système nerveux autonome l.m.
Ensemble des structures nerveuses dont les centres de contrôle, situés en dehors du système nerveux central, régissent le fonctionnement autonome des viscères et règlent les grandes fonctions vitales et viscérales de l'organisme (respiration, circulation, thermorégulation, digestion, excrétion, fonction sexuelle) et dont les effets, habituellement globaux et relativement lents, intéressent surtout les muscles lisses et échappent au contrôle volontaire.
Le système nerveux autonome est formé de deux branches, le système sympathique ou orthosympathique, dont les neurones efférents se situent au niveau vertébral thoracique et lombaire, et le système parasympathique, issu des régions crânienne et sacrée. Le premier se manifeste notamment par une dilatation pupillaire, une vasoconstriction viscérale, une accélération du rythme cardiaque, une inhibition gastrique et intestinale, une pilo-érection ; le second a une activité généralement opposée.
Emanant de la partie latérale de la substance grise médullaire, les corps cellulaires des neurones du système sympathique empruntent les racines antérieures, de même que les neurones moteurs, mais se divisent ensuite pour former une branche efférente distincte. Dès leur sortie du rachis, ils rejoindront les ganglions sympathiques.
Les fibres du système parasympathique proviennent essentiellement du tronc cérébral et des segments sacrés S2, S3 et S4. Elles n'empruntent pas le chaînon sympathique mais vont innerver les ganglions situés près de l'organe ou à l'intérieur de celui-ci. Leurs effets activateurs sont bien moins diffus que dans le système sympathique car les divers éléments de ce système touchent des organes spécifiques.
Continuellement actif sous le contrôle de certaines parties de l'encéphale comme l'hypothalamus, le tronc cérébral et certaines parties du circuit limbique, le système nerveux autonome a une fonction tonique de base résultant d'un équilibre entre ses constituants sympathiques et parasympathiques qui sont ainsi relativement antagonistes. L'organisation des fibres comporte des centres, des neurones préganglionnaires, des ganglions et des neurones postganglionnaires qui innervent les organes effecteurs : œil, tube digestif, cœur, vaisseaux, bronches, glandes sudoripares et salivaires, vessie, organes génitaux.
L'arc réflexe viscéral sympathique comprend en général :
- un neurone efférent situé dans la corne intermédiolatérale de la moelle (1) et son axone myélinisé, relativement court, qui quitte la moelle par la racine ventrale (v) ;
- un relais dans un ganglion de la chaîne paravertébrale ou dans un ganglion prévertébral à distance de la chaîne paravertébrale avec un neurone (2) dont l'axone non myélinisé atteint l'organe cible (c) ;
- cet organe cible est innervé par un neurone sensitif en T situé dans le ganglion dorsal de la racine nerveuse (d), dont la branche afférente, traversant le ganglion paravertébral, va par le rameau communiquant blanc vers son noyau et se termine dans la moelle sur un interneurone de la corne dorsale (3) ;
- ce dernier boucle le circuit réflexe en prenant contact avec le neurone effecteur (1).
Les fibres sympathiques efférentes quittent la moelle épinière entre les segments D1 et L2. Elles forment la chaîne sympathique paravertébrale (grand sympathique). Des fibres issues des trois dernières thoraciques innervent directement la médullosurrénale qui libère dans le sang des monoamines sympathomimétiques.
Certaines fibres postganglionnaires passent dans les nerfs rachidiens par l'intermédiaire des rameaux communicants gris et assurent l'innervation des vaiseaux sanguins, des glandes sudoripares et des muscles horripilateurs.
D'autres fibres sympathiques établissent une synapse dans un ganglion prévertébral situé à distance de de la chaîne sympathique (ganglions cœliaque, mésentérique supérieur, mésentérique inférieur).
Les neurones parasympathiques sont situés dans le noyau d'Edinger-Westphal (IIIe paire de nerfs crâniens), les noyaux salivaires supérieur (VIIe paire) et inférieur (IXe paire), le noyau moteur dorsal et le noyau ambigu (Xe paire) et la partie intermédiaire des segments (S2 à S4) de la moelle sacrée. Les fibres parasympathiques, généralement assez longues, quittent le système nerveux central soit par certains nerfs crâniens, soit par les 2ème, 3ème et 4ème nerfs sacrés. La majorité des fibres longues sont regroupées dans le nerf pneumogastrique, qui assure l'innervation parasympathique du cœur (le noyau ambigu ralentit le cœur), du poumon et des bronches, du foie, du pancréas et d'une bonne partie du tube digestif.
