cardiopathie cyanogène l.f.
cyanotic heart disease
Maladie cardiaque comportant une oxygénation insuffisante du sang circulant responsable d’une coloration bleu sombre des téguments.
Parmi les cardiopathies congénitales, sont essentiellement cyanogènes celles qui entraînent un shunt droit-gauche avec désaturation du sang systémique. Parmi les cardiopathies acquises sont cyanogènes celles qui sont arrivées à un stade de défaillance cardiaque avancé, avec effondrement du débit cardiaque.
→ cardiopathie congénitale, cyanose
[K2]
cyanogène (cardiopathie) l.f.
[K2]
anévrysme du septum interauriculaire l.m.
atrial septal aneurism
Protrusion du septum auriculaire dans l'une ou l'autre oreillette lors de la systole auriculaire.
Sa fréquence, évaluée par échographie cardiaque par voie œsophagienne, est de 0,2 à 4% dans la population générale et de 4 à 15% dans une population de patients ayant présenté un accident ischémique cérébral. L'anévrysme du septum interauriculaire est associé dans près de 80% des cas à un foramen ovale perméable.
Les mécanismes potentiels des accidents ischémiques cérébraux sont la formation d'un thrombus intra-anévrysmal, l'embolie transcardiaque, l'association à un prolapsus de la valve mitrale ou à un trouble du rythme supraventriculaire.
Le risque exact des complications emboliques, ainsi que les traitements les plus efficaces pour les prévenir, ne sont pas connus.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
[K2]
Édit. 2017
cloison interauriculaire l.f.
[A1,K2]
plastie du septum interauriculaire l.f.
interatrial septum plasty
→ plastie cardiaque communication interauriculaire
septum interauriculaire l.m.
communication n.f.
communication
Émission et transmission d'un message par une personne ou un groupe et sa réception par autrui avec des erreurs possibles, liées surtout au codage de la langue parlée ou écrite, du langage mimogestuel, par l'émetteur, puis au décodage par le récepteur. Processus fragile d'action et de rétroaction, qui permet interaction et synchronisation entre les communiquants.
Pour certains la communication est la matrice sociale de la psychiatrie, la clinique psychiatrique est une pathologie de la communication et dès lors, les psychothérapies deviennent des thérapies de la communication par la communication. La pathologie communicationnelle apparaît très liée à des asynchronies ou des dyssynchronies.
Ainsi, malgré une dérive causaliste ultérieure vers une étiologie spécifique unique, purement sociale, la communication paradoxale avec double lien a été considérée comme un facteur fondamental d'un état schizophrénique.
Des approfondissements et des remaniements de ces concepts ne peuvent qu'intervenir.
[E]
communication bucco-sinuso-nasale l.f.
oroantral fistula
Solution de continuité ostéo-muqueuse entre la cavité buccale et le sinus maxillaire et ou la fosse nasale.
Elle est le plus souvent d’origine dentaire, mais peut être liée à d’autres causes notamment tumorales.
Syn. fistule bucco-sinuso-nasale
[A1]
Édit. 2015
communication interatriale (CIA) l.f.
interatrial septal defect
Orifice anormal, congénital, de la cloison cardiaque, faisant communiquer les deux oreillettes : elle entraîne un shunt gauche-droit et une augmentation du débit artériel pulmonaire.
Cette persistante anormale d'une communication entre les deux oreillettes est une malformation fréquente constituant 15% des cardiopathies congénitales retrouvées deux fois plus souvent chez la femme que chez l'homme. La CIA peut être isolée ou faire partie d'une cardiopathie complexe et son rôle devient alors contingent.
Il en existe plusieurs variétés anatomiques, le foramen ovale perméable, l’ostium secundum, l’ostium primum, le canal atrioventriculaire. Le traitement est nécessaire si le shunt est important ou la pression pulmonaire élevée. Il consiste en une fermeture chirurgicale qui peut se faire sous hypothermie modérée pour les formes les plus simples, mais exige le plus souvent une circulation extracorporelle. La fermeture se fait par simple suture, ou par mise en place d’une plaque biologique ou prothétique.
