insuffisance corticosurrénalienne lente l.f.
Slow adrenocortical failure
T. Addison, médecin britannique (1849).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
Syn. maladie d’Addison, insuffisance corticosurrénalienne primitive, insuffisance corticosurrénalienne essentielle
[O4]
Édit. 2020
lente n.f.
nit
Œuf de Pediculus humanus corporis, de Pediculus humanus capitis ou de Phtirius pubis, blanchâtre, en forme de petit tonnelet mesurant environ 1 mm de long et qui est fixé aux fibres végétales des vêtements (Pediculus humanus corporis) ou aux cheveux ou aux poils (Pediculus capitis, Phtirius pubis).
Étym. lat. lens, lentis : lentille
→ pou
compression céphalique du fœtus l.f.
fœtal head compression
Pression exercée sur la tête fœtale coiffée du segment inférieur de l'utérus contre le pelvis osseux maternel au cours d'une contraction.
Elle provoque une chute de la fréquence cardiaque fœtale rigoureusement synchrone des contractions utérines maternelles due à un réflexe vagal.
[O3,O6]
compression-décompression cardiaque active l.f.
active compression-decompression in cardio-pulmonary resuscitation
Technique de massage cardiaque externe au cours de laquelle un dispositif à ventouse appliquée sur le sternum permet de compléter la compression active par un retour du sternum en position de repos grâce à la traction exercée par la ventouse.
L'emploi de ce dispositif, monté sur un levier mû à la main ou par un moteur pneumatique, permet d'augmenter le volume d'éjection systolique lors du massage cardiaque externe. D'autres méthodes visant le même but ont été proposées, notamment la compression abdominale synchrone au massage. (Cette dernière méthode avait été essayée par C.-G. Engstrœm sur son respirateur, elle a été abandonnée après quelques années de pratique).
C-G. Engström, médecin suédois (1953)
[G1]
compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.
ulnar tunnel syndrome at the elbow
Syn. obsolète de compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire
→ canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire
[H1,I]
compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.
ulnar tunnel syndrome at the elbow
→ compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire
[H1,I]
compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire l.f.
ulnar tunnel syndrome at the elbow
→ instabilité du nerf ulnaire au coude, syndrome de compression du nerf ulnaire
[H1,I2]
Édit. 2019
compression funiculaire l.f.
cord compression
Pression mécanique exercée sur le cordon ombilical, en général à l'occasion d'une contraction utérine, lors d'une procidence du cordon en avant de la présentation, d'une latérocidence sur le côté de la présentation, d'un cordon circulaire autour du cou ou d'une disposition en bretelle du cordon.
L'obstacle à la circulation funiculaire entraîne une bradycardie fœtale synchrone de cette entrave, source de souffrance fœtale aigüe.
[O3]
compression hémostatique l.f.
Manœuvre de compression des gros vaisseaux prévertébraux ou de l'utérus, destinée à contenir temporairement une hémorragie obstétricale :
- L'aorte peut être comprimée contre le rachis par le poing ou la main, manœuvre rendue efficace en raison du diastasis et de l'hypotonie des muscles grands droits.
- L'utérus peut être comprimé « comme une éponge » soit contre le rachis, soit contre la face postérieure du pubis par une main agissant sur l'abdomen. Il peut être saisi entre un poing placé dans sa cavité et une main qui empaume l'organe à travers la paroi flasque de l'hypogastre.
[O3]
compression sinocarotidienne l.f.
carotid sinus compression
Manœuvre à visée thérapeutique ou diagnostique consistant à réaliser une excitation vagale par compression digitale de la région du sinus carotidienne.
La compression sinocarotidienne peut arrêter brutalement une crise de tachycardie supraventriculaire. Dans d’autres circonstances, elle peut permettre de mettre en évidence un flutter auriculaire en allongeant provisoirement la conduction auriculoventriculaire, pour démarquer le tracé de flutter auriculaire sur l’électrocardiogramme.
[N1,K2]
compression urétérale l.f.
ureteral compression
Technique utilisée au cours d'une urographie intraveineuse, consistant en une compression bilatérale et symétrique des uretères sur le promontoire, obtenue par divers artifices : sangle abdominale avec ballon unique ou ballonnets séparés, etc.
