lupus érythémateux systémique (troubles psychiques du) l.m.p.
systemic lupus erythematosus and psychical disorders
Affection au cours de laquelle les manifestations psychiatriques sont les plus fréquentes (10 à plus de 50 % des cas) parmi les connectivites dont fait partie le LED.
Il s'agit surtout d'états psychotiques, principalement confusionnels, voire "schizophréniformes", et aussi dépressifs et anxieux, les uns et les autres le plus souvent précoces, correspondant à une poussée somatique, polymorphes et de bon pronostic en soi.
La part respective d'une prédisposition psychique foncière, des agressions somatiques et de leurs divers retentissements chez ces jeunes femmes, celle des traitements corticoïdes (surtout au cas d'excitation) mais aussi des antipaludiques de synthèse, sera envisagée dans chaque cas, non sans difficultés ni interrogations.
Diverses questions se posent à partir de l'observation déjà ancienne d'une "positivité associée" de la réaction de Bordet-Wasserman dans le LED et la syphilis, impliquant, constituant essentiel de cette réaction. Des voies de recherche et de discussion s’étaient ouvertes.
Dans l'état actuel le traitement de choix des complications psychiques du LED semble rester la corticothérapie, au besoin complétée par des neuroleptiques.
lupus érythémateux disséminé l.m.
systemic lupus erythematosus
Sigle : LED
→ lupus érythémateux systémique
lupus érythémateux systémique l.m.
systemic lupus erythematosus
Forme la plus sévère du lupus érythémateux où les phénomènes immunopathologiques, avec auto-anticorps et immuns complexes, peuvent atteindre tous les organes, rendant sa définition clinique et immunologique très protéiforme.
Elle se définit cliniquement par l'association à des degrés variables de symptômes généraux (fatigue, fièvre, anorexie, amaigrissement) et par l'atteinte d'organes divers avec, par ordre de fréquence décroissante, les articulations et les muscles (arthralgie, arthrite, myosite), la peau (éruption du visage en vespertilio, photosensibilité, syndrome de Raynaud), le sang (anémie, leucopénie, troubles de la coagulation), le système nerveux (psychose, convulsions, neuropathie périphérique), le cœur et les poumons (pleurésie, péricardite, myocardite, endocardite), les reins (protéinurie, glomérulonéphrite, syndrome néphrotique, insuffisance rénale); mais d'autres organes peuvent être atteints; des critères d'auto-immunité définissent la maladie sur le plan immunologique : anticorps antinucléaires, anti-ADN, anti-Sm, anti-RNP, anti-Ro (SSA), anti-La (SSB) anti-cardiolipide, anti-plaquettes, anti-érythrocytes, etc.
L'affection touche le plus souvent la femme jeune. Son pronostic dépend de l'importance des atteintes viscérales, en particulier rénales, cérébrales, pulmonaires et cardiaques. L'évolu
Syn. lupus érythémateux aigu disséminé, maladie lupique
lupus érythémateux systémique (endocardite du) l.f.
Libman Sachs' endocarditis
Forme rare d'endocardite non infectieuse, présente dans 13 à 50 % des séries d’autopsies de lupus érythémateux systémiques et caractérisée par des lésions verruqueuses et fibrineuses des valvules mitrales ou aortiques.
Cette cardiopathie est responsable de manifestations neurologiques centrales et vasculaires. Un état prothrombotique est souvent associé : anticorps antiphospholipides, micro-angiopathie thrombotique, coagulopathie de consommation.
Syn. endocardite de Libman-Sachs
lupus érythémateux systémique (neuropathie et) l.
neuropathy and systemic lupus erythematosus
→ vascularites (neuropathies et)
lupus miliaire disséminé de la face l.m. (obs.)
lupus miliaris disseminatus faciei
Kaposi-Irgang (lupus érythémateux profond de) l.m.
M. K. Kaposi, dermatologiste austrohongrois, membre de l’Académie de médecine (1883) ; S. Irgang, dermatologiste américain (1940)
lupus érythémateux l.m.
lupus erythematosus
Maladie auto-immune de cause inconnue dans laquelle interviennent des facteurs génétiques et immunologiques, qui peut atteindre presque tous les organes par le développement d'autoanticorps divers, antinucléaires et anti-ADN pour les plus fréquents, et de complexes auto-immuns pathogènes et qui s'accompagne très souvent d'une photosensibilité.