Les neuromédiateurs au niveau des synapses sont la noradrénaline et l'acétylcholine qui agissent sur des récepteurs βmuscariniques ou nicotiniques, pour l'acétylcholine et adrénergiques alpha (eux-mêmes subdivisés en alpha1, alpha2 et bêta1 et bêta2), pour la noradrénaline.
Organisation du système nerveux :
- en haut schéma d’une unité motrice,
- en dessous système nerveux autonome : G Ganglion ; pré : neurone préganglionnaire ;
post : neurone postganglionnaire ;
- récepteurs : Mu, muscarinique (éventuel), Ni, nicotinique, Na, adrénergiques
L. Edinger, neuroanatomiste (1885) et C. Westphal (1887) neuropsychiatre allemands
Syn. système nerveux végétatif, système viscéral
Sigle SNA
→ système nerveux autonome (atteintes du)
ganglion iliaque externe 1.m.
external iliac lymph node
Nœud (ganglion) lymphatique faisant partie d'un groupe de huit à dix disposés le long des vaisseaux iliaques externes en trois chaînes parallèles : externe, en dehors de l'artère, moyenne, entre l'artère et la veine et interne, en dedans de la veine.
Chaque chaîne comprend un ganglion supérieur, un ganglion moyen et un ganglion inférieur ou ganglion rétrocrural. Ces ganglions drainent la lymphe des ganglions inguinaux, de la région sousombilicale de la paroi abdominale antérieure et de la plus grande partie des organes génito-urinaires, en particulier du col utérin, à l'exception des gonades.
ganglion vertébral l.m.
ganglion vertebrale (PNA)
vertebral ganglion
Ganglion nerveux inconstant du tronc sympathique cervical, situé au-dessus du ganglion cervical inférieur et résultant de sa fragmentation.
Le rameau interganglionnaire est dédoublé entre ces deux formations et entoure l’artère vertébrale. C’est le plus souvent du ganglion intermédiaire que naît la branche supérieure de l’anse subclavière.
Syn. anc. ganglion vertébral de Lambmann, ganglion intermédiaire
partie crâniale de la partie parasympathique du système nerveux autonome l.f.
pars cranialis partis parasympathici divisionis autonomici systematis nervosi (TA)
cranial part of parasympathetic part of autonomic division
Partie du système parasympathique crânial qui comprend le ganglion ciliaire, le ganglion ptérygo-palatin, le ganglion submandibulaire, le ganglion sublingual et le ganglion otique.
→ ganglion ciliaire, ganglion ptérygo-palatin, ganglion submandibulaire, ganglion sublingual, ganglion otique.
plexus nerveux carotidien interne l.m.
plexus nervosus caritocus internus (TA)
internal carotid plexus
Eléments de la partie crânio-cervicale des plexus viscéraux et des ganglions viscéraux du système nerveux autonome satellites de l’artère carotide interne.
Il reçoit des racines sympathiques du ganglion ciliaire, du ganglion ptérygo-palatin (nerf pétreux profond), du ganglion submandibulaire, du ganglion sublingual, du ganglion otique et des nerfs carotico-tympaniques.
anse subclavière l.f.
ansa subclavia (TA)
ansa subclavia
Anse formée par le dédoublement du cordon sympathique cervical au-dessous du ganglion cervical moyen, ou née du ganglion intermédiaire.
Le rameau postérieur gagne le ganglion cervical inférieur en passant derrière l'artère subclavière. Le rameau antérieur contourne l'artère en avant puis s'engage sous l'artère pour rejoindre le pôle inférieur du ganglion cervicothoracique constituant l'anse subclavière ; il est situé entre nerf phrénique et nerf vague, souvent unique à gauche, il est formé de 2 à 5 filets à droite.
R. Vieussens, médecin et anatomiste français (1641-1715)
Syn. anse sousclavière, anse de Vieussens
[A1, H5]
Édit. 2020
Gasser (bloc du ganglion de) l.m.
gasserian ganglion block
Anesthésie du ganglion de Gasser (racine sensitive du nerf trijumeau, Vème paire des nerfs crâniens) utilisée pour la chirurgie de la face et pour traiter certaines douleurs faciales.
