faciale (paralysie du nouveau-né) l.f.
neonatal facial palsy
→ paralysie faciale du nouveau-né
[H1,O1]
Édit. 2017
interruption de l'arc aortique, paralysie faciale et colobome rétinien l.m.
aortic arch interruption, facial palsy and retinal coloboma
Syndrome malformatif chez deux vraies jumelles avec hypoplasie ou interruption de l'arc transverse aortique, parésie faciale et colobome rétinien bilatéral.
Une autre famille a été décrite avec un colobome rétinien maculaire une coarctation de l'aorte et un nævus linéaire sébacé. L’affection est autosomique dominante (MIM 107550).
I. M. Levine, neurologue américain (1964 et 1968) ; E. M. Critchley, neurologue britannique, membre de l'Acadmie de médecine (1967)
paralysie faciale l.f.
Perte unilatérale des mouvements volontaires de la face, commandés par le nerf facial qui peut être de type central, périphérique ou nucléaire.
La paralysie faciale centrale est due à une lésion située au dessus des noyaux moteurs bulbaires. Prédominant sur le facial inférieur, elle est en général accompagnée d’une hémiplégie. Son origine est vasculaire ou tumorale.
La paralysie faciale périphérique est liée à une lésion du nerf facial proprement dit. Elle est en général totale, d’apparition brutale ou progressive. Traduisantt une lésion du nerf en un point quelconque de son trajet, elle relève de causes multiples : tumorales, virales, infectieuses, traumatiques. Restent les paralysies faciales périphériques, sans cause évidente, dites paralysies faciales a frigore ou paralysie de Charles Bell, dont on admet l’origine virale ou vasculaire.
La paralysie faciale nucléaire, liée à une lésion du tronc cérébral, est de type périphérique. Elle s’associe à des signes d’atteinte bulbo-protubérantielle. Les causes en sont infectieuses, tumorales, vasculaires.
paralysie faciale a frigore l.f.
idiopathic facial paralysisn, Bell’s palsy
paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale l.f.
facial palsy, congenital unilateral or bilateral
Paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale avec agénésie partielle des noyaux protubérantiels, proche du syndrome de Moebius mais sans l'atteinte oculaire.
On peut trouver également une aplasie cutanée et plus fréquemment un curieux aspect d'"oreilles pendantes". L’affection est autosomique dominante (MIM 134100).
D. Skyberg et C. B. van der Hagen, pédiatre et généticien norvégiens (1965)
paralysie faciale du nouveau-né l.f.
neonatal facial palsy
Paralysie du nerf facial, habituellement périphérique, due à une compression à son émergence du trou stylomastoïdien, par le bec de la cuillère postérieure du forceps dans les prises obliques frontomastoïdiennes.
L'atteinte nerveuse définitive est rare. Le plus souvent la paralysie faciale est complète ; le type inférieur n'intéressant que les muscles de la bouche est plus rare. Elle évolue vers la guérison en 8 à 10 jours, parfois en plusieurs semaines suivant l'importance du traumatisme. Elle peut aussi être d'origine centrale, conséquence d'un grave traumatisme cérébroméningé, habituellement alors incomplète. Elle est exceptionellement congénitale, due à une agénésie du rocher.
paralysie faciale périphérique l.f.
facial paralysis, Bell’s palsy
Atteinte motrice en rapport avec une lésion du nerf facial, de son origine à sa terminaison.
Si la lésion concerne le nerf avant sa division en branches terminales, les muscles paralysés sont ceux de la partie postérieure et inférieure d'une hémiface. On constate l'existence d'un signe de Charles Bell, c'est-à-dire que le globe oculaire se porte involontairement en haut et en dehors quand le patient fait effort pour abaisser sa paupière supérieure paralysée.
On distingue les paralysies faciales primitives et secondaires. Les premières sont souvent dites "a frigore", bien que l'induction par le froid ait été suspectée mais jamais confirmée. Il s'agit du type le plus fréquent. Après un début brutal, l'évolution est presque toujours régressive en quelques semaines ou quelques mois. Les secondaires peuvent être dues à une cause compressive, à un mécanisme inflammatoire dans le cadre d'une maladie générale, ou à une étiologie infectieuse comme un zona.