Son but est d'améliorer la réplétion des cavités hautes afin d'en obtenir une meilleure image. Ses indications ont fait l'objet de nombreuses controverses portant sur le moment de son installation et même sur son opportunité. Elle ne doit être installée qu'après s'être assuré de la bonne élimination bilatérale de l'urine, de la perméabilité des uretères et de l'opacification insuffisante des cavités pyélocalicielles sur les premiers clichés de l'examen. Il existe des contrindications : opération récente, grossesse, crise de colique néphrétique, traumatisme, etc.
[M3]
neuropathie par compression l.f.
neuropathy of compresssive origin
Neuropathie tronculaire focale induite par une compression canalaire chronique dans une zone rétrécie où passe un nerf périphérique.
Les nerfs le plus souvent touchés sont : le médian au niveau du canal carpien, le cubital au niveau du coude et du canal de Guyon, le sus-scapulaire dans l'échancrure coracoïdienne.
Des anomalies diverses sont en cause : distorsion mécanique par une bande fibreuse, tunnel ostéofibreux, anomalies congénitales, etc.
→ allantoïdienne (neuropathie), canal carpien (syndrome du), canal tarsien (syndrome du), fémorocutané (neuropathie du).
[H1]
sinocarotidienne (compression) l.f.
carotid sinus compression
→ compression sinocarotidienne
syndrome de compression du nerf ulnaire l.f.
nervus ulnaris compression
Syndrome sensitif et moteur dans les territoires innervés par le nerf ulnaire : dysesthésies, hypo ou anesthésie, parésies ou paralysies, provoqué par une compression le plus souvent d’origine extrinsèque.
Le nerf ulnaire au cours de son trajet de l’aisselle à la main peut être comprimé par une lésion d’origine traumatique, dystrophique, inflammatoire ou tumorale ; il est particulièrement exposé dans trois régions où il peut être bridé par des formations fibreuses ou ostéofibreuses :
- A la partie moyenne du bras, le nerf passe de la loge antérieure vers la loge postérieure à travers la cloison intermusculaire médiale qui peut être renforcé par une bande fibreuse, l’arcade de Struthers sous laquelle passe le nerf. Cette arcade peut dans de rares cas être une cause de compression. Une rare anomalie osseuse de l’humérus, l’épine sus-épicondylienne médiale (ou sus-épitrochléenne) peut fixer ou dédoubler le nerf et être une gêne à sa mobilité lors des mouvements.
- Au coude le nerf est comprimé dans le canal ulnaire le plus souvent à son entrée par un renforcement fibreux ou fibromusculaire de l’arcade qui unit les deux faisceaux d’origine du muscle flexor carpi ulnaris (m. cubital antérieur), l’arcade d’Osborne, étendue de l’épicondyle médial à l’olécrane. Dans le canal inextensible et étroit le nerf peut être comprimé par des causes extrinsèques : fracture, kyste, lésions d’arthrose et du rhumatisme inflammatoire ou par des lésions intrinsèques : épaississement du nerf, microtraumatismes, tumeur.
- Au poignet le nerf peut être comprimé dans le canal (ou loge) de Guyon.
C’est à la main que les signes objectifs de compression sont recherchés : griffe des deux derniers doigts, hypoesthésie de l’auriculaire et de la partie médiale de l’annulaire, parésie ou paralysie des muscles interosseux, du muscle adducteur du pouce, du faisceau profond du court fléchisseur. Le signe de Tinel peut donner une approximation du siège de la compression et les troubles de conduction décelés par l’EMG donnent des indications sur sa localisation et son importance.
Cette affection est reconnue comme professionnelle (tableau 57 des maladies professionnelles
J. Struthers, Sir, anatomiste britannique (1854) ; F. Guyon, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1861) ; G. V. Osborne, chirurgien américain (1957) ; J. Tinel, neurologue français (1915) (1861)
→ canal ulnaire (syndrome du), canal de Guyon, canal de Guyon (syndrome du), arcade de Struthers, arcade d'Osborne, Tinel (signe de)
[H1]
angiographie médullaire l.f.
medullar angiography
[B2,H1,K4]
Édit. 2017
artériographie médullaire l.f.
medullar arteriography
Exploration radiologique, après opacification, des vaisseaux irriguant la moelle épinière.
