encéphalographie gazeuse l.f.
gas encephalography
Examen des espaces subarachnoïdiens intracrâniens (ventricules cérébraux, citernes de la base, scissures et sillons) à l'aide d'un moyen de contraste gazeux (généralement de l'air) injecté par voie lombaire.
L'encéphalographie gazeuse fut d'abord totale : le malade étant assis, on retirait le plus possible de son liquide cérébro-spinal (une centaine de ml en général), que l'on remplaçait par une quantité équivalente d'air, avant de faire les radiographies. Cet examen, très douloureux pour le malade était peu précis. Puis l'encéphalographie gazeuse est devenue fractionnée : la quantité de l'air injecté était limitée à 30 ou 40 ml que l'on déplaçait successivement dans les différents espaces sub-arachnoïdiens en modifiant la position de la tête du malade et en effectuant des radiographies ou des tomographies à l'aide d'un craniographe. En dépit de son caratère très agressif, et faute de mieux, l'encéphalographie gazeuse fractionnée a été un examen fondamental en neuroradiologie. L’apparition de la scanographie dans les années 1980 puis de l'IRM a entraîné sa disparition totale.
W. E. Dandy, neurochirurgien américain (1919) ; E. Lindgren, neuroradiologue suédois (1949)
[H1, B2]
Édit. 2019