capsule vidéoscopique l.m.
wireless capsule endoscopy
Moyen d’examen endoscopique de l’intestin grêle par une capsule, à usage unique, mesurant 27x11 mm, équipée d’une caméra, qui est absorbée par la bouche et qui, au cours de son trajet, émet 2 à 8 photographies par secondes, enregistrées par un appareil extérieur.
La lecture des images se fait à partir d’un poste de travail informatique qui traite les données, avec possibilité d’aides à la lecture. 50.000 images peuvent être visionnées, dans un temps de lecture 30 à 45 mn.
Elle est utilisée essentiellement pour l’exploration de l’intestin grêle après avoir fait une endoscopie haute et une coloscopie qui n’ont pas apporté un diagnostic. Les indications principales sont la présence d’une anémie ferriprive ou d’un saignement chronique inexpliqué par les examens endoscopiques usuels. L’autre indication est la maladie de Crohn en l’absence de sténose à éliminer impérativement avant de faire ingérer la capsule par un examen scanographique ou une IRM. La localisation de la sténose peut éventuellement être repérée par la capsule patency biodégradable.
D’autres indications émergeantes apparaissent au niveau de l’intestin grêle : maladie caeliaque, complications grêliques des anti-inflammatoires non- stéroïdiens, tumeurs du grêle, polypose adénomateuse familiale.
D’autres organes que le grêle peuvent être explorés par une capsule vidéoscopique : le colon en cas de refus de la coloscopie par le patient, d’un échec de celle-ci ou d’une contre-indication. L’œsophage peut également être exploré à la recherche de varices oesophagiennes. Ces indications sont actuellement marginales.
La capsule vidéoscopique est un examen non invasif, bien toléré, indolore, réalisable en ambulatoire et sans anesthésie. Il faut cependant connaître le risque de blocage de la capsule en cas de sténose méconnue.
→ coloscopie radiologique par imagerie volumique ??
[L1,B2,B3]
Édit. 2015
chirurgie vidéoscopique l.f.
videosurgery
Chirurgie qui utilise une voie d'abord minime, ne permettant pas la vision directe du champ opératoire, et qui nécessite l'introduction d'un objectif à partir duquel le champ opératoire est exposé sur un écran extérieur.
[N2]
angiodysplasie n.f.
angiodysplasia
Anomalie vasculaire parfois acquise ou congénitale constituée par des foyers de veines et de capillaires ectasiques qui réalisent des lésions de deux à dix millimètres, arrondies, planes ou bombées, de teinte rouge.
Les angiodysplasies sont plus fréquentes après 60 ans. Elles siègent le plus souvent dans le tube digestif dans la sous-muqueuse de la paroi de l’estomac, de l’intestin grêle et du côlon. Le plus souvent, elles siègent au niveau du caecum et du colon ascendant mais elles peuvent concerner aussi le grêle. Elles sont le plus souvent multiples. Elles se révèlent par un saignement digestif occulte traduit par une anémie ferriprive ou par un saignement extériorisé. Elles peuvent être asymptomatiques et découvertes incidentalement lors d’une coloscopie. Leur physiopathologie est incomplètement connue. Certaines situations cliniques sont associées aux angiodysplasies : le rétrécissement aortique, la maladie de Willebrand, l’insuffisance rénale chronique. L’endoscopie haute et basse diagnostique les angiodysplasies du tube digestif haut et bas. Les angiodysplasies du grêle sont diagnostiquées par la vidéocapsule endoscopique. L’entéroscopie permet le traitement des localisations grêliques. En deuxième intention, l’angioscanner ou l’angio-IRM sont des examens diagnostiques. Le traitement des lésions hémorragiques est endoscopique par le plasma argon ; en cas d’échec un traitement médicamenteux par analogue de la somatostatine peut être envisagé. La radiologie interventionnelle peut être réalisée, les indications du traitement chirurgical étant devenues exceptionnelles.
Étym. gr. aggeion : vaisseau
→ maladie de Willebrand, rétrécissement aortique, insuffisance rénale chronique, vidéocapsule, somatostatine
[K4, L1]
Édit. 2020
angiodysplasie colique l.f.
angiodysplasia of the bowel
Lésion unique ou multiple des tissus constituant les tuniques des vaisseaux de la paroi du côlon, siégeant préférentiellement au niveau du cæcum et du côlon droit, et caractérisée histologiquement par des ectasies vasculaires localisées dans la muqueuse et la sous-muqueuse.
