Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

59 résultats 

examen isotopique de l'embolie pulmonaire l.m.

isotopic examination of pulmonary embolism

Examen uitilisé pour la surveiller l’évolution d'une embolie pulmonaire et pour affirmer sa guérison.

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

scintigraphie pulmonaire par perfusion et par ventilation, embolie pulmonaire

[B2, K1, K2, K4]

Édit. 2019

embolie pulmonaire l.f.

pulmonary embolism

Obstruction d’une ou de plusieurs branches de l'artère pulmonaire secondaire à la migration et à l’arrêt d’un embole.
L’embolie pulmonaire est le plus souvent cruorique, secondaire à la migration d’un caillot détaché d'un thrombus des veines profondes des membres inférieurs. Elle peut être unique ou multiple (pluie de petits emboles), isolée ou récidivante.
Les facteurs de risque les plus fréquents sont la stase veineuse liée à l’immobilisation au décours de la chirurgie, d'un traumatisme (en particulier lors de fractures du membre inférieur), d'un voyage en avion, d'une insuffisance cardiaque ou respiratoire. La grossesse, la contraception orale, le cancer et certaines anomalies congénitales ou acquises de la coagulation sont d'autres causes de thromboses veineuses.
L'estimation de la probabilité clinique d'embolie pulmonaire peut être fondée sur le score de Genève qui prend en compte les facteurs de risque, les symptômes et les signes cliniques. Les facteurs de risque sont : l’âge supérieur à 65 ans (1), les antécédent de maladie thrombo- embolique (3), la chirurgie sous anesthésie générale ou une fracture d'un membre inférieur le mois précédent (2), un cancer actif ou rémission depuis moins d’un an  (2). Les symptômes sont la douleur au niveau d'un membre inferieur (3), une hémoptysie (3). Les signes cliniques sont une fréquence cardiaque: de 75 à 94 (3), supérieure ou égale à 95(5), une douleur sur un trajet veineux d’un membre inférieur (4). La probabilité est faible pour un score de 0 à 3, intermédiaire de 4 à 10 et forte à partir de 11.
Les complications de l’embolie pulmonaire sont l’insuffisance ventriculaire droite aigüe qui peut être mortelle, la récidive, l’infarctus pulmonaire et le développement d’une hypertension artérielle pulmonaire chronique. Le traitement anticoagulant est indispensable pour prévenir les récidives et limiter l’extension du thrombus: héparine puis antivitamine K. Un traitement thrombolytique est indiqué dans les embolies pulmonaires massives et hémodynamiquement instables. Les embolies massives, menaçantes pour la vie, peuvent si elles ne répondent pas rapidement au traitement médical nécessite une désobstruction chirurgicale (opération de Trendelenburg).
Les embolies pulmonaires non cruoriques sont beaucoup plus rares. L’embolie graisseuse est liée au passage dans la circulation de gouttelettes de moelle osseuse au cours de certaines fractures, en particulier de la diaphyse fémorale. L’embolie gazeuse résulte de l’introduction de bulles d’air dans la circulation à la suite d’un traumatisme ou d’un geste thérapeutique. L’embolie amniotique est due au passage de liquide amniotique dans la circulation maternelle lors d’un accouchement difficile. L’embolie septique est généralement consécutive à une endocardite du cœur droit. L’embolie tumorale est une obstruction diffuse du lit artériel pulmonaire par des emboles tumoraux.

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

embole, embolisation, embolie graisseuse, embolie gazeuse, embolie amniotique, phlébite, thrombose, embolie pulmonaire (examen isotopique de l'), embolie pulmonaire puerpérale, score de Genève, hémoptysie, héparine, médicament anticoagulant, opération de Trendelenburg, endocardite

[K1, K2, K4]

Édit. 2019

embolie pulmonaire puerpérale l.f.

puerperal pulmonary embolism

Passage dans la circulation systémique maternelle d’un caillot au décours de l’accouchement.

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

embolie pulmonaire

[K1, K2, K4, O3]

Édit. 2019

angiocardiographie isotopique l.f.

cardiac scintigraphy

scintigraphie myocardique

[B1,B2,B3,K2]

Édit. 2020

cartographie isotopique l.f.

mapping

Terme obsolète qui désignait la répartition d'un isotope radioactif dans la région explorée, transcrite sur un document.
Technique remplacée par la scintigraphie.

[B1]

cinéangiographie isotopique l.f.

cineangioscintigraphie

[B2,B1]

cisternographie isotopique l.f.

radionuclide cisternography

Le traceur (habituellement la sidérophiline marquée à l'Indium 111, ou l'albumine technétiée pour la recherche de rhinorrhée) injecté par voie lombaire ou plus rarement sous-occipitale, gagne progressivement les citernes de la base, puis la convexité. La circulation du LCS est perturbée lors de brèches méningées (fuite) ou lors du syndrome d'hydrocéphalie à pression normale (HPN).

