caroncule n.f.
caruncle
En anatomie, petites excroissances charnues, souvent rougeâtres, situées en diverses parties du corps.
Chez l’homme on en trouve à l’angle interne de l’œil (caroncule lacrymale), dans les reins (caroncules papillaires), dans la deuxième portion du duodénum (grandes et petites caroncules) et, chez la femme déflorée, à l’orifice externe du vagin (caroncule myrtiforme).
Le mot est employé en zoologie (caroncules sur la tête de certains oiseaux, ex. dindons, casoar certains pigeons etc., chez certaines chenilles). En botanique on appelle caroncule une excroissance « charnue » qui entoure le hile de certaines graines (haricot, ricin, etc.)..
Étym. lat. caruncula, diminutif de caro : chair, petit morceau de chair
→ caroncules duodénales, caroncule lacrymale, caroncule myrtiforme, caroncules papillaires, caroncule sublinguale, caroncule urétérale
[A1]
Édit. 2015
caroncule (grande) l.f.
[A1,L1]
Édit. 2015
caroncule hyménéale l.f.
hymeneal caruncula
Ensemble des replis muqueux qui sont les vestiges cicatrisés de l’hymen déchiré par les rapports sexuels et l’accouchement.
Syn. caroncule myrtiforme
[A1,O3]
Édit. 2015
caroncule lacrymale l.f.
lacrymal caruncle
Excroissance charnue appartenant au canthus interne.
→ canthus
[A1,P2]
Édit. 2015
caroncule myrtiforme l.f.
hymeneal caruncula
[A1,O3]
Édit. 2015
caroncule (petite) l.f.
[A1,L1]
Édit. 2015
caroncule rénale l.f.
[A1,M1]
Édit. 2015
caroncule uréthrale l.f.
urethral caruncle
Saillie hypertrophique du rebord du méat uréthral féminin.
[A1,M3]
Édit. 2015
grande caroncule l.f.
bile papilla
Papille (papille duodénale majeure) inconstante située au bord médial de la deuxième portion du duodénum, où s'abouchent les conduits excréteurs du foie (conduit biliaire, anciennement canal cholédoque) et du pancréas (conduit pancréatique principal, anciennement canal de Wirsung).
Elle est située sous la papille duodénale mineure (anciennement petite caroncule) qui reçoit le conduit pancréatique secondaire (anciennement canal de Santorini).
Syn. papille duodénale majeure
[A1, L1, L2]
Édit. 2020
amylose urétérale l.f.
amyloid ureteritis
Ensemble des lésions amyloïdes de la paroi urétérale, apparaissant soit dans le cadre d'une amylose généralisée, soit de façon segmentaire et isolée, souvent asymptomatiques, se comportant comme un obstacle urétéral et devant dès lors être traitées chirurgicalement.
Étym. gr. amulon : amidon
→ amylose, amylose primitive, amylose secondaire
[A3,M1,M2,N3]
Édit. 2017
atrésie urétérale l.f.
ureteral atresia
Défaut de formation du conduit urétéral, en totalité ou en partie, dû à l'absence ou l'arrêt de développement du bourgeon urétéral.
L'atrésie complète accompagne l'agénésie rénale. Les atrésies incomplètes aboutissent à la formation d'un uretère "borgne" (en cul de sac). Le rein sus-jacent est aplasique ou multikystique
Seules, les atrésies segmentaires gardent un rein sus-jacent fonctionnel.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
→ atrésie urétérale segmentaire
atrésie urétérale segmentaire l.f.
segmental ureteral atresia
Défaut localisé d'évolution des tuniques pariétales de l'uretère aboutissant à la formation d'un segment fibreux obstructif.
Les sténoses congénitales localisées de l'uretère sont très rares et difficiles à distinguer d'une affection acquise. En cas de rein fonctionnel le traitement en est la résection segmentaire suivie d'urétéroraphie.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
compression urétérale l.f.
ureteral compression
Technique utilisée au cours d'une urographie intraveineuse, consistant en une compression bilatérale et symétrique des uretères sur le promontoire, obtenue par divers artifices : sangle abdominale avec ballon unique ou ballonnets séparés, etc.
Son but est d'améliorer la réplétion des cavités hautes afin d'en obtenir une meilleure image. Ses indications ont fait l'objet de nombreuses controverses portant sur le moment de son installation et même sur son opportunité. Elle ne doit être installée qu'après s'être assuré de la bonne élimination bilatérale de l'urine, de la perméabilité des uretères et de l'opacification insuffisante des cavités pyélocalicielles sur les premiers clichés de l'examen. Il existe des contrindications : opération récente, grossesse, crise de colique néphrétique, traumatisme, etc.
[M3]
contractilité urétérale l.f.
ureteral contractility
Mesure urodynamique de la contraction des parois musculaires de l'uretère.
Elle provoque une pression intraluminale dont la valeur croit de haut en bas, passant de 10 à 15 cm d'eau au tiers supérieur à 25 à 30 cm d'eau au tiers inférieur.
→ contraction urétérale, péristaltisme urétéral
[C2,M3]
contraction urétérale l.f.
ureteral contraction
Mise en tension phasique des fibres musculaires lisses de la paroi urétérale entraînant l'augmentation de la pression intra-urétérale et la progression du bolus.
L'onde contractile, née des calices se propage dans le bassinet puis dans l'uretère. La fréquence des contractions diminue d'amont en aval (1 à 2 contractions par minutes dans l'uretère en diurèse normale).
[C2,M3]
cystoïde urétérale l.f.
Dilatation segmentaire dynamique urétérale correspondant au passage du bolus.
