réciproque adj.
En électrologie du cœur, qualifie un battement né d’une réactivation auriculaire ou ventriculaire liée à un phénomène de réentrée permettant la réflexion de l’onde d’activation dans la jonction auriculoventriculaire par un phénomène d’écho.
En fonction de l’origine du stimulus initial on distingue des battements réciproques auriculaires ou ventriculaires. Un battement réciproque isolé est parfois appelé échoauriculaire ou échoventriculaire. La répétition régulière de battements réciproques constitue un rythme réciproque. Le groupement rapide des battements réciproques constitue une tachycardie réciproque.
empreinte génomique l.f.
genomic imprinting
Caractéristique spécifique de l'ADN d’un génome appartenant à un organisme vivant ou d’un matériel issu d’un tel organisme.
1) Originellement, technique consistant à hydrolyser par un enzyme spécifique l'ARN d'un virus et à identifier par électrophorèse les nucléotides obtenus, le diagramme de bandes caractérisant le génome de la souche.
2) Par extension, technique appliquée à tout génome ADN ou ARN, d'une souche, d'un individu, ou d'une espèce pour le caractériser.
3) Modification épigénétique temporaire ou réversible du génome sous l'action de gènes modificateurs qui influencent l'expression de certains gènes de façon différente selon le sexe dont il est issu (empreinte parentale).
L'empreinte génomique est donc une des trois exceptions connues à la règle mendélienne de l'équivalence des croisements réciproques.
[Q1]
Édit. 2019
analyse de liaison l.f.
linkage analysis
Étude des croisements génétiques pour établir les distances entre les gènes sur une carte génétique.
Étym. gr. analusis : décomposition
[Q1]
Édit. 2017
analyse génétique l.f.
genetic analysis
Mise en évidence du déterminisme génétique d'un caractère à l'aide de divers types de croisements entre des individus porteurs d'allèles différents pour le caractère étudié.
Les analyses réalisées par G. Mendel étaient des analyses génétiques empiriques.
Étym. gr. analusis : décomposition
[Q1]
Édit. 2017
caractère génique l.m.
Caractère héritable dont on a établi le lien avec un ou plusieurs gènes par l’étude de sa
transmissibilité au travers de croisements et d’analyses de descendance.
On parle de caractère monogénique lorsqu’il résulte de l’expression d’un seul gène,
de caractère di- ou oligogénique quand deux ou un petit nombre de gènes sont impliqués;
les caractères polygéniques, ou multigéniques dépendent de l’expression de plusieurs gènes
dont les effets cumulatifs ne peuvent être identifiés individuellement.
→ caractère qualitatif, caractère quantitatif, locus quantitatif
[Q1]
carrefour n.m.
cross road (semble inusité en médecine)
Signifiant initialement croisement de routes, le mot est employé en anatomie pour désigner les croisements de voies nerveuses, de vaisseaux sanguins, des voies aériennes et digestives, etc.
Étym. bas lat. quadrifurcus, mot francisé par Gormont en 1125
→ syndrome du carrefour hypothalamique, carrefour ptérosphénoïdal (syndrome du), carrefour des trois larynx
[A1]
consanguinité n.f.
inbreeding
1) Etat d'individus apparentés.
2) Au sein d'une population, conséquence des modes de reproduction sexuée à la faveur desquels les unions entre apparentés sont favorisées.
Elle aboutit plus ou moins rapidement à la fixa
→ consanguinité (coefficient de), consanguinité d'une population (coefficient moyen de), parenté (coefficient de), endogamie
[Q1]
croisement n.m.
crossing
1) Mise en présence de matériels génétiques différents en vue d'une éventuelle recombinaison génétique.
Dans le règne animal on distingue deux sortes de croisements : d'une part l'accouplement de deux reproducteurs de races différentes, d'autre part l'accouplement de deux reproducteurs moins apparentés entre eux que ne le seraient deux individus de sexe opposé pris au hasard dans la population.
2) Par extension, à tort, le produit d'un croisement.
[Q1]
occlusion veineuse rétinienne l.f.
retinal venous obliteration
Arrêt circulatoire dans la veine centrale de la rétine ou l'une de ses branches.
