Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

156 résultats 

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

tracheobronchial fibroscopy (anaesthesia for)

Au cours d'une endoscopie trachéobronchique, l'anesthésie peut être locale ou générale.
En cas d'endoscopie souple avec un fibroscope à visée diagnostique, une simple anesthésie locale administrée par l'endoscopiste suffit généralement. Dans certains cas, une  sédation est nécessaire.
En cas d'endoscopie à visée interventionnelle thérapeutique avec un bronchoscope rigide, une anesthésie générale est nécessaire. La ventilation est  assurée de manière classique ou en jet ventilation.
Lors de l'utilisation d'un laser ou d'un bistouri électrique, le gaz délivré doit avoir une concentration en oxygène inférieure à 50% pour éviter les risques d'incendie.

jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B4, K1, G1]

Édit. 2020

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for tracheo-bronchial fiberscopy

L'endoscopie s’effectue sous anesthésie locale.
Eventuellement une anesthésie générale peut s’avérer nécessaire, en particulier en prévision d’actes thérapeutiques (p. ex. exérèse de tumeurs trachéobronchiques).
La ventilation artificielle peut être effectuée par jet-ventilation.

jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B3, G1, P1]

Édit. 2020

colorations en endoscopie digestive l.f.

staining in digestive endoscopy

Les examens endoscopiques du tube digestif sont effectués en lumière blanche et la détection des zones dysplasiques planes est limitée, malgré la qualité croissante  de l’image, justifiant l'utilisation de colorations.
Dans de nombreuses indications (bilan d’extension d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage,  détection des zones dysplasiques d’un
endobrachyœsophage, dysplasie sur gastrite atrophique, détection des adénomes duodénaux et de des adénomes coliques en cas de polypose adénomateuse familiale, ou en cas de maladie chronique inflammatoire des intestins ou contrôle après mucosectomie fragmentaire…), il est nécessaire d'utiliser une des techniques de coloration disponibles qui sont la chromoscopie utilisant des colorants chimiques ou la chromoscopie par méthodes optiques et électroniques.

Quelle que soit la technique utilisée, l’analyse minutieuse de la muqueuse digestive en lumière blanche est indispensable avant d’utiliser la chromoendoscopie. Les principaux colorants chimiques disponibles sont l’indigo-carmin, le lugol et l’acide acétique. Ils sont utilisables par tous et  de faible prix. Ils ont l’inconvénient d’être consommateur de temps, en particulier dans les indications pour lesquelles des biopsies par quadrants sont recommandées. L’indigo-carmin est le plus utilisé toutes indications confondues, c’est un colorant de surface qui ne pénètre pas en profondeur. Le lugol est absorbé par les zones normales riches en glycogène ; il existe un risque de bronchospasme et la pulvérisation doit s’arrêter 5 cm sous la bouche de Killian.
Parmi les techniques de chromoscopie optiques et électroniques, le
narrow band imaging (NBI),  dont sont équipées les colonnes Olympus, est facilement accessible. Le NBI, également appelée imagerie spectrale en bandes étroites, est basé sur la sélection de certaines longueurs d’ondes dans le spectre de la lumière blanche. Ainsi, la sélection du bleu (415 nm) et du vert (540 nm), qui correspondent aux longueurs d’ondes spécifiques de l’hémoglobine, permet de rehausser les structures vasculaires au sein de la muqueuse. Les NBI de nouvelle génération paraissent supérieures à la lumière blanche pour détecter les polypes plans difficiles à voir. D’autres systèmes existent parmi lesquels le Fuji Intelligent Color enhancement ® (FICE) ou l’image i-scan.  Ces examens diminuent significativement le temps de l’examen par rapport à l'emploi de colorants chimiques.
A côté des techniques de chromoscopie, l’endomicroscopie confocale permet l’étude de la muqueuse digestive à l’échelon cellulaire au cours d’une endoscopie à l’aide de microscopes miniaturisés. Il est possible de combiner l’endomicroscopie confocale et d’autres modalités comme le
NBI. En cas d’utilisation de l’endomicroscopie confocale , la muqueuse digestive doit être marquée par une molécule fluorescente et illuminée par une source laser. L’utilisation de cette technique est limitée en particulier en raison de son coût.

