscles suscostaux

muscles longs élévateurs des côtes l.m.p.

musculi. levatores costarum longi  (TA)

levatores costarum longi

Muscles qui s'insèrent sur les processus transverses de la première et de la deuxième vertèbre thoracique. Ils se terminent respectivement sur la  face externe de la troisième et de la quatrième côte.
Leur innervation est celle de tous les muscles élévateurs des côtes : les rameaux postérieurs du huitième nerf spinal cervical et du premier  nerf spinal thoracique.

Syn. anc. muscles surcostaux longs

muscles élévateurs des côtes

odds ratio   anglicisme

En statistique, rapport de probabilité utilisé pour permettre de mesurer le risque qu’un événement, par exemple une maladie, arrivant à un groupe A frappe également un groupe B.
Il concerne, p.ex., d’une part l’existence ou l’absence d’une manifestation pathologique et, d’autre part, l’existence ou l’absence d’un facteur éventuellement causal.
L’odds ratio est fréquemment utilisé en méta-analyse.
 
Chaque ligne horizontale représente une étude avec son intervalle de confiance à 95 %. Le carré est l’odds ratio dont la surface est proportionnelle au poids de l’étude. Le losange inférieur représente l’odds ratio de l’effet global.
L’odds ratio égal à 1 signifie l’absence d’effet, inférieur à 1 traduit un effet bénéfique et supérieur à 1 caractérise un effet délétère. Plus il est éloigné de 1, plus l’effet est important.
Un odds ratio est supérieur  ou égal à zéro : s’il est proche de 1, la maladie est indépendante du groupe ; s’il est supérieur à 1, cela signifie qu’elle est plus fréquente dans le groupe A,  et beaucoup plus s’il est très élevé. Ainsi, son chiffre permet de mesurer le degré de dépendance entre des variables aléatoires qualitatives et donc l’effet d’un facteur.
Par exemple : si l’odds ratio de chance de grossesse en cas de transfert de 3 embryons est de 1,32 alors qu’il est de 1 pour le transfert de 2 embryons, cela signifie que la probabilité de grossesse est de 32% de plus lorsqu’on transfère 3 embryons plutôt que 2.
Les chiffres de l’odds ratio ne pouvant toutefois pas être considérés comme tout à fait certains, il existe une marge d’incertitude précisée par l’intervalle de confiance. On utilise souvent le logarithme de l’odds ratio.
Très proche du risque relatif, l’odds ratio est une estimation du risque relatif lorsque la fréquence de l’évènement est faible. Il est parfois considéré comme souvent plus pertinent pour les calculs statistiques, car on peut le calculer aussi bien pour les enquêtes « de cohorte » (où les patients constituent un échantillon représentatif d’une population générale) que dans les enquêtes « cas-témoins » (où le quota des malades est déterminé à l’avance par rapport aux non-malades). L’odds ratio comporterait de meilleures propriétés mathématiques que le risque relatif pour les calculs statistiques. Toutefois, dans les situations les plus courantes où la maladie est rare, les valeurs numériques de l’odds ratio  et du risque relatif sont proches.

Étym. odd : pari, enjeu  (anglais des champs de courses) ; angl. odds : chances, cote ; lat. ratio : proportion 

Syn. rapport des chances, rapport des cotes, risque relatif rapproché

Édit. 2017

rapport des cotes l.m.

odds ratio, OR

En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.

[E1]

syndrome de Saldino-Noonan l.m.

Saldino-Noonan’s syndrome, short ribs polydactyly syndrome type I

R. M. Saldino et C. Noonan, radiologues américains (1972)

Syn. syndrome des côtes courtes-polydactylie de type I

syndrome des côtes courtes-polydactylie, Saldino-Noonan (syndrome de)

syndrome des côtes courtes-polydactylie l.m.

short rib-polydactyly syndromes

Malformations congénitales le plus souvent létales caractérisées par un nanisme par brièveté des os longs et des côtes et une polydactylie, de transmission autosomique récessive dont plusieurs types ont été décrits.
Le type I, syndrome de Saldino-Noonan comporte de nombreuses malformations viscérales associées, une hypoplasie avec un aspect en trident du bassin et des métaphyses pointues.
Le type II, syndrome de Majewski, où la brièveté des membres portant sur les segments mésoméliques avec hypoplasie du tibia, s’associe à une polysyndactylie, à des malformations crânio-faciales (division palatine) et cardiaques.
Le type III, syndrome de Verma-Naumoff avec polydactylie postaxiale, hypoplasie des corps vertébraux et hypoplasie pulmonaire.
Le type IV, syndrome de Beemer (ou Beemer-Langer) présente une brièveté radiale et ulnaire, un raccourcissement modéré du tibia ; la polydactylie est inconstante. Le décès survient par insuffisance respiratoire.

F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971) ; R. M Saldino, neuroradiologue américain et Jacqueline Anne Noonan, cardiologue pédiatrique américaine (1972) ; P. Naumoff, médecin radiologue américain (1977) ; I. C. Verma, généticien indien (1975) ; F. A. Beemer, généticien néerlandais et L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1983)

Saldino-Noonan (syndrome de), Majewski (syndrome de)

[Q2,I1]

syndrome des côtes courtes polydactylie de type I l.m.

short ribs polydactyly syndrome type I

R.M Saldino, neuroradiologue américain et Jacqueline Anne Noonan, cardiologue américaine (1972) 

Saldino-Noonan (syndrome de)

[Q2,I1]

syndrome des côtes courtes- polydactylie de type II l.m.

short rib-polydactyly type II

F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971)

Majewski (syndrome de)

[Q2,I1]

syndrome des côtes courtes- polydactylie type Majewski . l.f.p.

short rib-polydactyly Majewski type

F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971)

Majewski (syndrome de)

[Q2,I1]

table de calcul des cotes et des risques

Table de calcul des cotes et des risques
 sujets exposés sujets non exposésRisques
    
Nombre de sujets maladesaB rm = a/a+b
Nombre de sujets indemnes cDri = c/c+d
CotesCa = a/c Cb = b/d 
Rapport de cotes  OR = C a /Cb = ad/bc  

  cotes (rapport des)

vraies côtes l.f.p. 

côtes vraies

angle costal antérieur l.m.

anterior angle of rib

Inflexion du corps de la côte qui, près de son extrémité antérieure, se porte en bas, en dedans et en avant.
Elle est très apparente sur la face externe de l’os.

Syn. angle antérieur des côtes

[A1]

Édit. 2017

rapports de cotes l.m.p.

odds ratio

Cette mesure approche de façon correcte le risque relatif dont l’utilisation n’est motivée que pour des raisons mathématiques.

[E1]

Édit. 2020