1 résultat
contraste n.m.
contrast
1) Caractéristique qui différencie un signal de son environnement (contraste simultané) ou qui différencie deux états du même signal (contraste successif).
Le contraste permet de mesurer le degré de perception d'un signal. On parle de contraste pour la luminance, pour la couleur, pour le son, pour le toucher et plus généralement pour toute information. Le contraste seuil est le contraste minimum assurant la perception de l'information
2) En imagerie médicale, écart de luminance entre les différentes plages d'un document iconographique.
On le définit mathématiquement, pour deux plages homogènes caractérisées par des signaux SM et Sm par le paramètre C = définition identique à celle de la modulation d'un signal sinusoïdal ayant SM pour valeur maximale et Sm pour valeur minimale.
En imagerie par rayons X, le contraste de l'image dépend de trois facteurs : 1. Les variations des coefficients d'atténuation de la région examinée ; 2. La tension aux bornes du tube radiogène : les bas kilovoltages favorisent un contraste élevé ; les hauts kilovoltages, supérieurs à 100 kV, entraînent une baisse du contraste, mais augmentent le nombre d'informations ; 3. La pente de la courbe sensitométrique du film ou du capteur (gamma), le contraste étant d'autant plus important que cette pente est plus élevée. En imagerie numérique, des traitements informatiques permettent de modifier le contraste suivant la région examinée.
En scintigraphie, le contraste est dû aux variations de concentrations locales du marqueur radioactif.
En échographie, il dépend des coefficients de réflexion des ultrasons sur les interfaces rencontrées.
En IRM, il relève de trois paramètres : le temps de relaxation T2, la densité des protons et le temps de relaxation T1.
Le terme contraste est parfois employé à tort pour produit de contraste.3) En technique microscopique le contraste de phase est utilisé pour séparer des structures peu contrastées dont les détails sont mal visualisés en microscopie ordinaire et qui ne se distinguent que par leur indice de réfraction.
4) La sensibilité au contraste est la plus petite variation de luminosité perceptible visible, rapportée à la lumière du fond.
D'après la loi de Bouvier-Masson, le rapport obtenu est pratiquement constant dans un grand intervalle de luminance.
→ atténuation, courbe sensitométrique, densité optique, fonction transfert de modulation, sensibilité aux contrastes lumineux, vision du contraste
[B2,B3,A2]
Édit. 2018