dysplasie, cancer de l'œsophage, endobrachyœsophage, gastrite, polypose adénomateuse familiale, endomicroscopie, microscopie confocale

[L1]

Édit. 2019

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

évaporateur pour anesthésie l.m.

anæsthetic vaporizer

Dispositif permettant le passage d'un agent anesthésique de l'état liquide à celui de vapeur.
Pour les anesthésiques puissants les appareils actuels permettent l'administration d'une concentration précise grâce à un apport variable du gaz vecteur diluant le gaz totalement saturé en vapeur anesthésique.
Ces appareils sont utilisés pour l'halothane, l'enflurane, etc. On emploie divers procédés :
- léchage, le gaz vecteur lèche la surface du liquide, surface qui peut être agrandie par des mèches ;
- bullage, le gaz vecteur barbotte dans le liquide (ex. copper kettle) ;
- pulvérisation, le gaz vecteur passe dans un pulvérisateur qui aspire l'anesthésique volatil et projette des gouttelettes qui s'évaporent rapidement ;
- projection du liquide sur la paroi de la tubulure inspiratoire d'où il s'évapore ;
- injection de la vapeur anesthésique sous pression dans le gaz vecteur (vaporisateur chauffant).
Les analyseurs actuels permettent un réglage, automatique ou manuel, de la concentration de la vapeur anesthésique désirée.

Syn. vaporiseur, vaporisateur

système anesthésique

[B3,G1]

Édit. 2019

laryngoscopie (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for laryngoscopy

Technique d'anesthésie générale utilisée pour permettre des diagnostics ou des traitements portant sur le larynx.
La microchirurgie ou l'usage du laser nécessitent l'immobilité du larynx sous laryngoscopie en suspension. Cette immobilité est obtenue soit par l'anesthésie générale et la jet-ventilation, soit si possible par la sédation, le patient étant laissé en ventilation spontanée.

jet-ventilation

phéochromocytome (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for pheochromocytoma

Anesthésie de patients à instabilité circulatoire qui nécessite une préparation par des médicaments alpha- et bêta-bloquants ainsi que par des vasodilatateurs (inhibiteurs calciques).
Le phéochromocytome, tumeur endocrine développée aux dépend des cellules chromaffines (localisé en général au niveau de la médullosurrénale, parfois dans l'abdomen ou le thorax), sécrète de l'adrénaline et de la noradrénaline d'où hypertension artérielle, hyperglycémie et sudation. Les manipulations chirurgicales de la tumeur peuvent provoquer des poussées hypertensives et il apparaît une hypotension brutale après l'exérèse.

sismothérapie (anesthésie pour) n.f.

electroconvulsive therapy (anaesthesia for)

Mode de traitement par choc électrique.
Indiquée dans plusieurs syndromes psychiatriques (p. ex. dépression, accès maniaques, schizophrénie), la sismothérapie doit être réalisée sous anesthésie générale et avec curarisation pour limiter les effets secondaires aux contractures.
Une fiche explicative doit être remise au patient, et il faut satisfaire aux exigences essentielles de sécurité en anesthésie (visite préanesthésique, programmation de l'anesthésie, avoir à disposition tout le matériel nécessaire, surveillance postopératoire). L'anesthésie brève (par ex. propofol) doit être associée à un myorelaxant : elle permet d'éviter l'angoisse du patient devant la paralysie des muscles ventilatoires par le curare, qui est indispensable pour éviter les convulsions motrices causes d'arrachements tendineux et des fractures osseuses.
La sismothérapie entraîne une élévation de la pression intracrânienne : l'hypertension intracrânienne est une contrindication absolue à ce traitement. Les contrindications relatives relèvent de l'appréciation du bénéfice attendu par rapport aux risques courus :
- risques cardiovasculaires, respiratoires et allergiques de l'anesthésie et de la curarisation,
- risque hémorragique lié à la présence d'un anévrisme ou d'une malformation vasculaire,
- existence d'un décollement de la rétine,
- existence d'un phéochromocytome,
- antécédent d'une sismothérapie inefficace ayant eu des effets secondaires graves,
- prise de certains traitements (ex. anticoagulants).
La mortalité après sismothérapie est presque deux fois plus élevée que celle relevée avec les anesthésies pour chirurgie générale : elle est estimée actuellement à 1 accident pour 13.000 à 14.000 séances.

