connectivite mixte l.f.
mixed connective tissue disease, MCDT, Sharp’s syndrome
Maladie systémique associant des manifestations communes au lupus érythémateux disséminé (sans atteinte rénale), à la sclérodermie systémique, à la polymyosite et à la polyarhrite rhumatoïde avec présence dans le plasma d’un autoanticorps spécifique d’un antigène nucléaire soluble de nature ribonucléoprotéinique (anti-RNP ou anti-snRNP : small nuclear ribonucleoproteins).
Chez certains malades, on observe un syndrome clinique limité comportant un syndrome de Raynaud avec une micro-angiopathie à la capillaroscopie unguéale, une polyarthralgie inflammatoire, des doigts gonflés et boudinés, des myalgies et des anti-RNP à un titre élevé. Ce syndrome peut exister seul ou être associé à d’autres manifestations cliniques de connectivite ou les précéder. Il est décrit sous le nom de syndrome de Sharp, comparable à celui décrit sous le terme de connectivite indifférenciée. L’affection est corticosensible et le pronostic considéré parfois comme favorable est lié aux complications : hypertension artérielle pulmonaire, pneumonie interstitielle, péricardite, œsophagite, méningite et myélite. Chez l’enfant il existe des formes sévères par l’atteinte viscérale, cardiaque, pulmonaire et rénale.
La situation nosologique de la connectivite mixte par rapport aux autres connectivites demeure discutée.
G. C. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972)
[N3]
connectivite mixte de Sharp l.f.
mixed connective tissue disease
G. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972); P. M. Levitin,médecin rhumatologue américain (1975)
→ connectivite mixte, Sharp (connectivite mixte de)
[N3]
Sharp (connectivite mixte de) l.m., l.f.
Sharp's syndrome, mixed connective tissue disease (MTCD)
Affection systémique du groupe des collagénoses caractérisée par un autoanticorps de type RNP (ribonucléoprotéique), une bonne sensibilité aux faibles doses de corticoïdes, et qui associe des signes du lupus érythémateux et de la sclérodermie.
Syn. connectivite mixte
G. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972), P.M. Levitin, médecin rhumatologue américain (1975)
→ collagénose, connectivite mixte
hépatite chronique l.f.
chronic hepatitis
Atteinte chronique du parenchyme hépatique, associée généralement à une infiltration inflammatoire du foie, pouvant entraîner une cirrhose après plusieurs années.
Les hépatites chroniques peuvent être dues à un mécanisme auto-immun (hépatites auto-immunes: de type I avec anticorps antinoyau et/ou antimuscle lisse, de type II avec anticorps antimicrosome), à une infection virale chronique (hépatite B ou C) et plus rarement à la prise prolongée de certains médicaments.
→ hépatite chronique auto-immune, hépatite C
gastrite chronique mixte (AB) l.f.
chronic antro-fundic gastritis
Forme chronique de gastrite localisée à la fois à l'antre et au fundus.
Il semble exister deux formes évolutives différentes : l'une, la plus fréquente, est l'extension d'une gastrite antrale vers le fundus ; l'autre est l'extension d'une gastrite fundique à l'antre : dans cette forme, probablement auto-immune, on retrouve des anticorps anticellules pariétales.
connectivite n.f.
connective tissue disease, collagen disease
Ensemble de maladies auto-immunes, non spécifiques d’organes, réunissant le lupus systémique, les polymyosites et dermatomyosites, la sclérodermie systémique, le syndrome de Gougerot-Sjögren, les connectivites mixtes et les syndromes de chevauchement.
Les termes de connectivite ou de collagénose désignaient initialement des affections ayant en commun des modifications anatomopathologiques du tissu conjonctif. Malgré l’évolution des conceptions physiopathologiques ne mettent plus au premier plan les anomalies du tissu conjonctif, les désignations de connectivite et de collagénoses demeurent utilisées.
Ces affections sont responsables d’atteintes multiviscérales. La coexistence chez certains patients de critères de plusieurs connectivites a conduit à décrire des syndromes de chevauchement et une connectivite mixte. D’autres cas sont désignés connectivite indifférenciée en raison de l’existence de quelques manifestations.
