Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

34 résultats 

facteur d'inhibition de la migration des macrophages l.m.

migration inhibition factor

Lymphokine qui inhibe la migration des macrophages, p. ex. à l'intérieur d'un tube capillaire in vitro, probablement en augmentant leur adhésivité.

Sigle angl. MIF

lymphokine, macrophage

[C1,F1]

Édit. 2018

migration des macrophages (test de) l.m.

macrophage migration test

Test utilisé pour détecter et mesurer l'immunité à médiation cellulaire.
Les lymphocytes et les macrophages sont mélangés et introduits dans des tubes capillaires et incubés pendant une nuit dans un milieu de culture. Dans un milieu normal, les macrophages vont migrer en dehors des tubes. Dans un milieu contenant l'antigène, le MIF (Migration Inhibition Facor) produit par les lymphocytes sensibilisés agit directement sur les macrophages en inhibant leur migration à l'extérieur du tube.

Mariam George  et J. H. Vaughan, biologistes américains (1962)

Étym. lat. migratio, de migrare : changer de séjour ; gr. macros : grand ; phagos :  mangeur

facteur d'inhibition de la migration des macrophages (MIF)

facteur d'activation des macrophages l.m.

macrophage activating factor

Lymphokine augmentant les capacités microbicides et tumoricides des macrophages.
Le MAF et le MIF (facteur d'inhibition de la migration) pourraient correspondre à une même molécule. L'interféron gamma en serait voisin.

Müjgân Timur, biochimiste turque en activité en Grande Bretagne (1975, 1977)

Sigle angl. MAF

interféron

[[F1,F3]]

Édit. 2018

MAF facteur d'activation des macrophages sigle angl. pour

Facteur d'activation des macrophages

[[F1,F3]]

Édit. 2018

MIF sigle angl pour

2) Mullerian Inhibiting Factor

hormone antimüllérienne

MIF sigle angl.


facteur d'inhibition de la migration des macrophages.

facteur d'activation des macrophages

[F1,F3]

Édit. 2018

monocyte-macrophages (système des) l.m.

phagocytes mononucléés (système des), histiocyte

syndrome d'activation des macrophages
l.m. (SAM)

macrophage activation syndrome

Affection peu fréquente, souvent mortelle, due  à une stimulation inappropriée des cellules macrophagiques dans la moelle osseuse et le système lymphoïde, entraînant une phagocytose anormale des éléments figurés du sang et la libération de cytokines pro-inflammatoires, donc une inflammation systémique grave et diffuse. 
Le SAM se manifeste par de la fièvre, une hépatosplénomégalie fréquente, une altération de l’état général, une bi ou pancytopénie, une élévation de la ferritine, une hypertriglycéridémie, une hypofibrinogénémie. D’autres anomalies biologiques non spécifiques peuvent être présentes : élévation des transaminases, des LDH, des d-Dimères. Le diagnostic peut être confirmé par une hémophagocytose sur le myélogramme. D’autres atteintes viscérales sont également possibles en rapport avec l’inactivation incontrôlée du système immunitaire responsable de l’orage cytokinique. L’atteinte pulmonaire, qui survient dans la moitié des cas se traduit par une détresse respiratoire avec oxygénodépendance, conséquence d’un infiltrat diffus pouvant évoluer vers un syndrome de sétresse sespiratoire aigüe de mauvais pronostic. Des manifestations neurologiques, une atteinte rénale peuvent aussi s’observer.Il existe deux catégories de causes : le SAM acquis le plus fréquent. Il s’observe chez l’adulte et comporte trois causes principales par fréquence décroissante : les infections virales surtout (Epstein Barr virus, cytomégalovirus, herpès simplex virus, Covid 19 etc..), bactériennes et parasitaires, les causes tumorales, lymphomes et les maladies auto-immunes. La forme familiale, génétique, à transmission récessive est très rare, se manifeste dès les premiers mois de la vie. La transmission est autosomique récessive. La physiopathologie complexe fait intervenir le rôle majeur des lymphocytes T CD8 et de certaines cytokines. Plusieurs mutations de gènes ont été individualisées : gène PRF1 : gène de la perforine (protéine cytolytique sécrétée par les lymphocytes T CD8+) localisée sur le chromosome 10q21- gène UNC13D : gène qui code la protéine Munc13-4 localisé sur le chromosome 17q25 normalement responsable de l’arrimage des granules cytolytiques en préparation pour la fusion avec la membrane plasmique. gène STX11 : gène localisé sur le chromosome 6q24 codant la syntaxine 11 qui participe à la fusion des membranes vésiculaire et cellulaire.Il est possible que des facteurs génétiques puissent intervenir dans les formes acquises de SAM.

