Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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lymphographie n.f.

lymphography

Etude radiographique des réseaux et des nœuds lymphatiques après opacification par un produit de contraste iodé ou étude scintigraphique après injection d’un radio-isotope (lymphographie isotopique).
L’injection se fait à l’extrémité d’un membre : la main pour l’exploration des chaînes axillaires et sous-clavières, plus souvent le pied pour les chaînes inguinales, pelviennes, lombo-aortique et du canal thoracique.
Pour découvrir les canaux lymphatiques, on injecte un colorant à résorption élective lymphatique (Blue V Patent) par voie sous-cutanée et en amont de l’incision. Cette technique est adaptée à l’étude des canaux et de leur drainage vers les nœuds lymphatiques superficiels (surtout axillaires et inguinaux) ou profonds tels les lymphatiques viscéraux, lors d’une laparotomie ou d’une thoracotomie. Le colorant est le même et l’injection se fait dans le viscère à étudier.
En chirurgie carcinologique mammaire, seul le BVP est couramment employé dans le but de limiter l’étendue du curage nodal. A cause de ses résultats intéressants, cette injection est de plus en plus utilisée dans la recherche de l’extension des nœuds (ganglions lymphatiques) pour les mélanomes et d’autres cancers (verge, anus, gynécologiques). Pour l’étude de l’extension des cancers gynécologiques l’injection se fait dans les lymphatiques du dos du pied.
Très utilisé par l’école radiologique française, cet examen est de plus en plus souvent remplacé par l’imagerie tomodensitométrique qui décèle les adénopathies quel que soit leur siège et analyse leur taille mais jamais la structure comme le fait la lymphographie. Cette technique était très utilisée dans la maladie de Hodgkin, mais manquait de sensibilité et de spécificité.

lymphographie bipédieuse l.f.

bipedal lymphography

Étude radiographique des réseaux et des ganglions lymphatiques drainant les membres inférieurs après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
Mis au point en 1955 par J.B. Kinmonth, la technique consistait en un cathétérisme bilatéral d'un lymphatique du dos du pied par dénudation, le repérage étant facilité par injection locale d'un colorant vital à résorption lymphatique. L'opacifiant utilisé était le lipiodol ultrafluide. Les clichés pris de façon précoce c'est-à-dire dans les heures suivant l'injection, permettaient l'étude des troncs collecteurs des membres inférieurs jusqu'à la terminaison du canal thoracique, mais les nœuds eux-mêmes, insuffisamment remplis, étaient peu analysables. L'étude des nœuds (groupes iliaques et lombo-aortiques) se faisait sur les clichés réalisés le lendemain de l'injection.
Cet examen a perdu la plupart de ses indications avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.

J. B. Kinmonth, chirurgien britannique (1955)

Syn. lymphographie des membres inférieurs

lymphographie cervicale l.f.

cervical lymphography

Étude radiologique des réseaux et nœuds lymphatiques du cou après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
Actuellement obsolète.

lymphographie des membres inférieurs l.f.

lymphography of the lower limbs

lymphographie bi-pédieuse

lymphographie du membre supérieur l.f.

lymphography of the upper limb

Étude radiographique des réseaux et des nœuds lymphatiques d'un membre supérieur après opacification par un produit de contraste iodé liposoluble.
La technique de cet examen était identique à celle de la lymphographie bi-pédieuse. L'injection, faite à la face dorsale de la main, permettait d'opacifier les nœuds axillaires.
Actuellement obsolète.

lymphographie isotopique l.f.

isotopic lymphography

lipiodol ultrafluide, lymphographie