H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930) ; G. C. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972)
Syn. collagénose
→ polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), arthrites juvéniles idiopathiques, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie systémique, polymyosite, dermatomyosite, périartérite noueuse, vascularite nécrosante systémique, syndromes de chevauchement, connectivite mixte, Sharp (connectivite mixte de), Gougerot-Sjögren (syndrome de)
[N1,N3]
Édit. 2018
connectivité fonctionnelle l.f.
Méthode d’analyse de la topologie du gigantesque réseau formé par les divers types de neurones dont le cerveau est constitué 1 - 2.
L'essor des techniques d'imagerie fonctionnelle a profondément modifié la manière d'aborder la cartographie fonctionnelle du cerveau humain. Il a conduit à l'émergence de vastes projets confrontés à la manipulation d'énormes quantités de données anatomo-fonctionnelles : connectomique. Ces projets impliquent la possibilité de comparer des individus et de thésauriser les résultats obtenus en matière de localisation anatomique par rapport à un référentiel. La majeure partie des informations architecturales ne sont pas accessibles chez les sujets étudiés par imagerie fonctionnelle pour lesquels on doit se contenter de l'anatomie macroscopique révélée par l'IRM (imagerie de diffusion). Néanmoins la possibilité actuelle de réaliser des expériences cognitives chez le sujet sain en s'appuyant sur le couplage entre activité neuronale et réponse hémodynamique (TEP, IRMf, imagerie optique) ou sur l'enregistrement direct de l'activité électrophysiologique (EEG, MEG), ouvre des horizons inespérés.
Dans les prochaines années s’effectuera un rapprochement entre les méthodologies mises en œuvre en imagerie fonctionnelle et la culture usuelle des spécialistes des neurosciences. Ce rapprochement passe par un changement de point de vue dans la manière d'aborder le traitement des données. Il s'agit en effet d'intégrer aux traitements des informations structurelles d'origines architecturale ou cognitive. Le type de transition nécessaire au niveau des algorithmes est relativement classique dans le monde du traitement d'images et plus particulièrement dans celui de la vision par ordinateur. Il est en effet lié à un des paradigmes de la vision qui consiste à passer des images brutes à la reconnaissance des objets par l'intermédiaire de représentations structurelles 2. Une image brute est d'abord réduite à un graphe représentant synthétiquement l'agencement de diverses informations locales extraites par des filtres (segments, taches, coins...). Cette représentation est alors confrontée à des représentations structurelles connues a priori des objets à identifier 1.
J.-F. Mangin et V. Frouin, médecins chercheurs français (1998) ; J.P. Changeux, neurobiologiste français (1983) ; D.C. Marr, neuroscientifique britannique (1982)
Réf. 1 - J.-F. Mangin et coll. : « Place de l'anatomie dans la cartographie fonctionnelle du cerveau » - Service Hospitalier Frédéric Joliot, Département de Recherche Médicale, DSV, CEA, Orsay
2 - Changeux JP., « L'homme neuronal », Faya
→ omiques (sciences), connectomique, imagerie de diffusion, théorie des graphes, tomographie par émission de positons, TEP, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf, électroencéphalographie, EEG, magnétoencéphalographie, MEG
[B2,H1,H5]
charbon activé l.m.
activated charcoal
Charbon, doué d'un pouvoir adsorbant élevé, obtenu par pyrogénation du bois.
Utilisé pour l'adsorption des toxiques, le charbon de bois évite leur résorption digestive. Des cartouches de charbon activé sont aussi utilisées pour l'épuration du sang, technique substitutive au rein artificiel. Le noir animal, obtenu par calcination des os, a de meilleures propriétés adsorbantes mais il peut être toxique. Il n'est utilisé qu'en pharmacie et dans l'industrie pour clarifier les solutions.
[G3]
compression-décompression cardiaque active l.f.
active compression-decompression in cardio-pulmonary resuscitation
Technique de massage cardiaque externe au cours de laquelle un dispositif à ventouse appliquée sur le sternum permet de compléter la compression active par un retour du sternum en position de repos grâce à la traction exercée par la ventouse.