Le ganglion de Gasser, situé sur la face antérolatérale du rocher, fournit par son extrémité antérieure les trois branches sensitives du nerf trijumeau (ophtalmique, maxillaire supérieur et mandibulaire) ; il assure la sensibilité de la majeure partie de la face. Bien que sa situation soit intracrânienne, il peut être bloqué par voie transcutanée au niveau du trou ovale.
Le bloc anesthésique du ganglion de Gasser n’est plus utilisé en chirurgie faciale ; seule la destruction du ganglion par électrocoagulation est employée pour traiter des névralgies du trijumeau rebelles aux autres traitements.
→ ganglion trigéminal (de Gasser)
nerf grand splanchnique l.m.
nervus splanchnicus major (TA)
greater splanchnic nerve
Nerf formé par la réunion des filets issus des sixième, septième, huitième et neuvième ganglions thoraciques du tronc sympathique.
Il descend sur la face latérale des corps vertébraux, traverse le diaphragme entre les piliers principal et accessoire. Il se termine à l’extrémité latérale du ganglion cœliaque (ganglion semi-lunaire du plexus coeliaque auquel il apporte sa composante sympathique. Il présente souvent, près de son origine, le ganglion splanchnique (ganglion de Lobstein).
adénopathie tumorale l.f.
tumoral lymphnode
Modification d'un nœud (ganglion) lymphatique secondaire à un processus tumoral, primitif ou secondaire.
La plupart des tumeurs primitives des ganglions lymphatiques sont des lymphomes ou tumeurs primitives malignes du tissu lymphoïde. On distingue généralement la maladie de Hodgkin et les lymphomes non hodgkiniens. Ces lymphomes sont classés suivant leur comportement évolutif en faible, moyenne et forte agressivité. Les autres tumeurs primitives du ganglion sont rares.
En revanche le ganglion lymphatique est le siège le plus fréquent de localisation secondaire des cancers (métastases ganglionnaires). Les ganglions lymphatiques sont sur le trajet des voies de drainage de la lymphe à partir des viscères ou organes. Toutes les tumeurs malignes développées dans l'organisme peuvent donc donner des adénopathies tumorales, qu'il s'agisse de carcinomes ou de sarcomes. Cependant les adénopathies tumorales secondaires les plus fréquentes sont d'origine carcinomateuse.
Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie
[A3,F2]
Édit. 2017
ganglion cervical inférieur l.m.
ganglion cervicale inferioris (TA)
inferior cervical ganglion
Ganglion inférieur du tronc sympathique latérovertébral cervical, situé devant le col de la première côte, dans la petite fosse supra-claviculaire.
Il est le plus souvent uni au premier et parfois au deuxième ganglion du tronc sympathique thoracique pour former le ganglion cervico-thoracique.
Syn. anc. ganglion cervical inférieur du sympathique
muscle dilatateur de la pupille l.m.
musculus dilatator pupillae (TA)
dilator pupillae
Muscle lisse, très mince, radiaire, annexé à l’œil, en contact avec l’épithélium rétinien le séparant du stroma de l’iris.
Il s’étend de la racine de l’iris jusque vers le bord pupillaire sans l’atteindre. Il provoque la dilatation de la pupille. Il est antagoniste du muscle sphincter de la pupille. Il est innervé par le système sympathique dont le trajet passe par un rameau du plexus carotidien, le ganglion ciliaire et les nerfs ciliaires courts. A l’opposé le muscle sphincter de la pupille est innervé par le système parasympathique dont le trajet passe par le ganglion trigéminal, le nerf ophtalmique, le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs, ainsi que par un rameau issu du rameau du muscle oblique inférieur de l’œil branche du nerf oculo-moteur ; ce rameau fait relais dans le ganglion ciliaire qui reçoit une racine motrice parasympathique du nerf abducens.
Syn. anc. muscle dilatateur de l’iris
muscle sphincter de la pupille l.m.
musculus sphincter pupillae (TA)
sphincter pupillae
Muscle annulaire lisse et plat, situé dans la couche conjonctivo-vasculaire de l’iris, au bord de l’orifice pupillaire.
