lithotritie n.f.
lithotripsy
circulation extracorporelle l.f.
extracorporeal ciculation
Dérivation hors de l’organisme de tout ou partie de la circulation générale pour suppléer le cœur ou alimenter un dispositif médical d'épuration (rein artificiel p. ex.).
La circulation extracorporelle partielle est passive (sans assistance mécanique) : dans certaines épurations extrarénales et lors de la cytaphérèse. Si elle est totale, elle nécessite un dispositif moteur (cœur artificiel) pour propulser le sang. Dans ce cas, comme la circulation pulmonaire est presque toujours exclue, le cœur artificiel est complété par un échangeur de gaz pour l’oxygénation du sang et le rejet du gaz carbonique : on réalise ainsi un cœur-poumon artificiel.
Toute circulation artificielle nécessite un branchement sur des veines ou des artères et impose l’anticoagulation du sang qui y circule. Outre les risques apportés par l’appareillage, notamment le passage de bulles, et la bio-incompatibilité entre le sang et les surfaces à son contact, les principaux inconvénients sont l'hémolyse, l'adsorption des plaquettes sur les parois des tubulures, le passage d’héparine dans la circulation générale, l’hémodilution initiale par le liquide d’amorçage et le refroidissement du sang.
En chirurgie cardiaque, la circulation extracorporelle permet d’opérer sur cœur arrêté. Prélevé dans les veines caves, le sang est réinjecté dans la crosse de l’aorte ou dans une artère fémorale. La circulation extracorporelle permet d'abaisser rapidement la température de l'opéré avant l'intervention chirurgicale et de le réchauffer efficacement en fin d'intervention.
Elle est utilisée avant une transplantation cardiaque.
Les échangeurs à membranes sont utilisés dans le rein artificiel ou pour l’extraction extracorporelle du CO2 en cas d'insuffisances respiratoires gravissimes. On les emploie en urgence pour réchauffer les sujets en hypothermie accidentelle (noyés, accident de montagne).
Sigle CEC
→ échangeur à membrane, oxygénateur à bulles, pompe à galet, pompe non occlusive
[K3]
Édit. 2019
lithotripsie extracorporelle (LEC) l.f.
extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL)
Technique de désintégration des calculs urinaires ou biliaires par l'intermédiaire d'ondes de choc ou d’ondes piézoélectriques émises par un lithotripteur externe.
Le principe est celui d'une onde qui est dirigée sur le calcul ; elle se propage dans l'eau ou dans les parties molles sans faire de dégâts, mais qui produit, quand elle rencontre un milieu solide, une implosion du solide si l'amplitude de la vibration induite est supérieure à la contrainte de rupture du solide. Ainsi lorsqu'une onde de choc est focalisée sur un calcul, elle le fragmente ou l'émiette sans endommager notablement les parties molles avoisinantes. Les lithotripteurs produisent environ 2 000 chocs par minute ou demi-minute. L'application, plus ou moins douloureuse, nécessite une analgésie.
Une mesure préalable de la densité Hounsfield du calcul urinaire, par un scanner sans injection, permet de prédire la probabilité de fragmentation : inférieur à 1000 UH calcul friable, au-dessus calcul plus dur et risque d’échec de la LEC.
Il existe trois types de lithotripteurs :
1) électrohydraulique (premier type d'appareil utilisé) : l'onde de choc est produite par une étincelle électrique dans l'eau dégazée d'une baignoire ; elle est centrée sur le calcul repéré par radioscopie ;
2) piézoélectrique : l'onde de choc est produite par effet piézoélectrique sur une céramique concave semi-ellipsoïdale dont le deuxième foyer est focalisé sur la lithiase, les ondes sont transmises par l'eau de la baignoire ou celle d'une poche remplie d'eau appliquée sur la peau du patient. Elle est centrée sur le calcul repéré par échographie ;
3) électromagnétique : une membrane métallique mue par un électro-aimant produit l'onde de choc. L'ensemble est immergé dans un cylindre empli d'eau dégazée et fermé par une membrane souple qu'on applique sur la peau. Une lentille acoustique focalise l'énergie en une tache oblongue (lithotripteur dit «à onde plate») que l'on concentre sur le calcul.
En urologie, cette méthode non agressive conduit à la fragmentation du calcul sur place, dans la voie excrétrice urinaire supérieure. Ce temps thérapeutique doit être suivi de l'élimination spontanée des débris lithiasiques. Elle exige donc la perméabilité de la voie excrétrice d'aval, qui doit parfois être assurée par la mise en place d'une endoprothèse urétérale. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les calculs rénaux de moins de 2 cm dans leur plus grande dimension.
Les contrindications sont l'infection et les troubles de la coagulation.
Étym. gr. lithos : pierre ; lat. terere : broyer
photochimiothérapie extracorporelle l.f.
Technique thérapeutique consistant à exposer in vitro des lymphocytes d’un patient à un rayonnement ultraviolet A en présence de 8-méthoxypsoralène.
oxygénation par membrane extracorporelle l.f.
extracorporeal life support, extracorporeal membrane oxygenation
Apport d’une aide respiratoire en mettant directement au contact du sang circulant avec l’air ou avec un gaz par l’intermédiaire d’un poumon artificiel.
Ce poumon artificiel consiste en deux compartiments séparés par une membrane perméable au gaz avec le sang veineux d’un coté et le gaz ventilé de l’autre. Elle est utilisée principalement chez le nouveau né. Elle peut l’être parfois chez les adultes présentant un syndrome de détresse respiratoire aigue.
Sigle ECLS, ECMO
→ syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né
[B3, G5, K1, O1]
Édit. 2018