C. Bell, Sir, chirurgien écossais (1821)
agénésie du corps calleux avec dysmorphie faciale et syndrome de Pierre Robin l.f.
corpus callosum (agenesis of) with facial anomalies and Robin sequence
Syndrome associant une agénésie du corps calleux et un syndrome de Pierre Robin.
Deux familles ont été décrites, présentant oreilles anormales, télécanthus, petites fentes palpébrales, petit nez avec antéversion des narines, anomalies laryngées et cardiaques, petites mains et hypotonie. La survie est fonction des lésions cérébrales et de l'encéphalopathie. L’affection est autosomique récessive (MIM 217980).
Helga V. Toriello et J. C. Carey, médecins américains (1988)
Syn. Toriello-Carey (syndrome de)
[H1,H5,Q2 ]
Édit. 2017
algie faciale l.f.
facial pain
Syndrome douloureux situé dans le territoire d'innervation de la Vème paire du nerf crânien ou nerf trijumeau.
L'algie faciale typique est la névralgie du trijumeau caractérisée par une douleur extrême, unilatérale, en général diurne, intéressant soit la zone bouche-oreille, soit la zone nez-orbite. Les algies faciales atypiques regroupent différentes entités : psychogène, migraine faciale, algies postzostériennes, ostéo-arthrite temporomandibulaire. Elles sont à différencier des algies d'origine dentaire ou sinusienne.
Étym. gr. algos : douleur
[H1]
Édit. 2017
artère faciale l.f.
arteria facialis (TA)
facial artery
Artère naissant de la face antérieure de l’artère carotide externe, au-dessus de l’artère linguale et de la grande corne de l’os hyoïde.
Profonde dans sa partie cervicale et superficielle au niveau de la face, elle a un trajet très sinueux. Elle s’engage sous le ventre postérieur du muscle digastrique et sous le muscle stylo-hyoïdien, elle contourne la glande submandibulaire, elle fait un crochet autour du bord inférieur de la mandibule et se dirige en haut et en avant vers la commissure des lèvres. Puis elle chemine en regard du sillon naso-génien où elle prend le nom d’artère angulaire. Elle donne de nombreuses branches collatérales : artère palatine ascendante, artère ptérygoïdienne, rameau tonsillaire, artère submaxillaire, artère submentonnière, artère massétérique, artères labiales inférieure et supérieure, artère de l’aile du nez. Elle est l’artère principale de la face.
Syn. anc. artère maxillaire externe
artère faciale transverse postérieure l.f.
→ artère transverse de la face
asymétrie faciale l.f.
facial asymmetry
Dysmorphie faciale responsable d’une dissymétrie entre les parties droite et gauche de la face.
Elle fait partie des Syndromes du premier arc de l’extrémité céphalique.
difformité faciale (répercussions psychologiques de la) l.f.
facial deformity, disfigurement
Souffrance psychique fréquente, liée à une difformité congénitale ou à une défiguration traumatique ("gueule cassée"), plus rarement pathologique (dermatose, infection maligne, etc.).
L'importance sociale d'une belle apparence étant élevée au rang de norme, la "perte d visage" peut accentuer le malaise, bien que le retentissement personnel de ces anomalies dépende d'autres facteurs : personnalité foncière, réaction familiale, incidences existentielles, notamment.
Comportement d'alerte en face d'autrui, évitement des contacts, excès alcooliques, agressivité, état dépressif ou anxieux, conduites suicidaires sont fréquemment relevés.