Large de un millimètre, il est épais de 50µ environ. Il provoque la constriction de la pupille. Il est antagoniste du muscle dilatateur de la pupille. Il est innervé par le système parasympathique dont le trajet passe par le ganglion trigéminal, le nerf ophtalmique, le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs, ainsi que par un rameau issu du rameau du muscle oblique inférieur de l’œil branche du nerf oculo-moteur; ce rameau fait relais dans le ganglion ciliaire qui reçoit une racine motrice parasympathique du nerf abducens. A l’opposé le muscle dilatateur de la pupille est innervé par le système sympathique dont le trajet passe par un rameau du plexus carotidien, le ganglion ciliaire et les nerfs ciliaires courts.
Syn. anc. muscle constricteur pupillaire, sphincter irien ; sphincter de la pupille
nerf jugulaire l.m.
nervus jugularis (TA)
jugular nerve
Filet nerveux né du pôle supérieur du ganglion cervical supérieur.
Il se termine en trois branches pour le ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien, pour le ganglion supérieur du nerf vague et, inconstamment, pour le nerf accessoire.
F. Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)
Syn. anc. nerf jugulaire d’Arnold
nerf mandibulaire l.m.
nervus mandibularis (TA)
mandibular nerve ; mandibular division
L’une des trois branches de division du nerf trijumeau.
Il résulte de la réunion de deux racines ; une grosse racine sensitive qui naît du bord antéro-latéral du ganglion trigéminal et une petite racine motrice située au-dessous de la précédente. Chacune d’elles chemine dans un dédoublement particulier de la dure-mère. Les deux racines sortent du crâne par le foramen ovale du sphénoïde où elles se réunissent. Dès sa sortie le nerf mandibulaire fournit un rameau méningé qui, par un trajet récurrent, pénètre dans le crâne par le foramen épineux, accompagnant l’artère méningée moyenne et ses branches de ramification. Le ganglion otique est accolé à la face médiale du nerf mandibulaire sous le foramen ovale ; ils sont reliés par des rameaux sensitifs parfois regroupés en une racine sensitive ; le ganglion otique fournit les branches sensitives destinées au nerf auriculo-temporal (rameaux parotidiens), ainsi qu’au nerf du muscle tenseur du voile du palais, au nerf ptérygoïdien médial, au nerf du muscle tenseur du tympan et à la corde du tympan.
Les branches terminales du nerf mandibulaire sont parfois regroupées en deux troncs : le tronc terminal antérieur et le tronc terminal postérieur.
Le tronc terminal antérieur fournit les trois nerfs temporaux profonds qui traversent le porus crotaphitico-buccinatorius de Hyrlt ; le nerf temporal profond antérieur nait souvent par un tronc commun avec le nerf buccal (nerf temporo-buccal) ; le nerf temporal profond moyen reste isolé ; le nerf temporal profond postérieur naît le plus souvent du nerf massétérique (nerf temporo-massétérin). Naît également du tronc terminal antérieur le nerf buccal et sa branche collatérale, le nerf ptérygoïdien latéral.
Le tronc terminal postérieur donne naissance au nerf ptérygoïdien médial, au nerf du muscle tenseur du voile du palais, au nerf du muscle tenseur du tympan, au nerf auriculo-temporal, au nerf lingual, au nerf alvéolaire inférieur qui fournit le nerf mentonnier.
J. Hyrtl, anatomiste austro-hongrois (1810-1894)
Syn. anc. nerf maxillaire inférieur ; nerf masticateur
nerf vague l.m.
nervus vagus (TA)
vagus nerve
Nerf appartenant à la dixième paire des nerfs crâniens.
C’est un nerf mixte d’origine branchiale, annexé au quatrième arc branchial. Il a ses origines réelles dans les noyaux bulbaires, au-dessous des origines du nerf glosso-pharyngien. Les fibres motrices naissent du noyau ambigu et contribuent à l’innervation du pharynx. Les fibres sensitives qui proviennent de la muqueuse pharyngée et du territoire gustatif du nerf vague (partie postérieure de la base de la langue) ont leur corps cellulaire dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf vague ; elles gagnent le noyau solitaire. Les fibres viscéromotrices proviennent du noyau dorsal du nerf vague. Les fibres viscérosensibles, émanées de l’ensemble du territoire viscéral du nerf, ont leur corps cellulaire dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf vague et gagnent le noyau rond et le noyau sensitif dorsal du nerf vague.
