Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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libido n.f.

libido

Sentiment du désir sexuel, essentiellement sous la dépendance de la sécrétion des androgènes tant chez la femme que chez l'homme.
La perte de la libido peut accompagner certains états pathologiques et a été attribuée à la prise de pilule contraceptive ou à la ménopause.
En psychiatrie, énergie de la pulsion sexuelle dans son versant psychique (S. Freud), la libido subit des transformations, des déplacements, des variations quantitatives susceptibles de rendre compte des différents phénomènes psychiques et psychopathologiques.
Dans sa première théorie des pulsions, Freud oppose la libido sexuelle aux pulsions d'autoconservation. L'étude des psychoses l'amène à distinguer la libido d'objet et la libido du moi (narcissique), puis à reconnaître aux pulsions d'autoconservation un caractère libidinal.
Dans sa deuxième théorie des pulsions, Freud maintient une dualité pulsionnelle : l'éros, qui tend vers la liaison, s'oppose à thanatos, les pulsions de destruction. C.G. Jung défendait une conception moniste de la libido.

Étym. lat. libido : désir, envie

neuroleptique à action prolongée l.m.

depot neuroleptic

Formes "retard" d'un neuroleptique, qui ont facilité certaines prescriptions dans les états psychotiques au long cours.
Ces formes ont pour intérêt : la simplicité et la durée d'effet (une seule prise, en général par injection intramusculaire, pour plusieurs semaines) ; une notable réduction de la posologie globale (dix à vingt fois moindre que celle prescrite per os) ; une résorption totale, sans inactivation métabolique au premier passage hépatique ; une bonne corrélation entre les doses reçues et les taux plasmatiques; surtout une meilleure garantie de continuité du traitement, avec mise l'écart des conflits relationnels propres à ce sujet au profit d'autres thèmes. Leurs principaux inconvénients sont : une posologie imparfaitement adaptée à l'évolution clinique ; une élimination lente au cas d'effets seconds (plus rares, il est vrai, que per os), notamment de syndrome malin.
Les meilleures indications sont des rechutes répétées par cessation de traitement chez des patients réticents, agressifs, voire médicolégaux, et plus généralement ceux dont la prise de neuroleptiques est aléatoire. Sinon, un traitement per os est préférable.
Le passage à une forme retard s'effectue à distance d'un épisode fécond, après stabilisation par voie orale et si possible en monothérapie. Des tableaux d'équivalence facilitent celui-ci.

Sigle  : NAP

neuroleptique atypique  adj. et n.m.

atypic neuroleptic

Expression utilisée pour désigner un antipsychotique de deuxième génération, qui est virtuellement dénué d’effets extra-pyramidaux.
En fait cette expression est illogique : on ne peut se servir de l’adjectif atypique pour contredire l’expression neuroleptique. Elle devrait donc être abandonnée et remplacée par « antipsychotique non neuroleptique 

neuroleptiques

[H3,G5 ]

Édit. 2017

neuroleptique atypique n.m.

antipsychotique

[G5, H3]

Édit. 2019