Étym. gr. seismos : ébranlement, commotion

Syn. déconseillé : électrochoc

électrochoc, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

eau pour dilution des solutions concentrées pour hémodialyse l.f.

water  for hemodialysis

Codifiée par la Pharmacopée Européenne, elle est obtenue à partir d’eau destinée à la consommation humaine par divers procédés appropriés (distillation, osmose inverse, échange d’ions).
Les conditions de préparation, de transfert et de conservation permettent de limiter le risque de contamination chimique et microbienne. Elle est souvent produite in situ et amenée aux postes de dialyse par des réseaux de distribution spécifique comportant des systèmes de filtration, d’adoucissement et de double osmose inverse. Elle doit répondre aux exigences de qualité chimique et microbiologique, définies dans la monographie de la Pharmacopée Française (acidité ou alcalinité, substances oxydantes, chlore total disponible, chlorures, fluorures, nitrates, sulfates, aluminium, ammonium, calcium, magnésium, métaux lourds, sodium).

Syn. eau pour hémodialyse

distillation de l'eau, osmose inverse, résines échangeuses d'ions

[C1, G5, M1]

Édit. 2019

cyto-endoscopie n.f.

cyto-endoscopy

Examen cellulaire intra-oculaire sous endoscopie permettant soit le prélèvement cellulaire, soit l'examen direct tissulaire in situ, en peropératoire par contact direct (histo-endoscopie de contact).
L'intérêt de cet examen porte sur l'étude des cellules intraoculaires, comme p. ex. celles de l'équateur cristallin (germinatives), ou de la couronne ciliaire sécrétante, ou encore en oncologie intraoculaire.

Syn. histo-endoscopie, endoscopie de contact

[P2,A3]

écho-endoscopie n.f.

echoendoscopy

Technique qui consiste à introduire un écho-endoscope dans une cavité naturelle afin d'étudier la paroi elle-même (pour la recherche d'une infiltration tumorale par ex.) et les organes voisins au travers cette paroi.
Cette méthode d'exploration s'adresse en particulier aux structures digestives profondes comme le pancréas et la voie biliaire principale (recherche de tumeur ou lithiase) car leur étude en échographie transpariétale est souvent gênée par les interpositions gazeuses digestives.

Syn. échofibroscopie

écho-endoscope

[B2, B3, L1]

Édit. 2019

endoscopie n.f.

endoscopy

Etude des viscères creux et des cavités closes du corps à l’aide d’un endoscope par les voies naturelles ou par voie percutanée.
Ce geste peut être à visée diagnostique et/ou thérapeutique : sclérose ou ligature de varices œsophagiennes, résection de tumeurs, gastrostomie, anastomose gastro-intestinale, kystogastrostomie et duodénostomie, sphinctérotomie, mise en place de prothèse biliaire ou pancréatique, extraction de lithiases, dilatations variées…

cœlioscopie, endoscope

[B3]

Édit. 2020

endoscopie bronchique l.f.

bronchial endoscopy

Syn. bronchoscopie

bronchoscopie

[B3, K1]

Édit. 2020

endoscopie de contact l.f.

endoscopy of contact

Syn. cyto-endoscopie

cyto-endoscopie

[B3, P2]

Édit. 2020

endoscopie urinaire l.f.

uroendoscopy

Exploration des canaux (urèthre, uretère) et des cavités (vessie, bassinet, calices) de l'arbre urinaire, à l'aide d'un endoscope.
Cette exploration peut être menée de façon rétrograde (contraire au cours de l'urine) par le méat uréthral, méthode la plus ancienne, ou de façon antérograde suivant le cours de l'urine grâce à l'abord percutané des cavités rénales.