Syn. lymphocytose hémophagocytaire

pancytopénie, hémophagocytose, syntaxine 11, syndrome de sétresse sespiratoire aigüe

[F1, F3, K1, O1, Q2]

Édit. 2020

migration n.f.

migration

Déplacement d’un groupe de personnes d’un lieu de vie à un autre.
Selon l’ampleur du déplacement, le nombre des personnes intéressées, le motif de leur départ (guerre, famine, catastrophe naturelle, etc.), les relations entre les Etats éventuellement concernés, la migration peut soulever des difficultés de santé publique : alimentation, habitat, hygiène, etc.

Étym. lat.  migratio, de migrare : changer de séjour

centre de transit

migration neuronale (anomalies de la) l.f.p.

neuronal migration anomalies

Malformations cérébrales parfois complexes, liées à des arrêts ou à des modes de fixation de la migration des neurones autour de la huitième semaine de la vie embryonnaire, dont l'étiologie est variable : génétique, lésions infectieuses, métaboliques ou toxiques.
Sont décrites ainsi : l'agyrie, la pachygyrie, la schizocéphalie, la mégalencéphalie, l'haloprosencéphalie.

Étym. lat. migratio, de migrare : changer de séjour ; gr. neuron : fibre, nerf

migration transtubaire l.f.

transtubal migration

1) Cheminement des ovules ou des spermatozoïdes dans la trompe de Fallope, jusqu'au tiers externe de l'ampoule où se produit la fécondation.
2) Progression de l'embryon de l'ampoule tubaire vers la cavité utérine où se produit la nidation au 6e jour de la fécondation.

Étym. lat. migratio, de migrare : changer de séjour ; trans- : à travers ; tubus : tube, conduit

inhibition des extrémités l.f.

end stoping

hypercomplexité

myofasciite à macrophages l.f.

macrophagic myofasciitis

Réaction indésirable de nature inflammatoire chronique granulomateuse, consistant en foyers (« vagues ») de monocytes-macrophages contenant de l’aluminium engagé dans une combinaison biochimique, localisés aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient ce métal.
Cette réaction granulomateuse affecte avant tout le fascia conjonctif périmusculaire (épimysium, périmysium, endomysium) et, plus rarement, le tissu musculaire lui-même. La myofasciite à macrophages post-vaccinale pourrait déclencher chez de très rares patients, notamment parmi les porteurs de l’allèle HLA-DRBI*01, de trois mois à dix ans après la vaccination, une affection auto-immune caractérisée  par  des myalgies, des arthralgies, une asthénie, une faiblesse musculaire, de la fatigue et de la fièvre.
Sa relation avec de nombreuses autres affections plus fréquentes comportant ou non un mécanisme auto-immun (sclérose en plaques, par exemple) a été évoquée, notamment à cause de la localisation aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient de l’aluminium, mais non prouvée. Un rapport avec la fibromyalgie est également envisagé par certains, surtout en France, à cause d’ensembles symptomatiques plus ou moins proches et souvent intriqués impliquant le muscle : douleurs invalidantes de topographie variée, surtout musculaires et articulaires, fatigue chronique, dysfonctionnement végétatif, troubles de l’équilibre et du sommeil...

R. K. Gherardi, neuropathologiste français (1998)

Étym. gr. mus : souris, muscle : lat.  fasces : faisceau ; -ite :suffixe indiquant l’inflammation

hémagglutination (réaction d'inhibition de l') l.f.

haemagglutination inhibition test

Inhibition de l’agglutination passive des hématies sur lesquelles est fixé artificiellement un antigène soluble, par un immun-sérum spécifique de cet antigène, lorsque cet immun-sérum a été auparavant mélangé à un produit biologique contenant cet antigène.
Cette réaction est utilisée pour le diagnostic biologique de maladies virales et pour le dosage d’hormones plasmatiques ou urinaires.

