cardiopathie rhumatismale l.f.
rheumatic cardiopathy
Atteinte du cœur par la maladie rhumatismale (rhumatisme articulaire aigu) encore appelée maladie de Bouillaud.
L’agent pathogène est le streptocoque bêta-hémolytique du groupe A. Constituant naguère une des causes les plus importantes de morbidité et de mortalité chez l’homme, elle a vu sa fréquence et sa gravité diminuer considérablement grâce au traitement et à la prophylaxie par la pénicilline. Elle a de ce fait presque totalement disparu dans les pays développés.
J-B. Bouillaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1835)
→ Bouillaud (maladie de), rhumatisme articulaire aigu
[K2,D3]
endocardite rhumatismale l.f.
rheumatic endocarditis
Atteinte inflammatoire par réaction immunitaire antistreptocoque de la tunique interne du cœur, au cours du rhumatisme articulaire aigu.
ou maladie de Bouillaud.
Au cours ou au décours d'une crise de rhumatisme articulaire aigu après une amygdalite, apparaissent fièvre, sueurs, pâleur et souffles cardiaques.
L’endocardite, presque toujours associée à une myocardite (endomyocardite), se marque surtout par des saillies verruqueuses de 1 à 3 mm qui, respectent le bord libre des valves mais siègent sur la face valvulaire exposée au courant sanguin, s’étendent éventuellement sur les cordages tendineux, sur les piliers, et sur l’endocarde auriculaire avec œdème, congestion, infiltration de cellules inflammatoires, prolifération de grandes cellules disposées en nodule et plus rarement nodule d’Aschoff.
C’est l’évolution cicatricielle de l’endocardite rhumatismale qui crée les lésions valvulaires rhumatismales caractéristiques.
Le traitement est double : pénicilline et corticothérapie. La prévention par l'antibiothérapie régulière au long cours, permet d'éviter les récidives et de diminuer la fréquence des valvulopathies qui constituent actuellement un fléau dans les pays en développement.
K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1904) ; J-B. Bouillaud, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1832)
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur
→ nodule d'Aschoff, Bouillaud (maladie de)
[D1, I1, K2, N3, O1 ]
Édit. 2019
fièvre rhumatismale l.f.
rheumatic fever
[D1,I1]
Édit. 2018
myocardite rhumatismale l.f.
rheumatic myocarditis
Atteinte du myocarde au cours du rhumatisme articulaire aigu.
Elle est presque toujours associée à une atteinte endocardique (endomyocardite) et constamment à une atteinte péricardique. Elle réalise une augmentation de volume du cœur avec épaississement de ses parois et dilatation de ses cavités. Il s’agit essentiellement de lésions interstitielles, l’atteinte des fibres musculaires étant toujours très discrète. Elle est histologiquement caractérisée par la présence, d’ailleurs inconstante, de nodules d’Aschoff.
À l’examen clinique elle peut être muette ou se traduire par un assourdissement des bruits du cœur, une tachycardie, un souffle systolique et, à l’électrocardiogramme, un allongement de l’espace PR, un aplatissement voire une négativation des ondes T, exceptionnellement des troubles du rythme. L’évolution est favorable sous traitement sauf dans les formes sévères et dans le rhumatisme cardiaque évolutif du jeune enfant.
J-B. Bouillaud, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine (1832)
Étym. gr. mus : muscle, souris ; cardia : cœur ; -ite :suffixe indiquant l’inflammation ; rheumatismos : fluxion ( prim. écoulement pathologique)
nodosité rhumatismale l.f.
Nodule hypodermique péri-articulaire ou péri-tendineux associé à un rhumatisme articulaire aigu, peu observé de nos jours en France.
En fait, de telles lésions, rares, sont considérées par beaucoup d'auteurs comme identiques aux nodules rhumatoïdes, tandis que d'autres les en différencient cliniquement, histologiquement et évolutivement
P. Meynet, médecin français (1875)
péliose rhumatismale l.f.
Syn. vascularite à IgA, Schönlein–Henoch (purpura de), péliose rhumatismale
[I1, J1, K4, L1, M1, P1]
Édit. 2019
pelvispondylite rhumatismale l.f. (obsolète)
pelvispondylite rhumatismale à début infantile l.f. (obsolète)
→ spondylo-arthrite à début infantile
péricardite rhumatismale l.f.
rheumatic pericarditis
Atteinte du péricarde au cours de la maladie rhumatismale (rhumatisme articulaire aigu).
Elle peut être la seule manifestation cardiaque de la maladie de Bouillaud, plus souvent elle est associée à une atteinte endomyocardique que donne le pronostic. Elle commence par une phase exsudative aigüe, le liquide citrin, étant généralement peu abondant mais avec parfois des dépôts fibreux épais. Le liquide se résorbe ensuite, spontanément ou sous l’influence de la corticothérapie. Bien que des récidives soient possibles, la péricardite rhumatismale guérit habituellement sans séquelles cliniques. Il est exceptionnel qu’elle aboutisse à une constriction péricardique.
tendinite rhumatismale l.f.
[I1,I2,I3]
Édit. 2017
valvulopathie rhumatismale l.f.
rheumatic valvular heart disease
Lésions d’une ou de plusieurs valves cardiaques compliquant le rhumatisme articulaire aigu.
Il s’agit d’insuffisance ou de rétrécissement siegeant sur les valves aortiques ou mitrale. Ces lésions sont à l’origine de complications les unes mécaniques (surcharges auriculaire ou ventriculaire, hypertension artérielle pulmonaire), les autres infectieuses (greffe endocarditique) ou encore thrombotiques. Parmi les valvulopathies rhumatismales, ce sont surtout les rétrécissements mitraux et les maladies mitrales qui se compliquent d'accidents ischémiques cérébraux. Le risque d'embolie provenant de thrombus situés dans l'auricule et l'oreillette gauches est d'environ 4% par an, dont plus de la moitié des embolies dans la circulation cérébrale. Les autres valvulopathies rhumatismales (insuffisance mitrale et rétrécissement aortique) se compliquent beaucoup plus rarement d'embolies cérébrales, sauf en cas d'endocartite infectieuse associée.
→ rhumatisme articulaire aigu, insuffisance aortique, rétrécissement aortique, insuffisance mitrale, rétrécissement mitral, hypertension artérielle pulmonaire
[K2]
Édit. 2020