fixation n.f.
fixation
1) En ophtalmologie, processus réflexe sensorimoteur ayant pour fonction de maintenir l'image rétinienne d’un objet sur une zone de la rétine ayant la meilleure capacité de discrimination et servant de référence oculomotrice (point oculomoteur zéro).
En physiologie normale, la fixation se fait sur la fovéola ; en pathologie, elle peut avoir un siège excentrique et s'accompagner d'un changement de référence oculomotrice.
2) En psychiatrie, notion liée à la conception génétique et dynamique du développement libidinal. L'attachement à certains objets ou à certains modes de satisfaction, qui caractérise une des étapes de l'organisation de la sexualité infantile, persiste dans l'inconscient sous la forme de contenus représentatifs auxquels la pulsion reste liée.
Par ex., la fixation au stade anal est déterminante dans la constitution des symptômes et des traits de caractère de la névrose obsessionnelle. Couplée avec la régression, elle constitue un recours lorsque la satisfaction pulsionnelle s'avère trop coûteuse.
S. Freud évoque aussi un autre mode de fixation, non lié au mode de satisfaction. Dans la conception théorique de la pulsion de mort, la fixation au trauma vient illustrer l'existence et le fonctionnement d'une compulsion de répétition qui n'obéit pas au principe de plaisir.
3) En microbiologie, certaines bactéries sont capables de fixer l’azote, c’est-à-dire de produite des substances protéiques à partir de l’azote de l’atmosphère p. ex. une bactérie anaérobie du genre Clostridium.
4) En anatomie pathologique, la fixation des tissus prélevés se fait après étalement par l’alcool, la laque ou l’air.
G. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1942) ; R. May, médecin interniste allemand (1902) ; L. Grünwald, otorhinolaryngologiste allemand (1863-1927) ; G. Giemsa, bactériologiste allemand (1904)
→ disparité de fixation, mouvement de fixation, réflexe de fixation, fixation croisée, fixation excentrique, ligne de fixation, axe de fixation
[A3,D1,P2,H4]
Édit. 2018