Étude, à l'aide d'un traceur radioactif inerte, de la circulation du liquide cérébrospinal. (LCS)

[B2,B1]

effet isotopique l.m.

isotopic effect

isotope

[B1]

Édit. 2019

hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une) l.f.

digestive bleeding (radioisotopic measurement)

Confirmation et mesure d'un saignement digestif occulte, effectuées par méthode isotopique.
On prélève quelques millilitres de sang du patient ; les globules rouges sont alors marqués par 51Cr puis réinjectés au patient. Connaissant l'activité du millilitre de sang marqué réinjecté et celle des selles (du jour de l'administration des globules marqués et des jours suivants), on calcule l'élimination fécale quotidienne de sang.
Il a également été proposé d'administrer directement des colloïdes marqués. En cas d'hémorragie digestive importante, on peut déceler un foyer radioactif intraabdominal.

Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis

[L1]

localisation placentaire isotopique l.f.

isotopic placental localisation

Procédé de repérage de l'insertion placentaire utilisant des radio-isotopes injectés à la mère.
Les isotopes utilisés ont une période courte et émettent presque exclusivement un rayonnement gamma, le technétium 99Te ou le chrome 51Cr. Le placenta, organe très vasculaire, concentre les particules radioactives. Sa localisation est ensuite déduite par scintigraphie. La méthode manque à la fois de sensibilité et de spécificité et entraîne un risque d'irradiation fœtale qui a conduit à son abandon.

lymphographie isotopique l.f.

isotopic lymphography

lipiodol ultrafluide, lymphographie

malabsorption (diagnostic isotopique de) l.f.

malabsorption (radioactive test of)

acide gras marqué

mesure radio isotopique d'une hémorragie digestive occulte l.f.

hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une)

néphrogramme isotopique l.m.

isotopic nephrogram

Expression graphique de la radioactivité obtenue par des détecteurs externes placés dans les régions lombaires après injection de substances radioactives à élimination rénale, Par ex. hippuran marqué à l'iode131.
Méthode d'exploration rénale désormais peu utilisée.

néphrographie isotopique l.f.

isotopic nephrogram

Examen fonctionnel précis de la fonction rénale, utilisant l'hippuran marqué à l'iode 131 pour explorer les deux reins et la vessie (phase vasculaire, phase de sécrétion, phase d'excrétion).

rénogramme isotopique l.m.

néphrogramme isotopique.

transit isotopique du liquide cérébrospinal l.m.

cisternographie isotopique

ventriculographie cardiaque isotopique l.f.

isotopic ventriculography

Technique d'étude fonctionnelle du ventricule gauche utilisant un marqueur, le technétium radioactif, adsorbé sur les hématies, qui permet de calculer de façon fiable la fraction d'éjection ventriculaire gauche, en fournissant la variation de radioactivité entre la systole et la diastole.
L'étude du premier passage du traceur objective la cinétique ventriculaire et l'étude à l'équilibre permet le calcul de la fraction d'éjection du ventricule gauche de même que l'évaluation de la cinétique ventriculaire gauche.

scintigraphie cardiaque, technétium 99m

[B2, K2]

Édit. 2019

ventriculographie isotopique cérébrale l.f.

radionuclide ventriculography

Étude de la distribution d'un traceur radioactif inerte et de son deveni, après administration locale directe intraventriculaire transcérébrale.
Utilisant un traceur inerte (albumine ou sidérophiline, le plus souvent marquées à l'indium 111 ou au technétium 99m), cette technique agressive est rarement utilisée actuellement, sauf pour l'étude post neurochirurgicale d'efficacité des valves de dérivations du liquide cérébrospinal.

indium 111, technétium 99m

[B2, H1]

Édit. 2019

vidange gastrique (étude isotopique de la) l.f.

gastric emptying test

scintigraphie gastrique

étude isotopique de la vidange gastrique l.f.

scintigraphie gastrique

[B3,B2,L1]

Édit. 2018  

articulation temporomandibulaire (examen de l') l.m.

temporo mandibular joint (TMJ)

En imagerie médicale, techniques destinées à visualiser l'anatomie et la dynamique de cette articulation dont l'examen reste difficile.
Suivant le contexte, on peut effectuer une ou plusieurs incidences radiologiques telles que maxillaire défilé, Schüller, Hirtz, l'incidence de Parma étant pratiquement abandonnée ; on utilise fréquemment les techniques panoramiques dentaires, tomographies frontales et sagittales, scanographe, IRM, arthrographies, etc.

Syn. articulation temporomaxillaire

Sigle ATM

auto-examen des seins l.m.

breast self-examination

Examen systématique et régulier des seins pratiqué par la femme elle-même, inspection devant un miroir et autopalpation, pour tenter le dépistage des anomalies du sein.

cholestérol (embolie de cristaux de) l.f.

embolie de cristaux de cholestérol

[N1]

embolie n.f.

embolism

Migration et arrêt dans le système vasculaire veineux ou artériel, d’un fragment solide ou gazeux (embole) constituant un obstacle temporaire ou permanent à la circulation sanguine.
Elle est caractérisée soit par la nature de l’embole (embolie cruorique, gazeuse, artificielle), soit par le lieu d’arrêt de l’embole (embolie artérielle, veineuse, capillaire, pulmonaire, cérébrale, etc).

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

embole, embolisation, thrombose

[K4]

Édit. 2019

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