Chez les blessés de la face, il semble s'agir du type de mutilation le moins bien supporté. La relation avec le sujet doit se maintenir pendant toute la durée d'un traitement long et minutieux. Une prise en soins globale est indispensable. Mais l'amélioration est surtout fonction de l'amélioration esthétique et de la réadaptation sociale.
diplégie faciale l.f.
facial diplegia
Déficit qui, de même qu'une paralysie des masticateurs, peut s'ajouter à un syndrome bulbaire proprement dit, par atteinte des projections corticonucléaires destinées aux noyaux moteurs des nerfs facial et trijumeau (respectivement VIIe et Ve paires crâniennes), entrant ainsi dans le cadre d'un syndrome pseudobulbaire, voire bioperculaire.
Étym. gr. dis : deux ; plêgê : coup
diplégie faciale congénitale l.f.
congenital facial diplegia
P. J. Möbius, neurologue allemand (1888)
Étym. gr. dis : deux ; plêgê : coup
dyskinésie bucco-linguo-faciale l.f.
facial dyskinesia
Ensemble de mouvements anormaux involontaires répétitifs de la face, des lèvres, de la bouche et de la langue tels que mouvements latéraux des mâchoires, protrusion de la langue et des lèvres, mouvements de succion, etc.
Il existe des formes spontanées qui surviennent plus particulièrement chez la femme âgée. Elles peuvent être secondaires à des traitements neuroleptiques.
Étym. gr. dus : difficile ; kinêsis : mouvement
Syn. syndrome masticatoire buccolingual
dysplasie faciale ectodermique l.f.
facial ectodermal dysplasia
Syndrome facial donnant l'apparence des marques d'un forceps.
Aspect léonin du visage, avec peau plissée autour des yeux, absence de cils sur l'une ou les deux paupières ou absence de cils en inférieur et plusieurs rangées de cils sur la paupière supérieure, sourcils inclinés et remontant en temporal, nez et menton donnant un contact caoutchouteux, et certains patients ont une empreinte temporale bilatérale comme faite par un forceps, lésions que l’on voit également dans les dysplasies dermiques localisées au visage. L’affection est autosomique récessive (MIM 227260) provoquée par les mutations de TWIST 2 gene.
H. Setleis, pédiatre américain (1963)
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
Syn. marques bitemporales de forceps (syndrome des), Setleis (syndrome de)
érythrose faciale l.f.
facial erythrosis
Poussée congestive des joues et du nez avec rougeur et sensation de chaleur cutanée, survenant lors des émotions ou après le repas, l'absorption d'alcool ou de mets épicés, une modification de la température externe, ou parfois sans cause évidente.
Elle peut précéder l'apparition d'une couperose ou d'une rosacée qui n'est qu'une érythrose permanente.
Étym. gr. eruthros : rouge
→ couperose, rosacée, bouffée vasomotrice
[J1]
Édit. 2018
fibrose cervico-faciale l.f.
cervicofacial fibrosis
Syn. fibrose cervicocéphalique
[A2,P1]
Édit. 2018
fissure faciale l.f.
facial cleft
Ensemble des malformations résultant d'un défaut de confluence des bourgeons primordiaux de la face, ce qui les oppose aux fentes résultant d'un défaut de soudure des bourgeons secondaires, comme les fentes labiopalatines.
Sa traduction clinique est variable : naso-oculaire de l’œil à la narine ; oro-oculaire médiane ou latérale de la bouche à l’angle interne de l’œil ou à la paupière inférieure ; maxillomandibulaire de la bouche à l’oreille ; mentosternale de la bouche à la face antérieure du cou. Elle s’accompagne souvent d’une division palatine.
Étym. lat, fissura : fente, crevasse
[A4]
Édit. 2018
fistule bucco-cervico-faciale l.f.
Trajet anormal congénital faisant communiquer le plancher buccal avec les plans sous-jacents.
Fréquentes, les fistules muqueuses sont souvent uniques et associées à des lésions dentaires (foyer d'ostéite, granulome, kyste péricoronaire infecté). Les fistules cutanées peuvent être uniques ou multiples. Il convient de rechercher une ostéite mandibulaire. Les fistules mentonnières sont la conséquence d'une ostéite apicale développée à partir des incisives inférieures après un traumatisme. Un processus néoplasique, une infection de type actinomycose ainsi qu'une tuberculose ganglionnaire doivent être aussi recherchés, plus rarement une syphilis tertiaire.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P3]
Édit. 2018
fossette faciale l.f.