La conception uniciste du lupus érythémateux, ou maladie lupique, et de ses différentes formes, allant d'atteintes cutanées strictes à une maladie généralisée pouvant toucher tous les organes, est due à l'apport successif de nombreux médecins. Il existe trois variétés de lupus érythémateux.
- Le lupus érythémateux chronique est une forme cutanée de pronostic bénin, où les atteintes systémiques sont exceptionnelles.
- Le lupus érythémateux systémique est la forme la plus sévère : il peut toucher l'ensemble des organes en particulier le rein, le système nerveux, le cœur, la peau; il est grave et engage le pronostic vital.
- Le lupus érythémateux subaigu est une forme cutanéo-systémique intermédiaire à profil génétique et immunologique particulier, dont le pronostic est généralement favorable.
Le terme lupus érythémateux néonatal désigne un syndrome lupique survenant chez le nouveau-né d'une mère atteinte d'un lupus érythémateux systémique et déclenché par le passage transplacentaire d'anticorps anti-Ro maternels. Le terme lupus érythémateux profond désigne une forme clinique avec atteinte de l'hypoderme. Le terme lupus érythémateux induit correspond à une forme déclenchée par des médicaments et le terme lupus-lichen à une forme évoquant le lichen plan.
Étym. lat. lupus : loup (au sens de masque)
Syn. maladie lupique
Sigle : LE
lupus érythémateux bulleux l.m.
bullous systemic lupus erythematosus
Forme clinique rare de lupus érythémateux systémique correspondant à une éruption bulleuse chronique sous-épidermique avec infiltrat dermique à polynucléaires et dépôts d'immunoglobulines et de complément à la jonction dermo-épidermique dans ou sous la lamina densa et une bonne réponse à la dapsone.
Elle pose parfois des problèmes diagnostiques avec la dermatite herpétiforme et surtout des problèmes nosologiques avec l'épidermolyse bulleuse acquise. Elle a d'abord été considérée comme une forme systémique mais de gravité modérée de lupus; il semble en fait que tous les niveaux de gravité, et notamment des atteintes articulaires, rénale, etc., puissent se voir. Le traitement repose sur l’emploi de la dapsone ou sur la corticothérapie générale en cas d'échec ou de signes graves de lupus systémique.
lupus érythémateux chronique l.m.
chronic lupus erythematosus, discoid lupus erythematosus
Forme cutanée relativement fréquente de lupus érythémateux, dont la définition repose essentiellement sur un aspect clinique de plaque associant érythème, hyperkératose et atrophie cicatricielle, siégeant surtout sur le visage et le cuir chevelu, et présentant très fréquemment une photosensibilité.
Un tableau anatomopathologique en général assez typique complète cette définition, ajoutant à l'atrophie épidermique et à l'hyperkératose une liquéfaction de la couche basale de l'épiderme, des bouchons cornés et un infiltrat inflammatoire lymphocytaire périannexiel avec, sur le plan immunologique, la présence à la jonction dermo-épidermique, de dépôts immuns mis en évidence en immunofluorescence par le "lupus band test".
L'expression lupus érythémateux tumidus désigne une variété à type de placard érythémateux et œdémateux sans atrophie ni hyperkératose, celle de lupus érythémateux crétacé une variété où l'hyperkératose est majeure et celle de lupus érythémateux chronique disséminé une forme actuellement plutôt rattachée au lupus érythémateux subaigu.
Si l'affection présente un lien de parenté certain avec les autres lupus érythémateux, elle reste dans l'immense majorité des cas strictement cutanée, grevée seulement de cicatrices inesthétiques. Elle peut toutefois être exceptionnellement associée à des signes de lupus érythémateux systémique. Son traitement repose sur les antipaludéens de synthèse et la photoprotection.
A. Cazenave, dermatologue français (1845)
Syn. lupus érythémateux discoïde
lupus érythémateux discoïde l.m.
chronic lupus erythematosus, discoid lupus erythematosus
→ lupus érythémateux chronique
lupus érythémateux induit ou médicamenteux l.m.
drug induced lupus erythematosus
Syndrome peu fréquent induit par des médicaments et ressemblant au lupus érythémateux sur les plans clinique (signes généraux, manifestations systémiques en particulier articulaires, mais les atteintes cutanées, rénales et neurologiques sont peu habituelles) et biologique (auto-anticorps, en particulier antinucléaires, mais les anticorps anti-ADN natifs sont rares).