La musculeuse et la séreuse ne sont jamais touchées.
À l’examen endoscopique l'image est celle de vaisseaux tortueux et dilatés, avec aspect en rayons de miel des capillaires muqueux interrompus par des agglomérats de vaisseaux dilatés. Les angiodysplasies coliques ont une pathogénie inconnue, survenant presque toujours après 60 ans. Elles entraînent fréquemment des hémorragies digestives d'abondance variable parfois occultes et sources d'anémie ferriprive. Le traitement peut être endoscopique.
Édit. 2017
Étym. gr. aggeion : vaisseau
[K4,L1]
angiodysplasie ostéohypertrophique l.f.
mixed vascular malformations
Triade symptomatique congénitale atteignant un ou plusieurs membres dès la naissance, mais se développant au cours de l’enfance comprenant un angiome plan, une hypertrophie des tissus mous et du squelette, ainsi que des angiodysplasies profondes.
Elle est à la base du syndrome de Klippel-Trénaunay et du syndrome de Parkes Weber.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; osteon : os ; hyper : au-dessus ; trophê : nourriture
→ angiome ostéohypertrophique, Klippel-Trénaunay (syndrome de), Parkes Weber (syndrome de)
[J1,K4,N3,O1,Q2]
Édit. 2017
angiodysplasie profonde métamérique l.f.
deep metameric angiodysplasia
Affection congénitale due à des malformations artérielles ou artérioveineuses profondes, associées à une hypertrophie des tissus mous et du squelette et à un angiome plan, qui souvent est un marqueur de lésions sous-jacentes importantes.
En font partie les syndromes de Sturge-Weber-Krabbe, de Blanc-Bonnet-Dechaume, de Cobb, ainsi que les angiodysplasies ostéohypertrophiques connues comme syndromes de Klippel-Trénaunay et de Parkes Weber.
Étym. gr. aggeion : vaisseau
[J1,K4,N3,O1,Q2]
Édit. 2017
Bowman (capsule de) l.f.
Bowman’s capsule
W. Bowman, Sir, anatomiste et chirurgien britannique (1816-1892)
[A1,M1,2015]
Édit. 2017
bras antérieur de la capsule interne l.m.
crus anterius capsulae internae (TA)
anterior limb of internal capsule
Portion antérieure de la capsule interne, située entre le noyau caudé et le noyau lenticulaire.
Elle est occupée essentiellement par des fibres thalamo-corticales à direction sagittale (pédoncule antérieur du thalamus), des fibres lenticulo-caudées et des fibres du faisceau fronto-pontique.
Syn. bras rostral de la capsule interne, segment antérieur de la capsule interne, segment lenticulo-caudé de la capsule interne
Édit. 2017
bras postérieur de la capsule interne l.m.
crus posterius capsulae internae (TA)
posterior limb of internal capsule
Portion postérieure de la capsule interne située entre le noyau lenticulaire et les noyaux latéraux du thalamus.
Elle est occupée sur toute sa hauteur par les fibres du faisceau pyramidal (cortico-spinal). Les fibres motrices sont situées d’autant plus en arrière que la région où elles se dirigent est plus distale. La partie inférieure de ce segment donne également passage à certaines voies sensitives (lemniscus médial et tractus spino-thalamique). A sa partie supérieure s’épanouissent les fibres thalamo-corticales.
Syn. Anc. segment postérieur de la capsule interne, segment lenticulo-optique de la capsule interne
Édit. 2017
bras rostral de la capsule interne l.m.
→ bras antérieur de la capsule interne
Édit. 2017
capsule n.f.
capsula
1- Au sens général, enveloppe.
Par attraction avec les mots chape, chapeau ou calotte, une capsule est aussi une coiffe sur le goulot d’une bouteille protégeant le bouchon ou en tenant lieu. Ce peut être aussi une petite coupelle hémisphérique ou cylindrique en verre. La boîte de Pétri est dérivée de la capsule des chimistes.
2 - En anatomie, formation conjonctive enveloppant certaines structures anatomiques
(rein, cœur, rate, articulations, cristallin...).
3 - En bactériologie, enveloppe entourant certaines bactéries.