L’origine apparente du nerf se fait au niveau du sillon collatéral postérieur du bulbe au-dessous de celle du nerf glosso-pharyngien. Le nerf pneumogastrique traverse la base du crâne au niveau du foramen jugulaire. Dans le cou il descend dans l’espace sous parotidien postérieur puis dans la région sterno-cléido-mastoïdienne où il est l’élément postérieur du paquet vasculo-nerveux jugulo-carotidien. Il traverse le thorax où il devient, au-dessous de la quatrième vertèbre thoracique, satellite de l’œsophage qu’il accompagne à travers le diaphragme jusque dans la partie supérieure de l’abdomen où il se termine en participant à la constitution des plexus végétatifs pré-viscéraux abdominaux et plus particulièrement à l’ensemble nerveux constitué par le plexus cœliaque, les ganglions cœliaques aortico-rénaux et mésentériques supérieurs auxquels il apporte un fort contingent parasympathique.
Tout au long de ce trajet il fournit de nombreuses branches collatérales : un rameau méningé né du ganglion supérieur du pneumogastrique et qui se distribue à la dure-mère voisine du foramen jugulaire ; un rameau auriculaire pour les téguments de la face crâniale de l’auricule et des parois postérieure et inférieure du méat acoustique externe ; un rameau communiquant avec le nerf glosso-pharyngien né du ganglion supérieur du nerf vague ; un rameau pharyngien, parfois subdivisé (deux à trois), détaché du ganglion inférieur du nerf vague et qui se rend à la paroi latérale du pharynx où il participe à la constitution du plexus pharyngien et prend part à l’innervation des muscles et de la muqueuse du pharynx et, peut-être également, des muscles du voile du palais sauf le muscle tenseur du voile du palais ; des rameaux cardiaques cervicaux, nés à des hauteurs variables, nerfs cervicaux cardiaques supérieurs, au nombre de deux, satellites de l’artère carotide commune ou du tronc brachio-céphalique, et nerfs cervicaux cardiaques inférieurs, tous se terminant dans le plexus cardiaque antérieur ; le nerf laryngé supérieur ; le nerf laryngé récurrent ; des rameaux cardiaques thoraciques pour le plexus cardiaque postérieur ; des rameaux pulmonaires antérieurs qui formeront le plexus pulmonaire antérieur ; des rameaux pulmonaires postérieurs ou rameaux bronchiques pour le plexus pulmonaire postérieur ; des rameaux œsophagiens qui constitueront le plexus œsophagien.
Les nerfs vagues droit et gauche se terminent dans l’abdomen de façon différente : le nerf vague gauche forme le tronc vagal antérieur et le nerf vague droit forme le tronc vagal postérieur.
Syn. anc. nerf pneumogastrique
→ nerf laryngé supérieur ,nerf laryngé récurent ,tronc vagal antérieur : tronc vagal postérieur
[A1]
Édit. 2019
nerf vestibulaire l.m.
nervus vestibularis (TA)
vestibular nerve
Partie du nerf vestibulo-cochléaire (VIII) qui reçoit et conduit les impressions destinées au maintien de l’équilibre.
Les protoneurones sensoriels de ce nerf prennent origine au niveau du vestibule (utricule et saccule) et des canaux semi-circulaires du labyrinthe membraneux. Ils se rassemblent en deux branches. La branche supérieure est constituée par le nerf utriculaire et les nerfs ampullaires antérieur et latéral ; elle traverse l’aire vestibulaire supérieure du méat acoustique interne ; elle atteint le ganglion vestibulaire, origine réelle de ce protoneurone. La branche inférieure est constituée par le nerf sacculaire qui traverse l’aire vestibulaire inférieure du méat acoustique interne et par le nerf ampullaire postérieur qui débouche par le foramen singulare ; cette branche inférieure du nerf vestibulaire gagne le ganglion de Boettcher (partie inférieure du ganglion de Scarpa) où se situe l’origine réelle de ses protoneurones constitutifs. Le nerf vestibulaire ainsi constitué sort du rocher par le pore acoustique interne où il s’unit au nerf cochléaire pour constituer le nerf vestibulo-cochléaire. Celui-ci, accompagné du nerf facial et du nerf intermédiaire gagne la partie latérale du sillon bulbo-pontique où il pénètre dans le tronc cérébral. Les fibres du nerf vestibulaire aboutissent au noyau vestibulaire médial, au noyau vestibulaire latéral et au noyau vestibulaire supérieur.
nœud lymphatique l.m.
nodus lymphoideus, nodus lymphaticus, lymphonodus (TA)
lymph node
Structure organoïde lymphoïde encapsulée située sur le trajet des vaisseaux lymphatiques centraux (abdominaux, thoraciques) et périphériques (cervicaux, axillaires, inguinaux, cruraux).