Les médicaments le plus souvent responsables sont surtout le procaïnamide et l'hydralazine, plus rarement l'isoniazide, la chlorpromazine, la D-pénicillamine, le practolol, la quinidine, l'hydantoïne. Un terrain génétiquement prédis
lupus érythémateux néonatal l.m.
neonatal lupus erythematosus
Maladie auto-immune rare du nouveau-né liée à une transmission transplacentaire d'autoanticorps IgG1 maternels dont les symptômes majeurs sont soit cutanés à type de plaques annulaires plus ou moins squameuses des zones photo-exposées, soit cardiaques, représentées par un bloc auriculoventriculaire complet congénital, soit plus rarement les deux associés.
Les signes cutanés disparaissent dans la première année tandis que le bloc auriculo-ventriculaire nécessite un appareillage. Les autoanticorps retrouvés sont surtout anti-Ro (SSA), plus rarement anti-La (SSB), exceptionnellement anti-U1RNP. Les mères sont souvent indemnes de signes mais sont parfois atteintes d'un lupus érythémateux systémique ou d'une connectivite mixte ou d'un syndrome de Gougerot-Sjögren : elles sont plus souvent HLA B8, DR3, DQW2.
lupus érythémateux profond de Kaposi-Irgang l.m.
lupus erythematosus profondus, lupus erythematosus panniculitis, lupus panniculitis
Forme rare de lupus érythémateux touchant le derme profond et l'hypoderme, caractérisé par des nodules souscutanés, recouverts d'une peau soit normale, soit typique d'un lupus érythémateux et évoluant vers une dépression cutanée cupuliforme après cicatrisation.
Cette affection peut être associée soit à un lupus érythémateux systémique, soit à un lupus érythémateux chronique. Elle ne semble guère différer de la "connective tissue panniculitis" de Winkelmann et Padilha-Gonçalves.
Le diagnostic peut être rendu difficile par l'absence assez fréquente des signes histologiques et immunologiques habituels du lupus érythémateux chronique.
M. K. Kaposi, dermatologiste austro-hongrois, membre de l'Académie de médecine (1869) ; S. Irgang, dermatologiste américain (1940) ; R. K. Winkelmann, dermatologiste américain, A. Padilha-Gonçalves, dermatologiste brésilien (1980)
Syn. panniculite lupique
lupus érythémateux subaigu l.m.
subacute lupus erythematosus
Forme rare de lupus érythémateux, définie cliniquement par une atteinte cutanée érythématosquameuse étendue du visage et du corps très souvent photosensible, associée fréquemment à des signes généraux modérés et à une atteinte articulaire inflammatoire, mais dans laquelle les organes vitaux sont rarement touchés.
La plupart des patients appartiennent à des groupes tissulaires particuliers (HLA-DR3, DQW1, DQW3) et sont porteurs d'anticorps anti-Ro (SS-A). Le pronostic est généralement favorable sous traitement anti-inflammatoire.
Syn. lupus érythémateux chronique disséminé
LED sigle m. pour Lupus Erythémateux Disséminé
systemic lupus erythematosus
→ lupus érythémateux disséminé
adaptation (troubles psychiques de l') l.m.p.
adjustment disorders
Ensemble des plaintes somatiques, détresse et perturbations émotionnelles, altérations de l'activité sociale ou occupationnelle, liées à un changement existentiel marquant ou à des circonstances éprouvantes (conflit professionnel ou conjugal, deuil, séparation, immigration, guerre, etc.).
Selon la CIM 10, la prédisposition et la vulnérabilité individuelles jouent ici un rôle plus important que lors d'une réaction aigüe ou dans l'état de stress post-traumatique. Mais ces troubles ne surviendraient pas en l'absence du facteur de stress en cause.
Des phénomènes régressifs (énurésie, "parler-bébé", succion du pouce) sont fréquents chez l'enfant, et des conduites agressives ou dyssociales chez l'adolescent.
Habituellement extériorisés dans le mois (CIM 10) ou les trois mois (DSM-IV) qui suivent l'évènement, ces états ne persistent guère au-delà de six mois.