[B3, G1, M2, M3]

Édit. 2020

endoscopie virtuelle l.f.

virtual endoscopy

En scanographie, application de la représentation 3D de surface permettant de montrer la paroi interne d'une structure anatomique creuse et d'en apprécier les altérations.
Cette technique repose sur le choix judicieux du seuil de densité lors de la reformation de surface. Par exemple, pour l'exploration endoscopique virtuelle du larynx, seuls seront conservés, lors de la reformation de surface, les voxels dont la densité moyenne est supérieure à zéro unité Hounsfield : ceci fournit une vision tridimensionnelle de la filière aérique et permet d'étudier les altérations de la muqueuse.
On peut également, utiliser un double seuillage en conservant les voxels de très faible densité (par les voxels aériques dont la densité est inférieure à - 200 unités Hounsfield), qui apparaîtront en noir sur l'image reconstruite.
Actuellement, on réalise ainsi des endoscopies virtuelles des bronches, du côlon (précédemment évacué et insufflé), de certaines articulations (précédemment injectées), etc…
Bien que potentiellement moins informative que l'endoscopie classique, l'endoscopie virtuelle permet, de manière peu agressive, de voir des structures inaccessibles à celle-ci. En revanche elle n’autorise aucun acte thérapeutique.

coloscopie radiologique par imagerie volumique

[B2, B3]

Édit. 2020

gonio-endoscopie n.f.

gonioendoscopy

Méthode d'examen des angles intraoculaires par endoscopie.
L'endoscope, après sa pénétration dans la chambre oculaire se retrouve dans l'aire pupillaire et peut ainsi examiner, soit en avant, en chambre antérieure, l'angle iridocornéen (gonioendoscopie antérieure entre cornée et iris antérieur), soit en arrière, en chambre postérieure, l'angle iridociliaire (gonioendoscopie postérieure entre iris postérieur et couronne ciliaire). L'intérêt de cette investigation réside surtout dans le traitement du glaucome, couvrant la sécrétion d'humeur aqueuse (chambre postérieure), et l'excrétion (chambre antérieure). C'est à leurs niveaux respectifs que des actions microchirurgicales et laser ont lieu dans la cure thérapeutique du glaucome.

laser-endoscopie n.m.

laser-endoscopy

Méthode utilisant conjointement le rayonnement laser et le contrôle endoscopique.
L'intérêt de leur couplage, dans le respect des contraintes propres à la microchirurgie, réside avant tout dans le contrôle ab interno d'actions énergétiques par laser. Trois axes de lumière se côtoient dans un même contenant, à des niveaux d'énergie différents : l'axe image, celui du rayonnement laser, et l'éclairage proprement dit. Les interventions laser intraoculaires ont pour objectif de réaliser sur le tissu cible des transferts d'énergie capables d'interagir par effets thermiques disruptifs ablatifs ou photochimiques, contrôlés par endoscopie. La fibre laser peut être conduite soit par une pièce à main indépendante, soit directement dans le canal endoscopique lui-même. L'action peut se faire à distance du tissu (couronne ciliaire, rétine), ou au contact (sclérostomie, photodacryrhinostomie, photogoniotomie).

Syn. endolaser

phaco-endoscopie n.f.

phako-endoscopy

Méthode consistant à extraire le cristallin sous contrôle endoscopique.
Durant l'extraction du cristallin opaque ou transparent, la vision frontale du microscope opératoire peut être insuffisante. La complémentarité d'une vision sagittale endoscopique permet d'agir in situ, en segment antérieur, dans le sac, directement au contact du matériel cristallinien. Toutes les techniques de fragmentation, de lyse et d'extraction du cristallin peuvent être concernées, qu'elles soient manuelle ou instrumentale, ou encore de phaco-émulsification (ultrasons), ou par jet hydrique (hydrophaco-extraction), ou bien par laser (photo-extraction), dans la mesure où l'action sur le cristallin s'effectue sous observation endoscopique. Par extension, le terme de phaco-endoscopie englobe également tout ce qui concerne les actions incidentes du sac cristallinien (capsules, équateur), durant l'intervention, toujours sous endoscopie.