L'emploi de ce dispositif, monté sur un levier mû à la main ou par un moteur pneumatique, permet d'augmenter le volume d'éjection systolique lors du massage cardiaque externe. D'autres méthodes visant le même but ont été proposées, notamment la compression abdominale synchrone au massage. (Cette dernière méthode avait été essayée par C.-G. Engstrœm sur son respirateur, elle a été abandonnée après quelques années de pratique).
C-G. Engström, médecin suédois (1953)
[G1]
facilitation active l.f.
active facilitation
Procédé permettant d’éviter le rejet d’une greffe en injectant préalablement des cellules du donneur au receveur.
[F3]
Édit. 2017
fibroblaste activé l.m.
activated fibroblast
Fibroblaste devenu hypertrophié sous l'influence de médiateurs chimiques.
Son appareil de Golgi et son réticulum ergastoplasmique sont très développés ; cette cellule est très sécrétante.
Étym. lat. fibra : fibre ; gr. blastos : bourgeon
Syn. préférable : fibrocyte activé
→ fibrocyte active, Golgi (appareil de), fibroblaste
[A2]
Édit. 2018
fibrocyte activé l.m.
activated fibrocyte
→ fibrocyte, fibroblaste activé
[A2]
Édit. 2018
immunisation active l.f.
active immunization
Stimulation par un organisme de sa propre réponse immunitaire sous l'influence d'un vaccin ou à la suite d'une infection.
Elle est assez lente à s'établir mais durable.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoprophylaxie active l.f.
active immunoprophylaxis
Prévention d’une maladie infectieuse par la vaccination, induisant, chez le sujet réceptif une réponse immunitaire protectrice vis-à-vis de l’agent responsable.
Étym. lat. immunis : exempt de
mobilisation active l.f.
active mobilization
Mobilisation sous l’effet de la seule contraction musculaire volontaire du sujet rééduqué.
orthèse active l.f.
lively splint
Orthèse souple destinée à lutter contre la raideur de la main et des doigts, comprenant des segments mobiles et des ressorts, exigeant la participation du sujet appareillé.
Édit. 2017
récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR) l.m.
peroxisome proliferator-activated receptor
Famille de récepteurs nucléaires impliqués dans la régulation des métabolismes glucidique et lipidique.
Il existe trois isotypes de PPAR : alpha, bêta (ou delta) et gamma. Leur nom provient du fait que le premier d’entre eux à avoir été découvert (PPAR alpha) est le médiateur par lequel beaucoup de xénobiotiques stimulent la prolifération des péroxysomes dans le foie. Après avoir fixé leurs ligands (des acides gras et diverses substances lipidiques), les PPAR forment un complexe avec le récepteur X des rétinoïdes. Ce complexe vient se fixer sur des éléments de réponse spécifiques présents dans les régions régulatrices de leurs gènes cibles pour moduler leur transcription. Les PPAR, en particulier alpha et gamma, sont des effecteurs importants de la régulation des métabolismes lipidique et glucidique et ont ouvert de nouvelles pistes thérapeutiques dans le diabète de type 2. PPAR gamma possède également des propriétés anti-inflammatoires et anti-néoplasiques.
→ diabète de type 2, récepteur X des rétinoïdes
[C1]
Édit. 2017/2
temps de céphaline activé l.m.
accelerated prothromboplastin time (APTT)
Temps de céphaline dont on a accéléré l'activation de la phase contact par un activateur plus efficace que le verre du tube.
Le réactif anciennement utilisé était le kaolin d'où le nom de : temps de céphaline kaolin.
C'est un test qui étudie globalement les facteurs de la coagulation de la phase contact, des complexes tenase et prothrombinase et de la fibrinoformation. Il est utilisé en routine biologique :
- pour rechercher les déficits hémorragipares (les deux seuls facteurs qui ne sont pas explorés sont les facteurs VII et XIII),
-pour rechercher les anticoagulants circulants,
- et pour suivre les traitements anticoagulants, en particulier par héparine.
Les valeurs normales sont comprises entre 20 et 40 secondes.