Cet accident vasculaire entraîne une baisse de vision importante, mais pas de scotome absolu. Il est dû à des facteurs multiples : facteurs pariétaux (anomalies de trajet ou de calibre, croisements artérioveineux anormaux, vascularite) et facteurs hémorrhéologiques. Il est favorisé par l'hypertension artérielle, le diabète et le glaucome chronique.
Étym. lat. occludere : fermer
Édit. 2017
adhésiotope n.m.
adhesiotope
Domaine superficiel d'une macromolécule, telle qu'une protéine ou une glycoprotéine, susceptible d'adhérer à un domaine complémentaire d'une autre molécule et responsable de son adhésion, par ex. à une membrane, ou de l'interhésion entre deux membranes.
C'est le cas des molécules du tissu conjonctif (adhésines ou cadhérines), qui permettent l'adhésion des plaquettes sanguines. Un domaine peut être séquentiel, ou plus souvent, constitué de plusieurs chaînes peptidiques, glucidiques ou autres. Une séquence peptidique Arg-Gly-Asp, (séquence RGD) est connue comme un épitope d'adhésion grâce à son dipôle cationique et anionique permettant des liaisons électrovalentielles réciproques.
[C1,C3,F4]
Édit. 2017
canal collecteur du rein n.m.
collecting duct
Partie distale du néphron entre le tube connecteur et la papille collectant le liquide de plusieurs néphrons et chargé d’élaborer l’urine définitive.
Le tube collecteur a une origine embryologique différente de celle des autres segments du néphron. Il provient du bourgeon urétéral, excroissance issue de la paroi dorso-médiale du canal de Wolff fait de cellules épithéliales, qui pénètre dans le blastème métanéphrogène qui est un tissu mésenchymateux. Ces deux structures exercent des effets inducteurs réciproques de type épithélio-mésenchymateux qui aboutissent du côté distal à la formation d’un arbre de tubules à l’origine des canaux collecteurs. Les tubes collecteurs comportent deux types cellulaires, les cellules principales ou claires, les plus nombreuses, et les cellules intercalaires ou sombres. Les premières sont le lieu de la réabsorption du sodium couplée à la sécrétion de potassium et de la réabsorption de l’eau. Les secondes sécrètent les ions H+ et les bicarbonates. Les cellules principales expriment des récepteurs des minéralocorticoïdes sensibles à l’aldostérone. Par leur intermédiaire, l’aldostérone stimule l’activité du canal à sodium, canal électrogène, qui réabsorbe le sodium créant ainsi une électronégativité luminale à l’origine de la sécrétion de potassium. Les cellules principales expriment également à leur pôle basolatéral des récepteurs de type V2 de l’hormone antidiurétique dont la stimulation entraîne le transfert à la membrane apicale de l’aquaporine 2 qui accroît la réabsorption d’eau le long d’un gradient osmotique préexistant en augmentant la perméabilité de la membrane. Les cellules intercalaires sont de deux types. Les cellules intercalaires A possèdent une H+ ATPase à leur pôle apical qui assure la sécrétion des ions H+ dans la lumière tubulaire et un échangeur chlore bicarbonate à leur pôle basolatéral pour la sortie des bicarbonates de la cellule. La situation est symétrique dans les cellules intercalaires de type B qui apparaissent plus sombres en microscopie optique du fait de l’abondance des mitochondries, sécrètent les bicarbonates dans la lumière par un échangeur anionique de type pendrine et les ions H+ dans les liquides interstitiels. Ces 2 types cellulaires sont convertibles entre eux selon les nécessités de rétablissement de l’équilibre acidobasique du sujet.
→ aldostérone, hormone antidiurétique, aquaporine
[A1,M1]
Édit. 2015
circularité n.f.
circularity
Appréhension de la causalité selon un processus circulaire (influence de a sur b, de b sur c, de c sur a), et non linéaire.
La saisie de telles interactions et de leurs modalités réciproques permet une meilleure approche de la complexité du fonctionnement humain, qui en dépend davantage que de la force des "entrées" ("inputs"). Ainsi, une modification fortuite ou thérapeutique d'un élément (cognitif, affectif, social, biologique, notamment) suscite une modification globale. Par contre, la prévision est d'autant plus incertaine que les boucles causales s'accroissent et s'emmêlent.