allergie digestive l.f.

digestive allergy

Ensemble de symptômes digestifs aigus ou chroniques, en rapport avec un état d'hypersensibilité à un antigène quelle qu'en soit la nature (alimentaire, infectieuse, médicamenteuse) ou le mode d'introduction.
Différents types d'hypersensibilité (immédiate, semi-retardée ou retardée) peuvent être en cause et sont souvent intriqués pour le même syndrome. L'allergie et l'intolérance sont différentes : l'allergie fait appel obligatoirement à un mécanisme immunologique alors que l'intolérance comporte d'autres réactions possibles.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,L1]

Édit. 2018 

anastomose digestive l.f.

Abouchement réalisé entre deux organes digestifs, soit après une exérèse pour rétablir la continuité du tube digestif, soit pour courtcircuiter un obstacle.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[L2]

Édit. 2017

artériographie digestive l.f.

gastro intestinal angiography

Ensemble des artériographies concernant l'appareil digestif.
On pratique soit un examen global par aortographie abdominale, soit des artériographies sélectives du tronc cœliaque, des artères mésentériques supérieure ou inférieure, etc.

cellule digestive à mucus l.f.

mucus cell

Cellule qui sécrète du mucus dont il existe dans le tube digestif deux variétés morphologiques.
La première est dite cellule à mucus à pôle fermé : le mucus est sécrété au pôle apical recouvert de la membrane cellulaire avec quelques microvillosités. Ces cellules se retrouvent tout le long du tractus digestif dans les glandes œsophagiennes, cardiales, antrales, duodénales (glandes de Brunner), péri-anales. Elles tapissent également les cryptes et la surface de l'estomac.
La seconde variété est constituée par la cellule caliciforme, cellule cylindrique où le mucus est contenu dans les deux tiers supérieurs de la cellule, dans une cavité en forme de calice. Les mucines paraissent s'échapper à l'apex. Cette cellule est caractéristique du grêle et du côlon : dans le grêle, elle alterne avec les cellules entérocytaires absorbantes, de plus en plus nombreuses du duodénum à l'iléon, dans le côlon elle constitue la presque totalité des cellules des cryptes.

J. Brunner, anatomiste suisse (1687)

Brunner( glandes de)

[A2, L1]

Édit. 2018

cellule digestive endocrine l.f.

endocrine cell

Cellule dont la sécrétion se déverse dans le flux sanguin, à l'inverse de la sécrétion exocrine dont la sécrétion est exportée vers la lumière du tube digestif par un canal ou un conduit cryptique.
Les cellules endocrines du tube digestif sont disposées de façon diffuse le long du tractus digestif dans les structures épithéliales des muqueuses.
De forme triangulaire, elles comportent des granules sécrétoires caractéristiques, de polarité basale. L'apex peut avoir des microvillosités lorsqu'il atteint la lumière des glandes. Les granules sécrétoires examinés en microscopie électronique, comprennent une matrice centrale et une membrane séparée de la matrice par un halo clair. L'ensemble de ces structures a permis de distinguer divers types cellulaires caractérisés par leur sécrétion. Ces cellules ont été caractérisées par leur affinité pour les sels de métaux lourds (cellule chromaffine) et en particulier par la réactivité au sel d'argent. Les réactions de Masson et celles de Grimellius sont les plus utilisées. L'immunohistochimie a apporté de nouvelles possibilités de caractérisation. La nomenclature les intègre dans le système de cellules neuro-endocrines.

L. Grimelius, anatomopathologiste suédois (1968)

[A2,L1]

conversion digestive l.f.

enteric conversion

Dans le cadre d'une transplantation pancréatique, modification chirurgicale du drainage du suc pancréatique qui, de vésical, est détourné vers le tube digestif.
Ce changement de dérivation est destiné à pallier les complications urologiques liées au drainage vésical de la sécrétion alcaline du pancréas exocrine.

[L1,L2]

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