Les vaisseaux lymphatiques afférents traversent la capsule du ganglion pour constituer sous celle-ci un sinus lymphatique périphérique plus ou moins riche en macrophages, ou sinus sous-capsulaire ; de là rayonne un réseau lymphatique soutenu par les travées conjonctives émanées de la capsule, constituant les sinus médullaires qui convergent vers le hile ganglionnaire pour former les vaisseaux lymphatiques efférents. La zone dense périphérique sous-capsulaire du ganglion, ou zone corticale, est peuplée de lymphocytes groupés dans la partie externe en follicules à centre clair dits germinatifs, où prolifèrent les lymphocytes B avec présence d’immunoblastes et de proplasmocytes, et à couronne plus sombre où se continue la maturation des cellules plasmocytaires ; la partie profonde du cortex, au contact de la médullaire, ou zone para-corticale, renferme peu ou pas de follicules et est peuplée de lymphocytes T. La médullaire, faite de cordons émanés de la corticale et séparés par les sinus lymphatiques, contient des lymphocytes et des plasmocytes.
Outre leur rôle de filtre à l’égard de substances diverses, (des poussières notamment pour les ganglions thoraciques), et de bactéries, grâce à l’activité des macrophages, les ganglions lymphatiques sont, pour les lymphocytes B, un lieu de multiplication et de production de leurs anticorps, et, pour les lymphocytes T, un lieu de multiplication et de mise en réserve.
Une atteinte ganglionnaire (adénopathie), de nature inflammatoire ou tumorale, se traduit généralement par une intumescence, soit indolore, soit plus ou moins douloureuse. Les ganglions lymphatiques peuvent en effet devenir le siège de proliférations tumorales primitives (lymphomes malins, etc.) ou secondaires (métastases de carcinomes, mélanomes, etc.).
Dans la nouvelle terminologie, utilisée pour le système lymphatique, la dénomination ganglion est remplacée par le mot nœud.
Syn. anc. ganglion lymphatique
rameaux cœliaques du tronc vagal postérieur l.m.p.
rami coeliaci trunci vagalis posterioris (TA)
coeliac branches of posterior vagal trunk
Rameaux qui se terminent sur l’extrémité médiale du ganglion cœliaque droit et forment, avec ce ganglion et le nerf grand splanchnique droit, l’anse mémorable de Wrisberg.
Un petit filet nerveux se rend à l’extrémité médiale du ganglion cœliaque gauche. Des ramifications terminales vont au plexus mésentérique supérieur et au plexus mésentérique inférieur et même au plexus rénal.
adénite cervicale l.f.
lymphadenitis, adenitis
Inflammation d’un nœud (ganglion) lymphatique cervical.
Ce terme est surtout utilisé pour désigner des affections aigües d’origine infectieuse, portant sur un ganglion (adénite infectieuse, adénite réactionnelle, adénite tuberculeuse).
Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire
Syn. lymphadénite cervicale
[P1]
Édit. 2017
alcoolisation n.f.
alcoholisation
1) Consommation de boissons alcooliques par une personne ou un groupe, pendant une période donnée, estimée quantifiable sans jugement normatif.
L'alcoolisation active résulte d'une intention délibérée. L'alcoolisation passive est réalisée par l'introduction expérimentale, par quelque voie que ce soit, d'éthanol chez l'animal en général. Sous le même terme, on décrit la consommation de l'enfant soumis aux pressions socioculturelles familiales.
2) Injection d’alcool dans un but thérapeutique.
P ex. au niveau d’une tumeur primitive hépatique, ou d’un ganglion nerveux (alcoolisation du ganglion trigéminal dans la névralgie du trijumeau ).
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[B4,G3,G4]
Édit. 2017
cancer du sein l.m.
breast cancer
Tumeur maligne de la glande mammaire naissant dans la grande majorité des cas à partir des revêtements épithéliaux des lobules ou des canaux galactophores.