Étym. lat. adaptare : ajuster
[H4]
Édit. 2017
amibiase (troubles psychiques et) l.m.p.
amebiasis, amibiasis (psychical disorders)
Lors d'une amibiase aigüe ou subaigüe, troubles dépressifs et/ou névrotiques rares pouvant cependant prévaloir sur la symptomatologie dysentérique.
Une méningo-encéphalite aigüe primitive souvent grave, à forme agitée et confuso-onirique, a été signalée. Des abcès cérébraux relativement tardifs, de type clinique surtout expansif, sont exceptionnels.
Dans les formes chroniques, les "colonévroses" sont assez fréquentes, principalement chez les amibiens d'Extrême-Orient. Mais il peut s'agir en fait de colopathies fonctionnelles (intestin irritable) sur un fond névrotique.
[D1, H1, H3]
Édit. 2020
anémie et troubles psychiques l.
anemia and mental disorders
Une des causes les plus fréquentes de troubles neuropsychiques, parfois seulement psychiques (Syndrome psycho-anémique, P.E. Weil) dans laquelle la part respective des carences nutritionnelles, contribuant à l'hématopoïèse, des causes psychiatriques possibles de ces carences, du rôle d'affections associées et de l'anémie proprement dite, reste discutée.
En dehors de l'asthénie physique, psychique et des états dépressifs qui dominent, on peut distinguer plus particulièrement les troubles suivants : irritabilité, impulsivité, perversions du goût et même conduites alimentaires anormales (pica à l'extrême) propres aux carences martiales ; états confusionnels, évolutions démentielles parfois réversibles propres aux carences en folates, souvent associés à une polyneuropathie sensitivomotrice, à une sclérose combinée de la moelle, à des "jambes sans repos" ou à un syndrome cérébelleux ; modifications de la personnalité et états délirants dans les carences en cobalamines, souvent en l'absence de tout signe d'anémie de Biermer. Surtout à défaut de signes neuro-anémiques évocateurs, la réalité d'un lien de ces troubles psychiques avec une carence en vitamine B 12 (cyanocobalamine) est discutée. Entrepris à temps, des traitements si possible étiologiques et au moins substitutifs peuvent être efficaces.
Étym. gr. an privatif, haimos sang
[F1,H3,H4]
Édit. 2017
boxeur (troubles psychiques chez un) l.m.
psychical disorders among boxers
Édit. 2017
brûlés (troubles psychiques des) l.m.
burnt persons (psychical disorders among)
Les victimes de brûlure totalisent des problèmes médicaux, chirurgicaux et psychiques : choc, douleurs, gestes médicaux urgents souvent majeurs (réanimation, trachéotomie, amputations), confinement dans un service spécialisé, éléments toxi- infectieux, greffes secondaires, détresse familiale, etc.
La phase aigüe peut s'accompagner d'un détachement émotionnel, suivi parfois d'un état confusionnel. La phase intermédiaire, de plusieurs semaines, comporte une accumulation de douleurs, d'interventions, de prises de conscience négatives, voire des réactions agressives d'autrui en cas de geste suicidaire ; elle induit un vécu dépressif et anxieux, ou même de désespoir. Parfois intégrale, surtout en cas de brûlure de la face, la réadaptation peut susciter des réactions catastrophiques. Y compris chez l'enfant et l'adolescent, dont une régression psychique profonde est possible, une relation psychiatrique préventive et curative est en général indispensable. Les associations de brûlés sont très utiles.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure
Édit. 2017
Cushing (troubles psychiques du syndrome de) l.m.p.
Cushing's syndrome (psychical disorders)
Manifestations mentales le plus souvent tardives de cette endocrinopathie.
Elles sont très polymorphes, souvent graves, non spécifiques, voire inaugurales : surtout anxio-dépressives, majeures, offrant une relative résistance aux antidépresseurs ; plus rarement maniaques ; délirantes et/ou confusionnelles (ces dernières notamment chez les sujets âgés, plus ou moins oniriques) ; à type prévalent d'irritabilité sous forme d'épisodes d'un à trois jours, sans rythme net ; cognitives, principalement mnésiques ; enfin atteignant le sommeil. Il existerait une relation entre la gravité de l'affection et l'importance des troubles psychiques.
