Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

81 résultats 

temps de transit des protons l.m.

proton transit time

temps de vol (des protons)

transit baryté l.m.

gastro-intestinal X-rays, barium meal

Examen radiographique du tube digestif après ingestion d'un produit opaque (baryte ou dérivé) dont on suit sur écran la progression.

transit colique (durée du) l.m.

Temps que met le bol alimentaire à parcourir le cadre colique.
La technique de Couturier et Chaussade permet la mesure de la vitesse du transit colique : ingestion de marqueurs radioopaques pendant trois jours à heure fixe et repérage par radiographie de l’abdomen sans préparation plusieurs jours consécutifs.
La durée totale du transit colique est de 34 h environ ; de 7 h pour le côlon droit, 9 h pour le côlon gauche et 18 h pour le rectosigmoïde. Cette durée représente 80% de la durée du transit digestif total.

D. Couturier, gastroentréologue français, membre de l’Académie de médecine (1988) ; S. Chaussade, gastroentérologue français (1986)

transit digestif l.m.

digestive convey

Progression du contenu digestif depuis la cavité buccale jusqu'à l'anus, sous l'influence des contractions péristaltiques des viscères.
Selon l'organe traversé, on distingue le transit œsophagien, gastrique, intestinal, etc.

transit du grêle (durée du) l.m.

small intestine convey

Temps que met le bol alimentaire à parcourir la longueur de l’intestin grêle.
Il pourrait se mesurer approximativement en suivant la progression de l’index baryté en examen radiologique standard. Le temps de transit de marqueurs colorés nécessite un contrôle endoscopique. Le transit isotopique permet de mesurer la vidange gastrique et le remplissage colique et donc indirectement le temps de transit dans le grêle. Un temps de transit segmentaire peut être mesuré au cours d’une perfusion de l’intestin grêle en mesurant le temps d’apparition d’un colorant introduit en amont.

intestin grêle

transit du grêle l.m.

small intestinal barium study

Examen de radiologie qui était pratiqué après ingestion d'une préparation barytée et destiné à déceler les anomalies fonctionnelles ou organiques de l'intestin grêle.
Il tend actuellement à être remplacé par l’IRM, voire l’entéro-scanner, ou la capsule vidéoscopique.

Syn. transit baryté

entéro-scanner, capsule vidéoscopique

transit isotopique du liquide cérébrospinal l.m.

cisternographie isotopique

transit œsogastroduodénal l.m.

upper gastro-intestinal series (GI series)

Étude radiographique du tube digestif depuis la jonction pharyngoœsophagienne jusqu'au duodénum inclus, au moyen d'un produit de contraste approprié, ingéré au moment de l'examen.
Insoluble, le sulfate de baryum en suspension semi-fluide était le plus employé. Il est de plus en plus souvent remplacé par un produit de contraste iodé hydrosoluble La diffusion de l'endoscopie a considérablement réduit les indications de cet examen.

Sigle TOGD

apneustique (centre) l.m.

apneustic center

Partie des centres respiratoires bulbaires dont l'excitation provoque l'apneuse.
Ce centre pontique postérieur est contrôlé par le centre pontique antérieur (centre pneumotaxique), situé au même niveau, qui joue le rôle de rythmeur. Ces centres de régulation respiratoires reçoivent les influx des centres de régulation extrinsèque situés au dessous, qui reçoivent les afférences nerveuses provenant de l'appareil respiratoire et du sinus carotidien. La fonction réelle de ce centre est encore mal connue.

Étym. gr. apneustia : action de retenir son souffle

respiratoire (centre)

Aschoff (centre prolifératif d') l.m.

Aschoff’s proliferative centre

Nodule du sein, rétractile et suggérant un cancer mais formé d’une sclérose entourant un foyer de prolifération épithéliale ou d’adénose bénigne.

K. A. L. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942)

fibroadénome à centre sclérohyalin du sein

blastème du centre de la vertèbre l.m.

blastema centri vertebrae (TE)
blastema of centrum of vertebra
Mésenchyme intersegmentaire de la longue colonne mésenchymateuse qui, au cours de la 4ème semaine du développement embryonnaire, se forme par migration des cellules du sclérotome pour venir entourer la moelle spinale et la chorde dorsale ; le mésenchyme intersegmentaire est la trace de l’origine segmentaire de cette colonne.
Ultérieurement se forme le corps vertébral par prolifération et condensation de la partie craniale d’un sclérotome qui s’unit à la partie caudale du sclérotome sus-jacent, incorporant le mésenchyme intersegmentaire et les artères qui l’accompagnent pour former le corps de la vertèbre. Ainsi constitué, le corps d’une vertèbre est un élément intersegmentaire.

[A4,O6]

Édit. 2017

Budge (centre vésicospinal de) l.m.

Budge’s vesicospinal center

L. J. Budge, anatomiste allemand (1851)

contrôle de la miction

Édit. 2017

centre n.m.

centre, center

1) Repère central, milieu d’un espace, point situé au milieu d'une surface, d'une étendue.
2) Point autour duquel, vers lequel, dans lequel s'opèrent ou se rassemblent certains effets.
- En physique, de façon générale, point d'application de la résultante des forces exercées sur un corps.
- En optique, le centre optique est le point de l'axe optique d'une lentille tel que tout rayon passant par ce point n'est ni dévié ni réfléchi.
- En anatomie, on parle de centres pour des régions exactement déterminées où s’exercent des effets physiologiques précis.
Ex. centre du langage, centres nerveux, centres moteurs, centres sensitifs territoires neuraux responsables d'importantes régulations de l'organisme
3) Lieu où s'exerce une activité donnée, ou encore organisme consacré à une mission particulière.
Ex. centre hospitalier, centre médical, sportif, culturel, le Centre national de la recherche scientifique.