La notion de circularité fait partie de la conception systémique actuelle (P. Delattre, 1971). Elle est à la base d'une technique d'entretien dans les psychothérapies familiales.
P. Delattre, ingénieur français (1971)
→ systèmes (théorie générale des)
[H4,C2]
écologie n.f
ecology
Science ayant pour objet l’étude du mode de vie d’une espèce animale ou végétale, en fonction de son habitat et de son milieu, impliquant la connaissance des influences réciproques entre les organismes vivants et leur environnement.
Son objectif essentiel est de reconnaître les conditions nécessaires au développement harmonieux des êtres vivants et par conséquent les mesures propres à assurer la survie des espèces et l’élimination des facteurs qui menacent l’équilibre biologique. Les défenseurs de l’écologie craignent que les progrès techniques mal ou incontrôlés provoquent une rupture dangereuse entre l’Homme et son milieu.
E. H. Haeckel, biologiste allemand (1866)
Étym. gr.oikos : habitat, logos, discours
[E1]
Édit. 2019
mésologie n.f.
mesology
Science ayant pour objet l'étude des réactions réciproques de l'organisme et du milieu.
La mésologie est liée à l'écologie et à la physiologie.
Étym. gr. méson, milieu, environnement ; logos : discours, parole
personnalité n.f.
personality
"Organisation dynamique des aspects cognitifs, affectifs, conatifs, physiologiques et morphologiques de l'individu" (W.H. Sheldon - G.W. Allport).
Alors que, par ex., l'origine du caractère, disposition permanente à sentir et réagir, se trouverait plutôt dans des éléments acquis, et celle du tempérament dans l'apport de gènes à la formation de la personnalité, celle-ci représenterait l'intégration de tous ces facteurs. En particulier, elle serait le témoin et l'acteur de la dialectique entre l'inné et l'acquis. Autant de concepts qui demeurent hypothétiques, comme si le "paraître" de la personne ne permettait pas toujours de saisir son "être".
Situées généralement selon leurs relations réciproques, les diverses structures de personnalité, qui peuvent annoncer l'organisation d'un trouble psychique évolutif, varient donc souvent selon les auteurs et peuvent s'associer. Des études en cours visent à une harmonisation.
W. H. Sheldon, médecin et psychologue américain (1942) ; G. W. Allport, psychologue américain (1937)
Étym. lat. persona : masque de théâtre
pharmacodynamie n.f.
pharmacodynamics
Branche de la pharmacologie qui étudie en fonction du temps et des doses les différents effets et les mécanismes d'action des médicaments sur les systèmes, organes, tissus et cellules des êtres vivants.
Sur son site principal d'action, l'effet d'un médicament, plus précisément d’un principe actif médicamenteux (anesthésique par ex.) est fonction de sa concentration sanguine qui définit une relation dose-effet ou concentration-effet utilisée pour les modèles pharmacocinétiques précisant les protocoles d'administration d'un médicament en fonction du but recherché.
La connaissance de la pharmacodynamie et de la pharmacocinétique est importante pour comprendre les effets d’un médicament et d’éventuelles influences réciproques en cas de prescriptions associées comme aussi de la consommation de certains aliments (ex. pamplemousse). Ces connaissances sont à la base des techniques d'administration des médicaments à l'aide des seringues électriques pilotées par ordinateur.
→ pharmacocinétique, médicaments (techniques d'administration des)
protéine de fusion l.f.
fusion protein
Fusion résultant du transcrit chimérique de deux gènes ayant fusionné lors d'une translocation chromosomique et dont la présence peut générer des processus tumoraux souvent par activation inappropriée d'oncogènes.
Elle peut être décelée par immunohistochimie sur coupes histologiques.
