vessie neurogène non neurogène l.f.
not neurogenic neurogenic bladder
hypernatrémie n.f.
hypernatraemia
Concentration plasmatique en ions sodium dépassant 145 mmol/L (3,5 g/L), considérée comme anormale au-dessus de 150 mmol/L (3,55 g/L).
Ce syndrome, généralement lié à un déficit en eau et plus rarement à un excès de sodium, est toujours accompagné d'hyperosmolarité : il implique un état de déshydratation intracellulaire.
L'hypernatrémie par défaut d'apport ou par excès d'élimination de l’eau est provoquée par :
- le diabète insipide, central (total ou partiel, alors associé à une adipsie) ou néphrogénique lorsque le sujet n’a pas accès à l’eau,
- les états de diurèse osmotique (par exemple au cours du diabète sucré contribuant aux troubles métaboliques des comas hyperosmolaires),
- les pertes d'eau extrarénales (cutanées, digestives, respiratoires).
L'hypernatrémie par excès d’apport ou par défaut d'élimination du sodium se rencontre dans les affections tubulaires rénales, l'hyperaldostéronisme et surtout lors d’une administration excessive de solutions salées hypertoniques (bicarbonate, lactate, biberon salé chez l'enfant). Les signes cliniques neurologiques ne sont pas spécifiques, mais l'évolution peut être fatale ou laisser des séquelles nerveuses graves, notamment dans les formes aigües de l'enfant.
L’hypernatrémie peut s’observer aussi après traumatisme crânien, dans certaines tumeurs ou infiltrations de la région hypothalamique, coïncidant avec l’absence de soif et d’anomalie de l’hydratation, en raison d’ un réajustement de l’osmostat et de la sécrétion de vasopressine à un niveau supérieur, dans des situations dites d’ « hypernatrémie neurogène ».
En dehors de cette dernière situation qui ne nécessite aucune thérapeutique, le traitement doit être prudent. Il repose sur l'administration de solutions hypotoniques et la correction d’une d'hypovolémie éventuelle. En cas d'apports salés excessifs, les diurétiques et l'hémodialyse peuvent être nécessaires. Il faut éviter une correction rapide car si l'hypernatrémie s'est installée progressivement, l'apport de solutions hypo-osmolaires par rapport au plasma, peut entraîner un œdème cérébral.
→ membranaire (transport), potassium, sodium, osmostat
[R1,M1]
atrophie optique, surdité neurogène, amyotrophie distale neurogénique l.f.
optic atrophy, nerve deafness, and distal neurogenic amyotrophy
Association d'une polyneuropathie progressive de type maladie de Charcot-Marie et d'une surdité avec altération de la vue, secondaires à une dégénérescence des nerfs cochléaire et optiques.
L’affection est autosomique récessive (MIM 258650) ou mitochondriale.
H. Iwashita, neurologue japonais (1970)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
fibromyopathie ossifiante neurogène l.f.
Syn. paraostéo-arthropathie
[H1,I1,I2]
Édit. 2018
ménopause précoce neurogène l.f.
early neurogenic menopause
miction neurogène l.f.
neurogenous miction
Ensemble des troubles mictionnels d'origine neurologique.
On distinguera :
- les lésions périphériques, qui interrompent l'arc réflexe et tendent à créer une rétention avec distension progressive d'une vessie hypotonique et possibilité d'incontinence par regorgement;
- les lésions médullaires aigües, en particulier traumatiques, qui peuvent entraîner une inhibition du fonctionnement réflexe, suivie d'un retour des mictions dans le cadre d'une vessie automatique, avec mictions faibles et brèves laissant un résidu volumineux, ou mictions franches, non volontaires, suscitées par des stimulations sensitives ou par la pression de la vessie. Des mictions impérieuses, des difficultés à la mise en jeu de la miction sont les signes d'un contrôle réflexe imparfait dans les lésions médullaires partielles ;
- les lésions encéphaliques, soit unilatérales qui suscitent rarement des troubles mictionnels durables, soit bilatérales à la base de perturbations sévères qui pourraient provenir de la libération du centre protubérantiel. Des lésions frontales peuvent permettre un "comportement d'urination" par libération des structures hypothalamiques.