Étym. gr.haima : sang

hémagglutination passive

[D1,O4]

inhibition n.f.

inhibition

1) En biochimie, phénomène déclenché par certaines substances qui ralentissent ou arrêtent une réaction.
L'inhibition d'un enzyme peut être compétitive, par un analogue de substrat, ou non compétitive, par un poison qui modifie le site catalytique de l'enzyme. Certains enzymes clés sont soumis à une rétro-inhibition par un métabolite ultérieur de la voie métabolique.
2) En ophtalmologie, trouble de la motilité ou de la perception visuelle dont on ignore la pathogénie.
Il est plus simple de dire amblyopie, neutralisation, insuffisance, etc. Terme à éviter en dehors d'une étude précise d'un mécanisme physiologique ou physiopathologique.
3) En psychiatrie, concept initialement physiologique et neurophysiologique, d'un processus actif et passager de freinage ou de suspension d'une fonction, qui a ensuite été appliqué, de manière souvent ambigüe, à l'activité psychique, surtout émotionnelle, et à ses troubles.
Ses acceptions sont diverses : comportementalistes, éthologiques, psychodynamiques, ces dernières comportant la notion d'un conflit intrapsychique générateur d'angoisse et aussi d'inhibition réductrice du moi (S. Freud).
Quel qu'en soit le processus, l'inhibition s'observe dans les états dépressifs, où elle fait partie du syndrome de ralentissement (D. Widlöcher), et aussi chez les psychasthènes, les émotifs, les timides (p. ex. en face d'une situation éprouvante).
4) En gériatrie, une modification de l'environnement habituel peut inhiber, chez le sujet, les données sociales apprises.
5) En pathologie générale, l'inhibition comportementale est parfois considérée comme préventive de la destruction, du "nivellement entropique" avec l'environnement (H. Laborit).

D. Widlöcher, psychiatre, psychanalyste français (1983) ; H. Laborit, chirurgien neurobiologiste militaire, ethologue et philosophe français (1914-1995)

inhibition de l'allaitement l.f.

lactation inhibition

Arrêt artificiel de l’allaitement maternel par administration d’œstrogènes, d’aspirine ou maintenant de bromocriptine.

inhibition enzymatique l.f.

enzymatic inhibition

Processus selon lequel un agent éventuellement  médicamenteux associé à un autre aboutit à une compétition entre eux vis à vis d'un même système enzymatique d'inactivation.
L'un protège ainsi l'autre de la transformation en dérivés inactifs et exalte ou prolonge ses effets.

inhibition fantasmatique l.f.

phantasmal inhibition

alexithymie, psychosomatique (pensée ou vie opératoire)

inhibition latérale l.f.

lateral inhibition

Phénomène très répandu dans les systèmes sensoriels qui consiste en une augmentation du rapport entre le taux de décharge des potentiels d'action de la cellule enregistrée (signal) et celui des cellules environnantes (bruit de fond).
Cette amélioration du rapport signal sur bruit facilite la perception des contours. L'inhibition latérale est assurée par le réseau des interneurones qui entoure les neurones.

E. Mach, physicien et philosophe autrichien (1838-1916)

bande de Mach

inhibition réciproque l.f.

reciprocal inhibition

Incompatibilité entre certaines réponses comportementales qui s'inhibent mutuellement.
Ainsi, un sujet en détente musculaire supporte mieux la présentation d'un stimulus agressif et se dégage progressivement de l'émotion ainsi provoquée.
La méthode appelée aussi désensibilisation progressive consiste à placer au premier rang la relaxation différentielle de Jacobson parmi les réponses antagonistes de l'anxiété. Il s'agit d'une technique de choix dans la prise en soins des phobiques.