Étym. gr. kentron, lat. centrum (déverbal de kentein, piquer) : point qui est piqué (sur le terrain)

[B1,P2,A1,E]

centre aéré à caractère sanitaire l.m.

Etablissement assurant l’hébergement d’enfants qui relèvent d’une affection nécessitant une convalescence, dont l’état général est atteint, ou qui doivent être soustraits à la contamination et séparés de leur milieu familial.
Ils assurent en régime d’internat, sous surveillance médicale, une cure hygiéno-diététique avec aération continue et une cure de repos associée à l’entraînement physique et intellectuel.

[E,O1]

centre anticancéreux l.m.

Etablissement public ou privé spécialisé dans le dépistage, le traitement et la recherche en matière de cancérologie.
Ces centres sont très souvent des établissements privés à but non lucratif participant au service public, la plupart d’entre eux sont liés par convention avec un centre hospitalier général ou régional.

[E,F2]

centre antipoisons l.m.

Organisme destiné à identifier la cause des intoxications aigües et guider leur traitement.
Les centres sont articulés avec des services de réanimation et des laboratoires d’analyses biochimiques et toxicologiques ; leur documentation et leurs liaisons avec les autres centres antipoisons pour les échanges d’informations, leur permettent dans les meilleurs délais d’identifier le produit en cause lors d’une hospitalisation pour intoxication aigue, et de faire entreprendre le traitement spécifique approprié.

médecine d'urgence, toxicovigilance

[E,G4]

centre apneustique l.m.

apneustic center

Partie des centres respiratoires bulbaires dont l'excitation provoque l'apneuse.
Ce centre pontique postérieur est contrôlé par le centre pontique antérieur (centre pneumotaxique), situé au même niveau, qui joue le rôle de rythmeur. Ces centres de régulation respiratoires reçoivent les influx des centres de régulation extrinsèque situés au dessous, qui reçoivent les afférences nerveuses provenant de l'appareil respiratoire et du sinus carotidien. La fonction réelle de ce centre est encore mal connue.

Étym. gr. apneustia : action de retenir son souffle

respiratoire (centre)

centre cellulaire l.m.

centrosome

[A2]

centre d'accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) l.m.

part time therapeutic reception centre

Structure légère intermédiaire entre l''hôpital de jour et le centre médicopsychologique, qui fonctionne de façon diversifiée pour assurer, par une approche multidisciplinaire, l'accueil et la prévention, les soins psychiatriques et psychothérapiques, les activités favorisant la réadaptation et la réinsertion des patients stabilisés.
Définie par l'arrêté du 14 mars 1986, la mission du CATTP vise "à maintenir ou à favoriser une existence autonome par des actions de soutien et de thérapeutique de groupe".

[E]

centre d'aide par le travail ( CAT) l.m.

working centre for handicapped persons

Établissement créé par la loi du 30 juin 1975, remplacé par l’établissement et Service d'Aide par le Travail) par la loi du 11 février 2005.

établissement et service d'aide par le travail, maison départementale des personnes handicapées

[E2,E3]

Édit. 2017

centre d'appareillage l.m.

Structure dépendant de certaines caisses régionales d’assurance maladie et des Directions départementales des anciens combattants organisant des consultations médicales d’appareillage pour le contrôle médical et technique du grand appareillage d’orthopédie.
Sont concernés :
- les prothèses oculaires et faciales,
- les chaussures orthopédiques,
- les prothèses et orthèses des membres et du tronc.

[E]

centre communal d'action sociale l.m.

Service public chargé de la distribution de secours en nature ou en espèces aux indigents permanents ou momentanés.
Ils exercent également des actions de prévention, d’animation et de développement social.
Ce service était autrefois dénommé Bureau d’aide sociale.

[E1]

centre de confusion l.m.

confusion center

Point de convergence des lignes de confusion dans le diagramme chromatique chez le sujet dichromate.

ligne de confusion, dichromatisme

[P2]

centre de convalescence l.m.

Unité de moyen séjour destinée à assurer sous surveillance médicale, le repos et les soins après la phase aigüe de la maladie.

[E1]

centre de crise l.m.

crisis centre

Structure psychiatrique légère et souple comprenant un hébergement, définie par l'arrêté du 14 mars 1986 : "centre d'accueil permanent disposant de quelques lits permettant une prise en charge intensive et de courte durée pour répondre aux situations d'urgence et de détresse aigües".
De tels centres sont apparus il y a quelques années, sur un modèle anglo-saxon, dans certains secteurs psychiatriques. Leur avantage sur les services d'urgence des hôpitaux généraux est de maintenir la continuité des soins à l'intérieur du secteur.
Leurs indications sont limitées par l'absence de plateau technique et par la durée des crises, qui ne cèdent pas souvent dans le temps limité, fixé par les conventions en vigueur.

[E,H3]

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