Il s’agit dans plus de 90% des cas d’adénocarcinomes. Les sarcomes et les lymphomes malins mammaires sont beaucoup plus rares (environ 1% des cas). La grande majorité des adénocarcinomes du sein sont des cancers "invasifs", c'est à dire envahissant les structures sous-jacentes à la glande mammaire elle-même (canaux ou lobules). Mais, il existe des cancers(ou carcinomes) in situ canalaires ou lobulaires qui avec les cancers dits micro-invasifs, (c’est-à-dire avec un envahissement minime du tissu sous-jacent) représentent environ 15% des cas diagnostiqués lors du dépistage par mammographies et dont les taux de guérison avoisinent 100%.
Parmi les formes invasives, on distingue les adénocarcinomes canalaires infiltrants (70 à 80% des cas), les adénocarcinomes lobulaires infiltrants (10% des cas), les adénocarcinomes tubuleux (environ 5% des cas), les adénocarcinomes colloïdes ou mucineux (2% des cas) et les adénocarcinomes médullaires (environ 1% des cas)
On distingue des cancers de type "luminal" qui se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules . Les cancers de type "luminal A" ont plus de récepteurs d'oestrogènes que ceux de type "luminal B". A côté il existe des cancers de type "basal like" plus agressifs, dont les cellules ressemblent aux cellules basales des canaux galactophores amènant le lait dans les canaux, par opposition aux cellules luminales.
A la surface des cellules cancéreuses des adénocarcinomes mammaires se trouvent dans 75 % des cas environ des récepteurs hormonaux (aux oestrogènes et ou aux progestatifs). Ces cancers sont alors souvent sensibles à une action hormonale. A la surface de ces cellules on retrouve dans un quart des cas une surexpression d’un récepteur appelé HER2/neu qui, activé, entraîne une activation de la prolifération tumorale; ce type de cancer sera sensible à une immunothérapie spécifique. On dit qu'un cancer du sein est "triple négatif" quand à la surface des cellules, il n'y a ni récepteurs hormonaux, ni surexpression d'HER2/neu.
C’est le plus fréquent des cancers féminins dans les pays occidentaux à haut niveau socio-économique. Il peut atteindre l’homme dans 1% des cas. En France, selon les estimations de Santé publique France, son incidence annuelle est de 58 546 cas en 2018 et la mortalité qui lui est liée de 12 146 cas annuels. Rare avant 30 ans, son pic d’incidence se situe entre 60 et 65 ans. Il est favorisé par le jeune âge à la puberté, la nulliparité ou une première grossesse après 35 ans, l’absence d’allaitement, des cycles anovulatoires, un traitement œstrogénique prolongé, une ménopause tardive. Dans 5 à 8 % des cas, il s’agit de formes familiales parmi lesquelles on met en évidence une mutation des gènes BRCA1, BRCA2.
Il peut être diagnostiqué soit à l’occasion d’un dépistage par mammographie recommandé tous les deux ans de 50 à 74 ans, soit lors de la découverte d’une anomalie mammaire, le plus souvent une tuméfaction. Il existe dans 2 à 3% des cas des formes qui s’accompagnent de signes inflammatoires. Le diagnostic s’ aide de l’imagerie, mammographie, échographie,image de résonnance magnétique.
Il existe deux principaux marqueurs tumoraux sériques relativement peu sensibles mais intéressants pour suivre et apprécier tout au moins partiellement l’efficacité thérapeutique, lorsqu’ils sont élevés, l’antigène carcino-embryonnaire, peu sensible et peu spécifique, le CA 15-3 plus sensible et plus spécifique, en aucun cas, il ne peut s’agir d’outils de dépistage.Le diagnostic est histologique porté soit par une biopsie guidée soit lors de l’intervention par une biopsie extemporanée confirmée et affinée lors de l’inclusion en paraffine.
Son pronostic dépend des caractéristiques cliniques et histologiques dont le grade histopronostique (grade de Scarff Bloom et Richardson adapté par Elston et Ellis), la présence ou non de récepteurs hormonaux, de la surexpression ou non d’HER2/neu et par l’envahissement ganglionnaire axillaire (les formes invasives sont lymphophiles) qui est évalué soit par curage axillaire, limité quand cela est possible grâce à la technique dite du ganglion sentinelle. Les métastases sont principalement osseuses, hépatiques et pulmonaires.La taille de la tumeur, l’envahissement clinique ganglionnaire et les métastases sont à la base de la classification internationale T N M.