J. Wolpe, psychiatre américain (1952 et 1958)

inhibition vésicale l.f.

bladder inhibition

Blocage réflexe ou volontaire de la miction.
Une inhibition réflexe est observée dans les hyperfonctionnements sympathiques et somatiques, fréquents dans les neurovessies. Certaines rétentions peuvent être provoquées par des réflexes viscéroviscéraux, telle la distension anale, le fécalome, une érection. L'inhibition psychologique est le mécanisme de la rétention hystérique, le sujet étant incapable de libérer sa contraction vésicale.
Il s'agit d'une exacerbation d'un mécanisme physiologique dans lequel la contraction volontaire du sphincter anal et uréthral déclenche de façon réflexe une inhibition de la contraction vésicale ; ce fait est utilisé dans la rééducation de certaines impériosités vésicales.

réaction collective "commotion-inhibition-stupeur" l.f.

collective "shock-inhibition-stupor" reaction

Comportement collectif entrant dans le cadre des réactions collectives inadaptées, caractérisé par la déstructuration du groupe, l'inobservance de la discipline et la régression vers un mode archaïque de fonctionnement psychique.
De telles réactions sont observées principalement chez les survivants de catastrophes, que l'on voit émerger des décombres, sans initiative, hébétés sous le coup du choc émotionnel, et dont la seule mobilité consiste en un lent exode centrifuge les éloignant des lieux de la catastrophe. Anciennement décrites (Pompéi - 79 av JC, Lisbonne - 1755), elles ont aussi été observées lors des bombardements nucléaires de Hiroshima et de Nagasaki. Leur durée, de quelques heures, correspond au temps nécessaire à l'évacuation de la zone sinistrée et à la cessation de l'état de stupeur collective.

panique collective

rétro-inhibition n.f.

feedback inhibition

Mécanisme de régulation d'une voie métabolique consistant en l'inhibition d'un premier enzyme de la chaine par le produit final.
On en connaît de nombreux cas dans le métabolisme bactérien, p. ex. dans les voies de biosynthèse des acides aminés ou des bases puriques et pyrimidiques. Chez les animaux, il existe des rétro-inhibitions dans la biogénèse des acides gras et des stérols : les acyl-coenzymes A inhibent le premier enzyme de leur biosynthèse, l'acétyl-CoA-carboxylase ; le cholestérol freine la β-hydroxy-β-méthylglutaryl-CoA-réductase. La rétro-inhibition est généralement le fait d'une transition allostérique de l'enzyme.

rétroaction

facteur d'activation des plaquettes l.m.

1-hexadécyl-2-acétyl-glycérol-3-phosphoryl-choline

Facteur produit par les cellules activées : polynucléaires, basophiles et éosinophiles ; les monocytes, les macrophages, les plaquettes et les endothéliums vasculaires.
Il entraîne l’agrégation et la dégranulation des plaquettes, le chimiotactisme, l’augmentation de l’adhésivité, la libération des enzymes lysosomiques et la production d’anions peroxydes par les neutrophiles, les monocytes et les macrophages. Il provoque une vasodilatation cutanée et, à forte dose, une vasoconstriction, des effets sur les systèmes pulmonaire et cardiovasculaire : arythmie, hypotension systémique, pression artérielle pulmonaire et ventriculaire droite élevées : œdème, diminution de la compliance.

P. M. Henson, médecin américain (1971) ; D. J. Hanahan, biologiste américain (1986)

[F1]

Édit. 2017

facteur de croissance dérivé des plaquettes l.m.

platelet derived growth factor

Facteur de croissance synthétisé par les mégacaryocytes,  les cellules endothéliales et par les cellules cancéreuses,  stocké dans les granules alpha des plaquettes, cette glycoprotéine circule dans le sang et stimule certaines voies métaboliques dans les fibroblastes et les cellules musculaires lisses.
 
Il participe à la biosynthèse du collagène, du cholestérol, des phospholipides, des prostaglandines. Son activation permet l'effet mitogène d'autres facteurs de croissance. Il comporte plusieurs formes : PDGF-I, de masse moléculaire 35 kDa (constitué de deux chaînes appelées PDGF-1 et PDGF-2), PDGF-II, de masse moléculaire 32 kDa. Pour agir, il se fixe sur un récepteur glycoprotéique membranaire, dont le domaine intracellulaire peut s'autophosphoryler par une activité tyrosine-protéine-kinase et phosphoryler d'autres protéines.



.

Sigle PDGF

[C1,C3,F1,F2]

Édit. 2018

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