Généralement formée de glycanes, elle favorise l’adhérence de la bactérie et peut empêcher la phagocytose par les macrophages. Cette enveloppe est douée de propriétés antigéniques.
4 - En botanique, nom de certains fruits secs (ex. capsule de pavot).
5 - Forme galénique d’une préparation pharmaceutique constituée d’une enveloppe ovoïde ou cylindrique, dure ou molle capable de se dissoudre dans les organes digestifs, et dont la cavité contient un principe actif.
Étym. lat. capsa : caisse, coffre, emballage, et son diminutif capsula : coffret
→ forme galénique, formes galéniques (liste des)
[A1,B3,G3,G5]
Édit. 2017
capsule adipeuse du rein l.f.
[A1,M1,2015]
capsule adipeuse périrénale l.f.
capsula adiposa perirenis (TA)
perinephric fat ; perirenal fat capsule
Lame cellulo-graisseuse molle s’étendant entre le rein et le fascia rénal.
Elle est surtout développée le long des bords, sur la face postérieure et au pôle inférieur du rein. Elle est traversée par de multiples travées conjonctives qui unissent la capsule fibreuse du rein au fascia rénal. Ce fascia sépare la capsule adipeuse du rein du corps adipeux pararénal.
Syn. anc. graisse périrénale
[A1,M1]
Édit. 2015
capsule à enveloppe molle l.f.
[G3,G5]
Édit. 2017
capsule à enveloppe dure l.f.
Syn. gélule
[G3,G5]
Édit. 2017
capsule amygdalienne l.f.
[A1,P1]
Édit. 2015
capsule articulaire l.f.
capsula articularis (TA)
joint capsule ; articular capsule
Manchon fibreux maintenant en contact les surfaces articulaires d’une diarthrose et s’insérant à proximité des cartilages articulaires des deux pièces osseuses en contact.
Sa face profonde est tapissée par la synoviale. Elle est renforcée par les ligaments capsulaires. Sa face superficielle est en rapport avec les ligaments extra-capsulaires. Elle peut présenter des solutions de continuité permettant l’ouverture de la cavité synoviale articulaire dans une bourse séreuse péri-articulaire ou interposée sur le passage d’un tendon d’insertion extracapsulaire.
[A1,I]
Édit. 2015
capsule articulaire crico-aryténoïdienne l.f.
capsula articularis crioaryténoidea (TA)
capsule of crico-arytenoid joint
Capsule qui unit les deux cartilages.
Elle est renforcée en dedans par un ligament et tapissée en profondeur par la synoviale.
[A1,I]
Édit. 2015
capsule articulaire crico-thyroïdienne l.f.
capsula articularis crioathyroidea (TA)
capsule of cricothyroid joint
Capsule qui maintient en contact les surfaces articulaires des deux cartilages.
Elle est renforcée par quatre ligaments, antérieur, postérieur, inféro-latéral et supéro-médial. Elle est revêtue d’une synoviale à sa face profonde.
[A1,I]
Édit. 2015
capsule bactérienne l.f.
Elément structural constitué de polysaccharides, formant une couche muqueuse autour de certaines bactéries, à l’extérieur de la paroi cellulaire.
Cette capsule est dotée de propriétés antigéniques.
[D1]
capsule cristallinienne l.f.
lens capsule
Enveloppe ou sac du cristallin.
Syn. cristalloïde
[P2]
Édit. 2015
capsule de Bowman l.f.
Bowman’s capsule
Feuillet pariétal de l’espace urinaire du glomérule.
La capsule de Bowman est faite de cellules épithéliales dites pariétales. Ces cellules peuvent proliférer sous forme de croissant dans les glomérulonéphrites extra-membraneuses.
W. Bowman , Sir, anatomiste et chirurgien britannique (1816-1892)
[A1,M1]
Édit. 2015
capsule de Glisson l.f.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
[A1,L1,]
Édit. 2015
capsule de Glisson réfléchie l.f.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
→ capsule fibreuse périvasculaire du foie
[A1,L1]
Édit. 2015
capsule de Malpighi l.f.
Portion réfléchie de la capsule fibreuse au niveau du hile de la rate où elle se prolonge sur les vaisseaux.
M. Malpighi, médecin et anatomiste italien (1628-1694)
[A1]
Édit. 2015