gène de la réponse immunitaire l.m.
immune response gene
Pour un déterminant antigénique donné, gène unique dominant qui contrôle une des réponses immunitaires des lymphocytes T mais ne code pas pour un anticorps.
Certains de ces gènes Ir codent pour des antigènes HLA de classe II.
Syn. gène Ir
→ complexe majeur d'histocompatibilité
anaplasmose granulocytique humaine l.f.
human granulocytic anaplasmosis, human granulocytic ehrlichiosis
Maladie zoonotique due à la bactérie Anaplasma phagocytophilum, répandue en Eurasie et sur le continent américain.
Les patients infectés par cette bactérie présentent une fièvre, des frissons, des myalgies, des céphalées, une thrombopénie, une leucopénie, une augmentation des transaminases. L'évolution est habituellement favorable mais des complications sévères peuvent néanmoins survenir, comme des syndromes de choc septique, des coagulopathies, des détresses respiratoires, des myocardites, des insuffisances rénales aiguës. Beaucoup d'infections demeurent asymptomatiques ou se présentent comme une maladie très fruste. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la PCR. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La transmission de la bactérie en cause a lieu par morsure de tique ; des cas d'infection par transfusion sanguine sont connus.
D. B. Sykes, médecin américain (2020)
Syn. ehrlichiose granulocytique humaine, anaplasmose (ou ehrlichiose) granulocytaire humaine
[D1,D4,D5]
Édit. 2020
antithrombine humaine l.f.
human antithrombin
Inhibiteur physiologique de la coagulation utilisé dans le traitement des déficits constitutionnels et acquis sévères en antithrombine.
Il est extrait du plasma des donneurs de sang.
bioclimatologie humaine l.f.
human bioclimatology
Branche de la biologie qui étudie l’action des facteurs physiques de l’environnement (température, humidité, éléments d’un climat, etc.), sur la physiologie humaine et sa pathologie.
→ climat
Édit. 2017
ehrlichiose granulocytique humaine l.f.
human granulocytique ehrlichiosis
Syn. anaplasmose granulocytique humaine
→ anaplasmose granulocytique humaine
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
ehrlichiose monocytique humaine l.f.
human monocytic ehrlichiosis
Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.
Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine
→ Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction
[D1, D2]
Édit. 2019
génétique humaine l.f.
human genetics
Partie de la génétique consacrée à l'étude de la transmission de caractères héréditaires au sein des familles et des différentes populations humaines, que ces caractères soient normaux ou qu'ils aient des modes d'expression pathologiques.
Les objets d'étude de la génétique humaine sont innombrables, tant sont variés les aspects du polymorphisme : caractéristiques anthropologiques, polymorphisme antigénique, épidémiologie des anomalies métaboliques ou chromosomiques, etc. Elle s’occupe également de la découverte de gènes dont les mutations sont responsables des maladies génétiques.
gonadotrophine ménopausique humaine l.f.
human menopausal gonadotrophin
Hormones gonadotropes hypophysaires, FSH et LH, sécrétées en grande quantité après la ménopause.
Son recueil dans les urines de femmes ménopausées permet son utilisation thérapeutique pour la stimulation de la croissance folliculaire chez les femmes traitées pour une stérilité endocrinienne ou stimulées en vue d'une fécondation in vitro. Pour cet usage, elle est aujourd'hui remplacée par les hormones synthétiques recombinantes obtenues par génie génétique.
Syn. hormone gonadotrope ménopausique humaine
Abrév. HMG
hormone gonadotrope ménopausique humaine l.f.
human menopausal gonadotropin
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. gonadotrophine ménopausique humaine
Sigle HMG
→ gonadotrophine ménopausique humaine
[O4]
immunothérapie de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine l.f.
Adjonction d’un traitement immunomodulateur, tel que l’interleukine 2, au traitement antirétroviral.
Destinée à stimuler la croissance et la prolifération des lymphocytes T, elle est indiquée chez les patients ayant une réponse immunitaire insuffisante sous trithérapie suivie depuis au moins six mois.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ sida
somatomammotrophine chorionique humaine l.f
human chorionic somatomammotrophin
Glycoprotéine sécrétée par le placenta dont l’action est proche de celle de la prolactine : elle stimule la croissance de la glande mammaire et la sécrétion lactée.
Son dosage dans le plasma servait de témoin de la fonction placentaire dans les grossesses pathologiques.
Syn. hormone placentaire lactogène, hormone chorionique somatotrope, somato-mammotrophine chorionique humaine
Sigle HCS
stérilisation humaine l.f.
sterilization
Action de rendre stérile une personne.