[M3,B2]
éjaculation urétérale l.f.
ureteric ejaculation
Jet d'urine expulsé de façon intermittente dans la vessie par le méat urétéral.
Elle correspond à la contraction de l'uretère terminal et du trigone, générant dans l'uretère terminal une pression supérieure à celle de la cavité vésicale et induisant l'ouverture du méat urétéral. Elle est visible en cystoscopie.
Étym. lat. ejicere : expulser
→ bolus urinaire, péristaltisme urétéral, reflux vésico-urétéral
[M3]
Édit. 2019
endoprothèse urétérale l.f.
ureteral endoprosthesis, ureteral stent
Tube prothétique autostatique placé à demeure dans l'uretère pour en assurer la perméabilité, aider une période de cicatrisation ou assurer le drainage postopératoire des cavités rénales.
Les principales indications de la mise en place de ces endoprothèses sont la cure de certains rétrécissements, le drainage des cavités rénales en attente de la cure de l'obstacle urétéral sousjacent, le drainage rénal lors de compressions néoplasiques rétropéritonéales ou pelviennes incurables, la cure de fistules urétérales, le drainage postopératoire des cavités rénales, etc.
Il existe de nombreux modèles de ces endoprothèses, la plus utilisée étant la sonde double J.
→ endoprothèse urinaire, double J (sonde)
[B3, M2]
Édit. 2020
fourche urétérale l.f.
ureteral branch
Lieu de réunion des deux uretères d'une fibidité urétéropyélocalicielle.
[M2]
Édit. 2018
jonction pyélo-urétérale l.f.
ureteropelvic junction
Zone de continuité de la voie excrétrice urinaire entre la pointe du bassinet et l'uretère qui lui fait suite.
Cette zone est anatomiquement peu précise, mais à son niveau se situe la délicate transmission des contractions du bassinet à celles de l'uretère, dont l'anomalie fonctionnelle crée un syndrome obstructif et une hydronéphrose
jonction pyélo-urétérale (résection de la) l.f
→ résection de jonction pyélo-urétérale
liposclérose péri-urétérale l.f.
retro-peritoneal fibrosis
Compression progressive, uni- ou bilatérale des uretères par une liposclérose post-inflammatoire du tissu cellulaire périurétéral.
Syndrome d'Ormond (1948), déjà décrit par Albaran (1905), l'adénoliposclérose dysprotéinique rétro-péritonéale ou lipomatose rétro-péritonéale pseudotumorale est caractérisée par des signes généraux (altération de l'état général avec asthénie, poussées fébriles intermittentes et hypertension artérielle) des signes locaux de la région lombaire (lombalgies, coliques néphrétiques, oligo-anurie intermittente) avec des signes de compression vasculaire (artérielle ou veineuse) rectosigmoïdienne et duodéno-pancréatique. L'imagerie (échographie, urographie) montre une rétention pyélique avec hydronéphrose bilatérale et sténose des uretères par compression extrinsèque visible à l'urétropyélographie rétrograde.
Ce syndrome peut survenir au cours d'un traitement au long cours de migraines par antisérotonine (méthylsergide) ou par d'autres dérivés de l'ergot de Seigle (tartrate d'ergotamine, dihydroergotamine). Il régresse, en principe, à l'arrêt du traitement et peut réapparaître lors de sa reprise. Le même syndrome a été signalé au cours de traitements par β-bloquant, amphétamine, carboplatinium. Certaines observations évocatrices d'un processus comparable font état d'autres localisations viscérales (cœur, médiastin, poumon et plèvre, pédicule du foie, tissus rétro-orbitaire), des anévrismes aortiques avec péri-aortite ont été signalés. La pathogénie est mal connue (phénomènes vasomoteurs avec persistance de l'effet de la sérotonine sur des récepteurs non bloqués, angéite d'hypersensibilité, affection auto-immune, etc.).
Étym. gr. lipos : graisse ; skleros : dur, raide
Syn. adiposclérose (du lat. adeps : graisse), mot hybride, à éviter
nécrose urétérale l.f.
ureteric necrosis
Nécrose ischémique des parois de l'uretère observée parfois dans les suites d'une chirurgie réparatrice de la voie excrétrice ou d'une transplantation rénale.
Cette grave complication génératrice de fistule urinaire a des causes multiples : insuffisance de vascularisation anatomique de l'uretère par dissection trop proche de la paroi ou après radiothérapie, thromboses vasculaires secondaires, lésions immunologiques de rejet dans le cas de la transplantation.
prothèse urétérale l.f.
ureteral prosthesis
Remplacement du conduit urétéral par un tube artificiel en matière synthétique inerte.
Ces tubes prothétiques ayant posé de nombreux problèmes techniques ont été abandonnés au profit des urétéroplasties de remplacement et des endoprothèses.
résection de la jonction pyélo-urétérale l.f.
resection of the pelvi-ureteral junction (with uretero pelvic anastomosis)
Intervention chirurgicale employée principalement dans la cure de l'hydronéphrose congénitale, qui réalise l'ablation de la jonction pyélo-urétérale pathologique, puis sa reconstitution par anastomose pyélo-urétérale.
L'opération sectionne l'uretère en zone saine sous la jonction pyélo-urétérale et enlève une partie plus ou moins grande du bassinet dilaté ; la reconstitution est obtenue par suture linéaire du bassinet et anastomose pyélo-urétérale au point déclive "en raquette" ; elle permet le décroisement d'un éventuel pédicule vasculaire polaire inférieur. Proposée par R. Küss en 1951, elle est devenue l'opération de référence dans la cure de l'hydronéphrose congénitale.
R. Küss, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1975)