En l’absence de métastases, le traitement est local intéressant la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, basé sur la chirurgie et la radiothérapie dont l’étendue dépend du stade initial. Au niveau mammaire la chirurgie complétée alors, au besoin par la radiothérapie, s’efforce d’être la moins mutilante possible. De même avec la technique dite du ganglion sentinelle, lorsqu’on peut l’utiliser sans risque, l’évaluation de l’envahissement des ganglions axillaires devient de moins en moins agressive.
Ce traitement est souvent complété par un traitement médical dit « adjuvant » dépendant des caractéristiques anatomiques et biologiques de la tumeur. Ce peut être une chimiothérapie cytotoxique, une hormonothérapie à visée anti-œstrogène (en présence de récepteurs hormonaux), une immunothérapie spécifique en cas de surexpression du gène HER2/neu).
La chirurgie est contre-indiquée, tout au moins de première intention dans les rares formes inflammatoire, le traitement reposant sur les traitements médicaux et la radiothérapie. Le traitement des formes métastatiques est essentiellement médical dépendant des caractères de la tumeur : présence ou non des récepteurs hormonaux, du statut HER2/neu et bien sûr de l’état général de la patiente.
W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)
Syn. carcinome mammaire
→ adénocarcinome, antigène carcinoembryonnaire, BRCA, cancer inflammatoire du sein, cancer médullaire du sein, cancer in situ, carcinome canalaire in situ du sein, carcinome lobulaire in situ du sein, classification TNM, dépistage, échographie, Scarff Bloom et Richardson
[F2, O5]
Édit. 2020
cavum trigéminal l.m.
cavum trigeminale (TA)
trigeminal cave ; trigeminal cavity
Logette dure-mérienne qui contient le ganglion trigéminal.
Le ganglion repose sur la face antérieure intracrânienne de la partie pétreuse du temporal, dans l’empreinte trigéminale.
J. Meckel, anatomiste allemand (1714-1774)
Syn. anc. cavum de Meckel
[A1,H1]
Édit. 2015
fossette sus et rétropleurale de Sébileau l.f.
Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica
Dépression anguleuse située au-dessus et en arrière du dôme pleural.
Elle est limitée en arrière par le col de la première côte, en dedans par le ligament vertébropleural, en dehors par le ligament costopleural, en dessous c'est le fascia endothoracique plaqué au-dessus de la cupule pleurale, enfin le ligament vertébropleurocostal est au-dessus et en dehors.
Elle contient le ganglion cervicothoracique. L'anastomose qu'envoie le premier nerf thoracique au huitième nerf cervical passe au-dessous du ligament costopleural. Le tronc artériel costocervical croise la face externe du ganglion cervicothoracique et, atteignant le col de la première côte il se divise dans la fossette en artère intercostale suprême et artère cervicale profonde.
P. Sébileau, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1860-1953)
[A1]
Édit. 2018
ganglion n.m.
ganglion (TA)
ganglion
1 – amas de cellules nerveuses situé sur le trajet d’un nerf.
Les ganglions cérébro-spinaux sont situés sur les racines dorsales des nerfs rachidiens ou sur les nerfs crâniens sensitifs. Les ganglions sympathiques sont soit latérovertébraux et participent à la constitution de la chaîne sympathique latéro-vertébrale, soit préviscéraux et participent à la formation des plexus sympathiques viscéraux (p.ex. le plexus solaire). Le terme de ganglion est dorénavant exclusivement réservé aux ganglions nerveux.
2 – le terme de ganglion utilisé pour désigner les nœuds lymphatiques est désormais obsolète.
ganglion cervical supérieur l.m.
ganglion cervicale superioris (TA)
superior cervical ganglion
Volumineux ganglion cervical nerveux du tronc sympathique cervical, allongé sur quatre centimètres devant les deuxième et troisième vertèbres cervicales, derrière l’artère carotide interne.
Il s’anastomose avec les branches antérieures des trois ou quatre premiers nerfs cervicaux, le ganglion supérieur du nerf vague, les nerfs glosso-pharyngien, vague et hypoglosse (nerf jugulaire). Il se prolonge en haut par le nerf carotidien interne. Il fournit les nerfs carotidiens externes pour la carotide externe, des rameaux laryngo-pharyngiens et le nerf cardiaque cervical supérieur.
Syn. anc. ganglion cervical supérieur du sympathique