[K2,Q2]
communication interventriculaire l.f.
interventricular septal defect
Orifice anormal généralement congénital de la cloison cardiaque faisant communiquer les deux ventricules : si la résistance pulmonaire demeure basse, la communication interventriculaire entraîne un shunt gauche-droit, et peut se compliquer d’une greffe septique.
Toutes les dimensions peuvent être observées depuis la petite fistule fibreuse (maladie de Roger) jusqu’aux orifices de grandes dimensions et au ventricule unique. Les communications peuvent être multiples. Ces communications à gros débit, et/ou compliquées sont une indication chirurgicale. Cette opération exige une circulation extracorporelle, l’orifice septal étant fermé par suture simple s’il est petit et fibreux, ou par mise en place d’une plaque biologique ou prothétique.
Sigle CIV
[K2,Q2]
PACS (Picture Archiving and Communication System) angl.
Système d'archivage et de transmission des images numériques à tout un réseau.
Ses applications médicales, nées du Congrès de Newport Beach (Californie) en 1982, concernent particulièrement l'imagerie. Le système fonctionne déjà depuis plusieurs années dans certains hôpitaux d'Europe, d'Asie ou des USA.
cardiopathie n.f.
cardiopathy
Maladie du cœur qui peut être congénitale ou acquise.
Ce mot est un néologisme récent du XXème siècle. Aristote aurait compris « maladie de l’estomac » !
Étym. préfixe cardio- et gr. pathos : maladie
→ cardiopathie acquise, c. carcinoïde, c. congénitale, c. cyanogène, c. et psychisme, c. ischémique, c. rhumatismale
[K2]
cardiopathie acquise l.f.
acquired heart disease
Maladie cardiaque absente à la naissance, provoquée par un processus pathologique quel qu’il soit : traumatique, infectieux ou inflammation, métabolique, tumoral, ou par une altération de la conduction ou du rythme.
[K2]
cardiopathie-blépharophimosis-anomalie du radius-anomalie anale (syndrome)
Dysmorphism, congenital cardiopathy, blepharophimosis, anus imperforate, radial defects.
Il associe une dysmorphie craniofaciale et squelettique (atrésie du radius ou de l’ulna, clinodactylie…) , des altérations oculaires (microphtalmie, blépharophimosis, strabisme…), anorectales (atrésie, imperforation….) et une cardiopathie congénitale (altérations du septum, tétralogie de Fallot).
Cette affection exceptionnelle à révélation néonatale ou anténatale, est probablement à transmission autosomique récessive (ORPHA 1352, OMIM 600123)
Syn. : Syndrome de Houlston-Ironton-Temple
cardiopathie carcinoïde l.f.
carcinoid cardiopathy
Stade évolutif de la maladie carcinoïde ou carcinoïdose.
L’atteinte cardiaque, tardive dans l'évolution lente de cette maladie, serait due à l'action de la sérotonine, sécrétée par la tumeur. Elle se manifeste de longues années après les autres manifestations en particulier cutanées.
La cardiopathie carcinoïde atteint électivement l’endocarde et les valvules du cœur droit épaissis par une prolifération fibroblastique. Ces lésions aboutissent à une défaillance cardiaque droite nécessitant un traitement approprié associé au traitement de la tumeur initiale.
→ carcinoïde (tumeur), carcinoïde (syndrome)
[K2,F2,R1]
cardiopathie congénitale l.f.
congenital cardiopathy, congenital heart disease
Malformation cardiaque constituée lors de l’embryogenèse.
Elle représente 20% de l’ensemble des malformations congénitales, soit de 5 à 8 pour mille naissances.
