immunoglobuline monoclonale l.f.
M-component, monoclonal immunoglobulin
Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.
J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)
Étym. lat. immunis : exempt de