Sigle TCA
hépatite n.f.
hepatitis
Atteinte inflammatoire du parenchyme hépatique dont il existe de nombreuses variétés selon la cause, l’évolution et le pronostic.
[L1]
hépatite A l.f.
hepatitis A
Atteinte inflammatoire du parenchyme hépatique liée à l'infection par le virus de l'hépatite A (VHA) qui est à l'origine d'hépatites aigües ou plus rarement, prolongées.
Le virus est transmis par voie féco-orale (aliments et boissons souillés). Elle sévit dans le monde selon un gradient nord sud, les pays du nord étant plus épargnés que ceux du sud.. La période d’incubation est de 14 à 28 jours. A la phase symptomatique, elle se manifeste par une perte d’appétit, une diarrhée, souvent un ictère. Les manifestations cliniques sont plus marquées lorsque la maladie atteint l’adulte où elle peut revêtir une forme fulminante. Chez l’enfant de moins de 6 ans elle est souvent asymptomatique. Elle guérit habituellement au bout de 4 à 6 semaines, généralement suivie d'une immunité durable.
Les formes prolongées (15 %) des cas sont marquées par des rechutes. Le risque d’hépatite fulminante est de l’ordre de 1 % des cas, touchant le plus souvent les sujets de plus de 50 ans. Elle n’évolue jamais vers la chronicité. Le diagnostic est posé sur la présence des anticorps anti-VHA de type IgM. La positivité des anticorps anti VHA de type IgG témoigne d’un contact ancien avec le virus A et d’une immunité ou d’une vaccination. La prévention est possible par la vaccination.
→ virus des hépatites, vaccination contre l'hépatite A, hépatite fulminante
[L1,D3]
hépatite aigüe l.f.
acute hepatitis
Atteinte inflammatoire du parenchyme hépatique entraînant la destruction des hépatocytes, avec ou sans infiltration inflammatoire et qui peut quand elle limitée, ne se traduire par aucun symptôme ou quand elle est étendue, provoquer une insuffisance hépatocellulaire plus ou moins sévère.
Elle peut être dues à une infection virale (virus hépatotropes ou virus du groupe herpès), à des médicaments, ou à des toxiques (en particulier l’Amanite phalloïde).
→ hépatite fulminante, virus des hépatites
[L1,D3]
hépatite alcoolique l.f.
alcoholic hepatitis
Atteinte aigüe du parenchyme hépatique, avec ou sans infiltration inflammatoire qui n'entraîne aucun symptôme quand elle est limitée, mais qui peut déterminer une insuffisance hépato-cellulaire plus ou moins sévère quand elle est étendue.
On en décrit plusieurs variétés cliniques : hépatites alcooliques aigüe et chronique ainsi que la forme aigüe sur cirrhose.
→ alcool, alccolisme
[L1]
hépatite allo-immune congénitale l.f.
congenital alloimmune hépatitis
Hépatite néonatale sévère déclenchée par un processus immunitaire de la mère contre le foie fœtal.
Le phénotype clinique rassemble une hypotrophie et une prématurité fréquentes, un ictère cholestatique avec coagulopathie, une absence d’intervalle libre/naissance, un foie de volume normal ferme hétérogène à l’échographie, de l’ascite fréquente, une élévation modérée des transaminases, une hypoalbuminémie, une élévation de la ferritine. Le pronostic de l’affection est très réservé.
Au début de la vie fœtale, des IgG maternelles se lient à la membrane cellulaire du foie fœtal ; ce complexe active la voie classique du complément et déclenche le complexe d’attaque membranaire responsable de l’atteinte de l’ hépatocyte. Cette nécrose hépatique massive est à l’origine d’une insuffisance hépatique fœtale avec mort in utero ou prématurité. La confirmation d’une allo-immunisation conduit à un traitement
de la mère pour prévenir les récidives.
[L1,Q2,F3,O6]
Édit. 2015
hépatite amarile l.f.
amaril hepatitis
Atteinte du foie au cours de l'infection par le virus de la fièvre jaune.
[D1,L1]
hépatite amibienne l.f.
[L1,D2,D3]