Elle est reconnue par l’échographie, parfois dès le premier trimestre en cas de ventricule unique ou de dextrocardie, plus souvent au milieu du deuxième trimestre lors de l’échographie morphologique qui doit comporter une coupe passant par les quatre cavités du cœur. Un tiers des malformations graves, la coarctation de l’aorte notamment, échappent à l’échographie fœtale même à l’examen le plus spécialisé. Quelquefois c’est une arythmie cardiaque in utero qui suggère le diagnostic. Il faut à chaque cas chercher une cause : un diabète mal équilibré au moment de la conception, une embryopathie rubéolique, l’action tératogène d'un médicament, dans 5% des cas (les antivitamines K, l’alcool ou le lithium par exemple), une anomalie chromosomique (6% des cas, comme une trisomie 13, 18 ou 21), ou une anomalie monogénique (4% des cas). Les malformations tronculaires de la base du cœur, en effet, tétralogie de Fallot, tronc artériel commun, transposition des gros vaisseaux, coarctation de l’aorte, peuvent s’inscrire dans le cadre d’un syndrome de DiGeorge et s’accompagner d’une délétion du segment q du chromosome 22. Des mutations du gène GJA1 entraînent des cardiopathies congénitales sévères.
La plupart de ces malformations peuvent être corrigées par la chirurgie, à condition que le caryotype soit normal.
A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1968)
Syn. malformation congénitale du cœur
→ ventricule unique, dextrocardie, coarctation de l'aorte, embryopathie rubéolique, trisomie 13, trisomie 18, trisomie 21, tétralogie de Fallot, tronc artériel commun, Di George (syndrome de) , GJA1
[K2,Q2]
cardiopathie et psychisme l.m.
heart and psychism
Des liens étroits sont admis depuis longtemps par la sagesse populaire.
Seront seulement cités, à cet égard :
- des poussées évolutives, voire la mort subite chez certains coronariens devant des circonstances très éprouvantes ; de fréquentes fibrillations ventriculaires dans les infarctus à l'arrivée du SAMU ou à l'hospitalisation ; des torsades de pointe syncopales émotives chez des jeunes gens atteints d'un syndrome du QT long congénital, dont le cœur est par ailleurs normal ;
- la mobilisation des défenses psychologiques du patient après infarctus du myocarde, à type habituel d'angoisse de mort, de dépression, de déni ;
- l'effet le plus souvent iatrogène du diagnostic et/ou du sentiment d'insécurité créé par une valve qui peut se désinsérer, un greffon qui peut se thromboser, un stimulateur qui peut être défaillant ;
- a contrario, les effets positifs d'une prise en charge à type dominant d'information, d'empathie, de réassurance, d'appui sur les ressources affectives, cognitives et socioprofessionnelles du sujet.
→ cœur irritable (syndrome du), coronarite et psychisme
[K2,H4]
cardiopathie ischémique l.f.
ischemic heart disease
Affection cardiaque secondaire à une réduction de l'irrigation d'une partie du myocarde, le plus souvent par lésions athéromateuses des artères coronaires.
Dans l'étude de Framingham, la présence d'une cardiopathie ischémique, d'une insuffisance cardiaque congestive ou d'une hypertrophie ventriculaire gauche à l'ECG s'accompagnait d'un risque accru d'accidents vasculaires cérébraux. Des complications emboliques cérébrales surviennent dans 2,5% des cas, au cours des quatre semaines suivant un infarctus du myocarde (IDM), le plus souvent en présence d'un thrombus ventriculaire gauche compliquant un infarctus antérieur.
Le risque d'infarctus cérébral à distance d'un IDM est mal connu; les mécanismes en sont variables : artériopathie athéromateuse, artériolopathie liée à l'hypertension artérielle ou embolie d'origine cardiaque (thrombus ou anévrisme ventriculaire gauche, troubles du rythme cardiaque).
[K2]
cardiopathie rhumatismale l.f.
rheumatic cardiopathy
Atteinte du cœur par la maladie rhumatismale (rhumatisme articulaire aigu) encore appelée maladie de Bouillaud.
L’agent pathogène est le streptocoque bêta-hémolytique du groupe A. Constituant naguère une des causes les plus importantes de morbidité et de mortalité chez l’homme, elle a vu sa fréquence et sa gravité diminuer considérablement grâce au traitement et à la prophylaxie par la pénicilline. Elle a de ce fait presque totalement disparu dans les pays développés.
J-B. Bouillaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1835)
→ Bouillaud (maladie de), rhumatisme articulaire aigu
[K2,D3]
psychisme et cardiopathie l.m.
heart and psychism
[K2,H4]