Les mécanismes d'action restent discutés. Une hyperactivité des récepteurs stéroïdiens est actuellement la plus vraisemblable.
Le traitement de l'affection causale (adénome hypophysaire, tumeur surrénalienne, carcinoïde responsable d'un Cushing paranéoplasique, etc.) est utile, en association avec le traitement symptomatique, en particulier le RU 648. Des soins psychiatriques prolongés peuvent être nécessaires.
En échange, l'hypercorticisme relevé lors de syndromes dépressifs surtout sévères pourrait contribuer à l'aggravation de la symptomatologie, à l'origine d'un cercle vicieux.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
[O4,H4]
épilepsie et troubles psychiques l.f.
epilepsy and psychic disorders
Relation dont la fréquence (actuellement de l'ordre de 2,8 à 5,5 % en milieu psychiatrique selon les auteurs) est très anciennement admise (Hippocrate, "morbidus lunaticus" du Moyen Age, etc.), mais qui est marquée par de nombreux biais possibles du fait de sa complexité, et reste discutée.
On observe principalement :
- des crises partielles, exclusivement ou principalement sensorielles (en particulier auditives ou visuelles), à type d'"état de rêve", de peur et d'angoisse, d'automatismes divers, etc. ;
- des épisodes psychiatriques aigus de quelques jours à quelques semaines, à début et fin brusques, polymorphes, pouvant comporter des éléments confusionnels, délirants, dépressifs et une agitation, surtout postcritiques, parfois apparaissant après la cessation des crises (psychoses alternatives) et/ou d'origine médicamenteuse (surdosage en particulier) ; ils sont volontiers récidivants ;
- des formes psychotiques chroniques, hétérogènes, de type schizophrénique dans la moitié des cas, souvent fluctuantes ;
- des états dépressifs de diverses formes, surtout névrotiques et réactionnels, d'étiologie souvent multiple, contribuant à la surmortalité suicidaire ;
- des troubles intellectuels dépendant, eux aussi, de facteurs divers, parmi lesquels une encéphalopathie sous-jacente mais également des médicaments anticomitiaux ;
- des anomalies de la personnalité classiquement constituées d'adhésivité à l'entourage, dite glischroïdie, de perte de la fluidité idéique (bradypsychie) et de décharges agressives (F. Minkowska, 1923), en fait sans spécificité. De plus, la réalisation d'une existence satisfaisante pour ces personnes est très possible.
Parmi les facteurs éventuels, un rejet et/ou une hyperprotection du patient, notamment par ignorance sur l'épilepsie, sont fréquents.
Franziska Minkowska-Brokman, neuropsychiatre française (1923)
Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre
[H1, H3]
Édit. 2020
guerre (troubles psychiques aigus de) l.m.p.
war acute psychiatric disorders
Manifestations pathologiques survenant en milieu opérationnel, mais aussi en situation d'attente ou de menace.
Dominées par l'angoisse, elles constituent des "pertes psychiques", à la différence de la peur et de l'appréhension, qui peuvent s'atténuer dans l'action.
Leurs expressions individuelles sont souvent intriquées et fluides, qu'il s'agisse de ruptures de comportement (stupeur, agitation), d'états confuso-oniriques ou délirants transitoires, de crises d'angoisse, de troubles de l'humeur (dépressifs, voire maniaques), de réactions caractérielles, de crises hystériformes ou de phénomènes psychosomatiques. Des paniques collectives peuvent s'observer.
Quelques principes : proximité, immédiateté, expectative, simplicité (T. Salmon), améliorent encore une évolution à court terme en règle transitoire (retour en service dans 50 à 80% des cas) et préviennent peut-être une névrose traumatique au long cours.
T. W. Salmon, psychiatre américain (1917)
hémodialyse et troubles psychiques l.f.p.
hemodialysis and psychical disorders
Manifestations fréquentes malgré les progrès techniques qui ont amélioré les conditions d’existence des patients soumis à une hémodialyse chronique de suppléance pour pallier le déficit total des fonctions rénales.
Les contraintes répétitives, les règles diététiques, l’asthénie chronique, les conséquences socioprofessionnelles, familiales, conjugales et sexuelles peuvent être à l’origine d’états dépressifs, d’anxiété et parfois de conduites suicidaires actives ou passives, par abandon de traitement.
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
→ hémodialyse chronique de suppléance
[M1,H3]