Syn. aire du nerf facial du méat acoustique interne
→ aire du nerf facial du méat acoustique interne
[A1]
Édit. 2018
hémiatrophie faciale de Romberg l.f.
facial hemiatrophy
Affection rare, de pathogénie inconnue, observée surtout chez la femme, débutant habituellement dans l'adolescence et conduisant après une évolution lente et progressive, à l'atrophie d'une moitié de la face par amincissement de la peau, du tissu souscutané et parfois une atrophie des muscles et des os sous-jacents.
Une étiologie neurologique est parfois incriminée. La relation entre cette affection et la sclérodermie "en coup de sabre" est souvent discutée. Un dysfonctionnement végétatif et encore une forme localisée de dysraphie sont évoqués.
M. H. Romberg, neurologue allemand (1846)
Étym. gr. hêmi: demi ; a privatif ; trophê : nourriture
Syn. hémiatrophie faciale progressive, trophonévrose faciale (désuet), maladie de Romberg
→ sclérodermie en coup de sabre, dysraphie
[H1]
hémiatrophie faciale progressive l.f.
progressive facial atrophy
Atrophie unilatérale, lente et progressive des tissus mous de la face donnant au visage un aspect asymétrique sans paralysie faciale.
Elle intéresse essentiellement la peau, le tissu sous-cutané et parfois les muscles et les os sous-jacents. La mandibule peut être hypoplasique ou absente.
Au niveau oculaire elle est caractérisée par une atrophie des paupières, une atrésie canaliculaire, une énophtalmie, une hétérochromie irienne et un ptosis.
L’asymétrie peut aussi exister au niveau du corps. La survenue de convulsions est possible.
Cette affection rare, observée surtout chez la femme, débute habituellement dans l’adolescence.
Son origine neurologique est parfois incriminée, attribuée à une dystrophie nerveuse, un dysfonctionnement végétatif. La relation entre cette affection et la sclérodermie «en coup de sabre » est discutée.
L’affection est autosomique dominante (MIM 141300).
C. H. Parry, médecin britannique (1825); M. H. Romberg, neurologue allemand (1846)
Étym. gr. hêmi: demi ; a privatif ; trophê : nourriture
Syn. : atrophie hémifaciale progressive, Parry-Romberg (syndrome de), Romberg (maladie de), trophonévrose faciale progressive (désuet)
→ sclérodermie en coup de sabre
[H1]
hémihypertrophie faciale de Curtius l.f.
hemifacial hypertrophy, unilateral hypertrophy
Hyperplasie hémifaciale avec strabisme et troubles psychiques et endocriniens.
La maladie évolue progressivement jusqu'à l’âge de 20 ans. Il existe une dysplasie ectodermique de la peau du coté atteint, une hypertrophie de l'apophyse condylienne de la mâchoire, une hémihypertrophie de la langue, de l’amygdale, de la voûte palatine, des glandes salivaires et du globe oculaire. Il peut s'y associer une cardiopathie, une hypotrophie mammaire, un hypogénitalisme, une aréflexie, une insensibilité à la douleur. Le strabisme est convergent du coté atteint avec parfois amblyopie. Deux autres syndromes assez proches sont décrits dans le Mendelian Inheritance in Man , l'asymétrie faciale avec un coté dit hypoplasique (Burchfield et Escobar) et l'hyperplasie hémifaciale avec strabisme. Affection à hérédité indéterminée.
F. Curtius, médecin allemand (1925) ; H. K. Silver, pédiatre américain (1953) ; A. Russell, pédiatre britannique (1954) ; D. C. Burchfield et V. Escobar, stomatologues américains (1980)
Étym. gr. hémi : demi ; hyper : excès ; trophê : nourriture
→ Russell-Silver (syndrome de), hyperplasie faciale avec strabisme
[H1, H3, J1, O1, O4, P1,P2, P3, Q2, ]
Édit. 2018