Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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inosine-monophosphate n.m.

inosine-monophosphate

Ester monophosphorique de la fonction alcool en 5' du ribose de l'inosine.
L'inosine-monophosphate, ou acide inosinique, apparaît comme le premier nucléotide purique au cours de la biosynthèse des bases puriques, formé par la cyclisation du 5-formamido-4-imidazole-carboxamide-ribotide. C’est le précurseur de l'acide adénylique ou adénosine-monophosphate (AMP) ainsi que de l'acide xanthylique.ou xanthine-monophosphate (XMP)

Syn. acide inosinique

Abrév. IMP

inosine n.f.

inosine

Ribonucléoside de l'hypoxanthine, métabolite intermédiaire de la dégradation des nucléotides puriques.
Son dérivé nucléotidique monophosphorylé est l'acide inosinique.
L'inosine fait partie des anticodons de certains ARN de transfert : leucine, alanine, isoleucine, valine, sérine, proline, thréonine, arginine. La méthyl-1-inosine est également présente dans l'ARNt de l'alanine.

Étym. gr. is, inos : muscle

inosine-5'-phosphate-déshydrogénase n.f.

inosine-5'-phosphate dehydrogenase

Enzyme catalysant l'oxydation par le NAD de l'acide inosinique en acide xanthylique, précurseur de l'acide guanylique.

inosine-5'-triphosphate n.m.

inosine-5'-triphosphate

Nucléoside-triphosphate analogue à l'ATP, formé par phosphorylation de l'inosine-5'-monophosphate.
L'inosine-5'-triphosphate est un nucléotide riche en énergie, impliqué dans la réaction de décarboxylation phosphorylante de l'oxaloacétate en phosphoénolpyruvate, réaction de la gluconéogénèse catalysée par la PEP-carboxykinase.

Sigle : ITP

adénosine-monophosphate n.m.

adenosine monophosphate

Sigle AMP

→ acide adénylique

[C1,C3]

Édit. 2017

adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.

Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques

L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.

[C1,C3,O4 ]

Édit. 2017

cytidine-5'-monophosphate n.m.

cytidine monophosphate

Abrév. CMP

→ acide cytidylique, cytidine

[C1]

guanosine-5'-monophosphate n.m.

guanosine 5’-monophosphate

Syn. d'acide guanylique.

Sigle  : GMP

guanosine-monophosphate cyclique l.m.

cyclic guanosine monophosphate.
Diester phosphorique en 3' et 5' du ribose de la guanosine.
Formé par une guanylate-cyclase membranaire à partir d'une molécule de GTP, ce composé est un messager stimulant certains enzymes cellulaires, sous l'effet de certaines hormones, telles que la sécrétine, ou de neuromédiateurs, comme l'acétylcholine. Son action s'exerce par l'activation de certaines protéine-kinases, dites PKG.
Son rôle a été particulièrement étudié dans le système photosensible des bâtonnets de la rétine.

Sigle : GMP

→ GTP, protéine-kinase

nucléoside-monophosphate n.m.

nucleoside-monophosphate

Ester monophosphorique d'un nucléoside.
Les plus importants nucléoside-monophosphates naturels sont les acides adényliques.
L'inosine-monophosphate (IMP) et l'acide orotidylique (OMP) sont les précurseurs métaboliques des autres nucléoside-monophosphates. Les nucléoside-monophosphates sont les précurseurs métaboliques des nucléosides di et triphosphates. Ils constituent des coenzymes transporteurs d'acide phosphorique et d'énergie, d'oses, de lipides phosphorylés, et ils jouent aussi des rôles régulateurs multiples comme effecteurs d'enzymes dans les voies métaboliques générales.

uridine-monophosphate n.m.

uridine monophosphate

Sigle UMP

→ uridylique (acide)

adénosine-monophosphate cyclique n.m. (AMPc)

Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques (parathormone, vasopressine, insuline, glucagon, catécholamines, gonadostimulines, TSH….).
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. En situation de surcharge hydrique (qui réduit l’hormone antidiurétique), le taux sanguin d’AMPc et son excrétion urinaire dépendent particulièrement de la sécrétion de parathormone.. En réponse à l’administration de parathormone les taux s’accroissent, sauf en cas de résistance à la parathormone lors des états de pseudohypoarathyroïdie (ceci constitue la base du test d’Ellswoth-Howard).

E.W. Sutherland, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1971, pour ses travaux sur le rôle de l’AMPc dans le mode de transmission de l’action hormonale

→ hormone

[C1, C3, O4]

Édit. 2020