La stérilisation masculine est presque toujours réalisée par une vasectomie bilatérale, celle-ci étant chirurgicalement réversible par vasovasostomie.
traitement de l'eau destinée à la consommation humaine l.m.
Ensemble des techniques et équipements mis en œuvre pour produire de l’eau de consommation humaine à partir d’une eau issue du milieu naturel, non distribuable.
Les eaux de surface ou souterraines ne sont pas toujours d’une qualité conforme aux normes de qualité requises pour leur distribution en vue de la consommation humaine ; elles doivent donc subir une ou plusieurs phases de « nettoyage » qui peuvent être physiques (filtration), chimiques (notamment chloration de l’eau) et/ou biologiques.
virus de l'immunodéficience humaine (VIH) l.m.
human immunodeficiency virus (HIV)
Rétrovirus responsable du syndrome d'immunodéficience acquise humaine (sida).
Deux virus à ARN, transcrits en ADN proviral par une transcriptase inverse virale, sont actuellement connus : VIH1 et VIH2. La transmission du virus est principalement parentérale, sexuelle et maternofœtale. Le test ELISA et le Western Blot sont les tests de routine, utilisés pour le dépistage, de même que l’évaluation de la charge virale est utilisée pour le suivi thérapeutique.
Caractérisé par un cyle réplicatif au sein des cellules exprimant à leur surface la molécule CD4, le VIH induit une disparition progressive de ces cellules infectées, notamment les lymphocytes CD4 impliqués dans les mécanismes de défense immunitaire. Cette disparition progressive d'effecteurs de l'immunité cellulaire, contrastant avec une immunité humorale détectable mais insuffisante, rend compte de la fréquence des infections opportunistes (cytomégalovirose, mycobactériose, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, etc.) et de l'émergence de cancers (sarcome de Kaposi, lymphome, etc.).
Les thérapeutiques antirétrovirales se répartissent en quatre classes de médicaments : des inhibiteurs de la rétrotranscriptase (analogues de nucléosides et inhibiteurs non nucléosidiques), inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée. L’instauration d’un traitement (trithérapie le plus souvent) et une surveillance adaptée permettent une réduction considérable, voire une une nondétection de la charge virale plasmatique et une amélioratioin significative de l'espérance et de la qualité de vie des patients malgré la fréquence des effets secondaires.
La transmission verticale maternofœtale du virus, contemporaine de l'accouchement dans la majorité des cas, avoisine 25%. Elle est réduite à moins de 15% par la prise de médicaments antiviraux (AZT) pendant la grossesse.
L. Montagnier, membre de l’Académie de médecine et F. Barré-Senoussi, virologues de l’Institut Pasteur de Paris, tous deux prix Nobel de médecine en 2008
Syn. HTLV, LAV (obsolètes)
→ sida, ELISA (technique), western (technique), charge virale plasmatique, CD 4, cytomégalovirus, mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, Kaposi (maladie de), lymphome, inhibiteurs de la transcriptase inverse, inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée, AZT
eau destinée à la consommation humaine l.f.
water fit for human consumption
Selon l’article R 1321-1 du code de la santé publique :
1) toutes les eaux qui, soit en l'état, soit après traitement, sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à d'autres usages domestiques, qu'elles soient fournies par un réseau de distribution, à partir d'une citerne, d'un camion-citerne ou d'un bateau-citerne, en bouteilles ou en conteneurs, y compris les eaux de source ;
2) toutes les eaux utilisées dans les entreprises alimentaires pour la fabrication, la transformation, la conservation ou la commercialisation de produits ou de substances destinés à la consommation humaine, qui peuvent affecter la salubrité de la denrée alimentaire finale, y compris la glace alimentaire d'origine hydrique.
Les eaux destinées à la consommation humaine doivent (directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998) :
- ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ;
- être conformes aux limites de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques et chimiques, définies par arrêté du ministre chargé de la santé.
- satisfaire à des références de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques, chimiques et radiologiques, établies à des fins de suivi des installations de production, de distribution et de conditionnement d'eau et d'évaluation des risques pour la santé des personnes.
Syn. eau potable
[C1,E1,R2]
Édit. 2018
établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires l.m.
establisment of preparation and response to health emergencies
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Chargé de la gestion des moyens de lutte, cet établissement se tient en réserve, contre les menaces sanitaires graves ou majeures, telle une pandémie grippale, tant du point de vue humain - réserve sanitaire - que du point de vue matériel - produits et services.