Étym. lat. mictio de mingerer : uriner ; gr. neuron : corde, nerf ; genos : naissance, formation
neurovessie non neurogène l.f.
non neurogenic neurogenic bladder, occult neuropathic bladder
Dysfonctionnement vésicosphinctérien ayant tous les caractères d'une vessie neurologique, mais sans cause neurologique détectable.
Les troubles surviennent habituellement dans la seconde enfance et sont attribués par certains à une neuropathie congénitale occulte, par d'autres à une altération fonctionnelle dans l'acquisition de la propreté.
ostéogenèse neurogène l.f.
Édit. 2017
para-ostéo-arthopathie neurogène l.f.
neurogenic paraosteoarthropathy
Ossifications péri-articulaires invalidantes survenant chez des patients atteints de troubles neurologiques graves.
Ces ossifications résultent de l’apparition de tissu osseux hétérotopique dans les tissus mous, dont le mécanisme exact reste mal connu, probablement des micro-traumatismes tendino-musculaires répétés lors du nursing, source de microhémorragies.
A une phase initiale de nécrose hémorragique inflammatoire, succède une phase de maturation osseuse avec phénomène de zone caractéristique. Une fois constituées les ossifications sont responsables de limitations articulaires et d’attitudes vicieuses qui viennent s’ajouter aux déficits initiaux et perturber la rééducation.
L’affection débute dans les semaines ou mois suivant la survenue d’une lésion neurologique sévère (traumatisme cérébral, médullaire, coma...). Des signes inflammatoires régionaux précédent de plusieurs semaines la constitution des calcifications visibles en radiologe et peuvent égarer le diagnostic. Au stade précoce où la radiographie est normale mais l’échographie avec Doppler déjà évocatrice, un traitement médical adapté (anti-inflammatoires, kinésithérapie) permet d’éviter le passage vers l’ossification.
A un stade plus tardif se créent des ponts osseux para-articulaires complets ou pseudarthrosés. Leur bilan anatomique repose sur les radiographies et surtout les reconstructions tomodensitimétriques planes et volumiques après injection, qui permettent de détailler les rapports entre les ossifications, les vaisseaux, nerfs et les autres éléments anatomiques péri-articulaires. A ce stade, le traitement est chirurgical : ablation des ossifications. Il était classique de ne les opérer qu’à maturité après disparition de leur hyperfixation scintigraphique. Actuellement ce dogme tend à être abandonné (et donc la pratique de la scintigraphie) au profit d’interventions plus précoces.
Syn. myosite ossifiante neurogène
[I2,I3,H1,B2]
Édit. 2017
prurit neurogène l.m.
neurogenic pruritus
Prurit secondaire à des anomalies neurologiques.
Ce terme regroupe des situations hétérogènes. Des sensations prurigineuses plus ou moins mêlées de dysesthésies peuvent entrer dans le cadre d'une sclérose en plaques, d'une lèpre, de l'infiltration leucémique d'un nerf, etc.; un prurit diffus accompagne parfois la neurofibromatose de type I; la notalgie paresthésique et certains autres prurits localisés sont attribués sans preuve définitive à des lésions nerveuses périphériques.
vessie neurogène l.f.
neurogenic bladder, neuropathic bladder
Syn. neurovessie
[M3]
Édit. 2019
para-ostéoarthropathie neurogène l.f.
heterotopic ossification
Excroissance osseuse exubérante se développant, à partir du muscle, autour des articulations des patients porteurs de lésions du système nerveux central conduisant à des handicaps sévères
Sigle POAN
→ para-ostéo-arthropathie, para-ostéo-arthopathie neurogène
[H1,I2]
Édit. 2018