Elle est toujours réalisée sous anesthésie générale.
1) Au niveau cervical, elle nécessite l'opacification sélective, de chaque côté, de l'artère vertébrale, du tronc costocervical (tronc cervico-intercostal) et accessoirement du tronc thyrocervical (tronc thyro-bicervico-scapulaire).
2) Au niveau dorsal, elle nécessite le cathétérisme successif de toutes les artères intercostales postérieures (intercostales aortiques), au nombre de 8 de chaque côté. Une série de clichés de face et de profil est faite sur chacune d'elles.
3) Si l'exploration des dernières artères intercostales n'a pas mis en évidence l'artère d'Adamkievicz, il faudra compléter l'examen par l'exploration des premières artères lombaires, d'où elle peut naître. Les clichés sont obligatoirement traités par soustraction
R. Djindjian, neurochirurgien français (1963 et 1972)
Syn. angiographie médullaire
automatisme médullaire l.m.
spinal automatism
Activité involontaire d’origine réflexe survenant après lésion de la moelle épinière dans son segment sous-lésionnel.
Il se traduit par une exagération du tonus musculaire et des réflexes, par des mouvements involontaires, par un fonctionnement automatique de la vessie et du rectum.
Étym. gr. automatos: spontané
→ automatisme médullaire (réflexe d')
automatisme médullaire (réflexe d') l.m.
medullary automatic defence reflex, mass reflex
Réflexe pathologique lié à une levée de l'inhibition présynaptique par une lésion de la voie pyramidale, et qui se traduit par un triple retrait déclenché par une stimulation cutanée de l'extrémité des membres inférieurs.
Étym. gr. automatos: spontané
axe encéphalo-médullaire l.m.
→ axe cérébro-spinal, système nerveux central 1
biopsie médullaire l.f.
bone marrow biopsy
Prélèvement sous anesthésie locale, le plus souvent dans la crête iliaque postéro-supérieure, d'un fragment d'os spongieux au moyen d’un trocart ; il est inclus dans de la paraffine grâce à des techniques histologiques puis découpé en fines lamelles (déparaffinées) qui seront colorées puis fixées sur une lame.
Ce fragment d'os médullaire permet l'étude histologique des travées osseuses, des adipocytes, de la trame de soutien, des vaisseaux, de la structure, de la richesse et de la topographie du tissu hématopoïétique médullaire.
Il est irremplaçable pour établir certains diagnostics tels ceux de myélofibrose ou d'aplasie médullaire. Il est aussi indispensable dans le bilan d'extension de certaines hémopathies (lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens).
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
Syn. biopsie ostéomédullaire
Édit. 2017
canal médullaire l.m.
[A1,F1]
Édit. 2015
cancer médullaire de la thyroïde l.m.
medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid)
Cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C sécrétrices de thyrocalcitonine), dit cancer médullaire.
Il représente 5% des cancers thyroïdiens. Les cellules s’agencent en travées ou en massifs et adoptent une architecture endocrinoïde. Elles sont plus ou moins différenciées. Elles ont en commun la particularité d’excréter localement une thyrocalcitonine anormale dont l’accumulation donne lieu à des dépôts amyloïdes localisés. L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale conduit à des dépôts amyloïdes. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Syn. carcinome médullaire de la thyroïde
→ cancer de la thyroïde, thyrocalcitonine
[F2,O4]
cancer médullaire du sein l.m.
Breast medullary carcinoma
Adénocarcinome mammaire de type histologique particulier, constitué de cellules indifférenciées disposées au sein d’un stroma riche en lymphocytes et formant un nodule tumoral circonscrit.
De pronostic relativement favorable, malgré l’indifférenciation cellulaire, ils représentent environ 1% des cancers du sein.
[F2,O5]
carcinome médullaire de la thyroïde l.m.
medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid
→ thyrocalcitonine, cancer de la thyroïde, cancer médullaire de la thyroïde
[F2,O4]
cavité médullaire l.f.
cavitas medullaris (TA)
medullary cavity, marrow cavity
Cavité qui occupe, chez l’adulte, toute la longueur de la diaphyse des os longs.
Elle contient la moelle osseuse.
Syn. anc. canal médullaire
[A1,F1]
Édit. 2015