La réserve sanitaire met en œuvre, suivant l’importance des évènements, une réserve d’intervention et une réserve de confort. La réserve d’intervention est composée de professionnels de santé. La réserve de confort fait appel à des professionnels de santé retraités, des étudiants en médecine ou paramédicaux et à d’autres professionnels répondant à des critères définis par arrêté ministériel. Tous les membres de ces réserves doivent souscrire un engagement d’une durée de trois ans.
Cet établissement doit également constituer et gérer une réserve de produits et de services comprenant tous les articles, appareils, médicaments, vaccins, biens et objets destinés à lutter contre les risques sanitaires encourus. Il doit tenir prêts tous les plans opérationnels nécessaires pour que l’État puisse se servir de l’ensemble de ces produits.
Institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur, l’établissement est placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Son budget est financé, par moitié, par l’État et les caisses d’assurance maladie. Son conseil d’administration a, de même, une composition paritaire : sur ses 24 membres, 12 représentent l’État et les 12 autres, les régimes d’assurance maladie.
Sigle EPRUS
→ Agence nationale de santé publique
[E1]
Édit. 2018
immunodéficience, déficience lymphocytaire et leucocytaire et réponse à l'antagoniste de l'histamine l.f.
immunodeficiency with defective leukocyte and lymphocyte function and with response to histamine antagonist
État atopique avec infections cutanées et cornéennes récidivantes (dont l'herpès cornéen).
Immunodéficience familiale avec ulcères cornéens récidivants et herpès ayant nécessité la greffe de cornée. Plusieurs autres cas identiques ont été publiés avec production anormale d'IgE. L’affection est autosomique dominante (MIM 146840).
L. K. Jung, pédiatre américain (1983)
Étym. lat. immunis : exempt de
mydriatique (réponse au) l.f.
mydriatic response to pharmacologic agents
Probable hyper et hyposensibilité génétique aux drogues mydriatiques.
La dilatation exagérée aux collyres à base d'adrénaline est décrite sous le nom de syndrome de Loewi et serait en faveur d'une thyréotoxicose. L'hypersensibilité à l'atropine des trisomiques 21 est classique et contre indique l'utilisation de ce collyre. L’affection est autosomique dominante (MIM 159410).
O. Loewi, pharmacologiste américain (1926), prix Nobel de médecine en 1936
→ adrénaline, trisomie 21, syndrome de Loewi, thyréotoxicose
[P2, Q3]
Édit. 2018
réponse à côté l.f.
approximate answer
réponse adaptative l.f.
adaptive response
Chez certaines Bactéries, système de réparation de l'ADN dans lequel l'exposition des cellules à une faible concentration de mutagène alcoylant augmente leur résistance à une dose toxique de ce mutagène.
L'apparition de la résistance dépend de l'induction d'un système enzymatique de réparation des bases méthylées par le mutagène.
réponse au choc thermique l.f. .
heat shock response
Expression préférentielle de certains gènes à la suite d'un choc thermique ou d'une autre agression : irradiation par ultraviolets, infection virale, éthanol, etc. Ces gènes sont appelés : gènes du choc thermique.
La séquence de ces gènes est hautement conservée dans l'échelle phylogénique des bactéries à l'ensemble des Eucaryotes. Certaines protéines du choc thermique sont induites lors de la réponse SOS.
[G1,Q1]
réponse cardio inhibitrice l.f.
réduction de la fréquence cardiaque au-dessous de 40 battements par minute et chute de la pression artérielle après un test d’inclinaison effectué chez un patient présentant des syncopes vagales.
réponse F l.f.
réponse immunitaire l.f.
immune response
Ensemble d'événements se produisant chez l'Homme et les vertébrés à la suite d'un contact immunologique avec une protéine étrangère.
La réponse immunitaire peut se traduire par la production d'anticorps spécifiques, une réaction d'hypersensibilité, etc. Elle peut être à médiation humorale ou cellulaire.
→ déterminant antigénique, hypothèse informatrice, antigène, anticorps
réponse immunitaire à médiation cellulaire l.f.
cell mediated immune response
Réponse immunitaire des lymphocytes T n'impliquant pas la sécrétion d'un anticorps.
On distingue :
- les lymphocytes T cytotoxiques qui neutralisent directement l'élément étranger,
- les lymphocytes T facilitants qui activent des macrophages,
- les lymphocytes T suppressifs qui inhibent la réponse d'autres lymphocytes T ou B.