Ex. détection du transcrit bcr-abl dans la leucémie myéloïde chronique, tant pour le diagnostic de la maladie que pour le dépistage de ses rechutes ; détection du transcrit chimérique entre le gène du sarcome d'Ewing et le gène de la tumeur de Wilms (WT1) dans les tumeurs desmoplastiques à petites cellules rondes. Des translocations réciproques sont également décelées dans les lymphomes anaplasiques à grandes cellules et dans les sarcomes d'Ewing. Des implications thérapeutiques peuvent découler de ces détections par l'utilisation d'anticorps bloquants spécifiques de la partie du gène transcrite après fusion.
pulvinar n.m.
pulvinar thalami (TA)
1- Dans le diencéphale
Noyau postérieur du thalamus formé de trois centres nucléaires : médian, latéral et inférieur.
Il forme avec les noyaux dorsal et dorsal postérieur le groupe des noyaux dorsaux, qui surplombe les noyaux ventraux. Les noyaux latérodorsaux sont des noyaux néohypothalamiques présents chez les primates.
Les noyaux du pulvinar établissent des connexions réciproques avec les structures adjacentes :
- les noyaux médians avec l'aire VIII oculocéphalogyre, la partie latérale du cortex orbitofrontal et les aires pariétales 39 et 40 ;
- les noyaux latéraux avec le cortex temporal associatif ;
- les noyaux inférieurs avec l'aire striée 17 et les aires associatives 18 et 19 du cortex occipital. Ils reçoivent également des afférences du colliculus supérieur.
Le pulvinar a un rôle associatif non spécifique : il intervient dans les mécanismes complexes de reconnaissance visuospatiale, dans le langage et l'intégration du schéma corporel (somatognosie).
2- Dans le cotyle
Coussinet fibroadipeux qui tapisse l'arrière fond du cotyle osseux.
Il est hypertrophié dans la luxation et subluxation congénitale de la hanche
Étym. lat. pulvinar : coussin de lit
Syn. des. nucleus posterior thalami (PNA), noyau postérieur du thalamus, tubercule postérieur de la couche optique
stimulateur cardiaque à double chambre l.m.
double chamber pacemaker
Stimulateur cardiaque stimulant, au moyen de deux sondes, l'oreillette droite et le vendricule droit.
Par convention internationale, les sigles suivants définissent le mode de fonctionnement des stimulateurs double chambre :
- mode DDD : écoutant et stimulant les deux cavités en mode synchronisé ;
- mode DDDR : écoutant et stimulant les deux cavités en mode synchronisé et comportant un mode d'asservissement à partir de l'activité physique du porteur ;
- modes DDI et DDIR : écoutant et stimulant la cavité ventriculaire en mode sentinelle (inhibé) ;
- modes VVI, VVIR : écoutant et stimulant la cavité ventriculaire en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité) ;
- mode AAIR : écoutant et stimulant la cavité auriculaire en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité).
Le stimulateur à double chambre exige la persistance ou la récupération d’un rythme sinusal. Dans ces conditions il améliore sensiblement la performance cardiaque. Ses inconvénients sont un prix de revient plus élevé et la possibilité de déclencher certains rythmes réciproques.
synallagmatique adj.
synallagmatic
Se dit, en droit civil, d’un contrat qui fait naître à la charge des parties des prestations réciproques.
Étym. gr. sunallagma : contrat
transaction n.f.
Contrat par lequel les parties mettent fin à une contestation ou la préviennent en renonçant partiellement à leurs prétentions réciproques.
[E3]
Édit. 2017/1
voie ventrale de conduction optique l.f.
ventral stream
Module anatomique de traitement des signaux visuels de détails fins de formes, de texture et de couleurs, constitué par les connexions réciproques d'un groupe d'aires visuelles qui regroupe les aires étroitement connectées au cortex inférotemporal.
La voie ventrale reçoit des projections de type M(magnocellulaire), P(parvocellulaire) et K (koniocellulaire) dont la latence de réponse est très dispersée. Elle pourrait donc fonctionner selon un motif temporel d'activité créé par l'activation successive de ses composants. Dans cet ensemble, les neurones de l'aire V4 sont activés de façon optimale par les couleurs et les formes. Dans l'aire TE (temporale externe) du singe, les champs récepteurs répondent à des formes complexes centrées sur le point de fixation. C'est donc le module de traitement de la reconnaissance visuelle des formes.
Syn. voie occipito-temporale