Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

59 résultats 

accidents à l'iode l.m.p.

iodine accident

Les accidents provoqués par l’iode sont essentiellement l’insuffisance rénale secondaire à l’injection intraveineuse de produits de contraste iodés.
L’injection de produits de contraste iodés entraîne à la fois des modifications de l’hémodynamique rénale et une action toxique au niveau des cellules tubulaires qui peuvent être à l’origine d’une insuffisance rénale aigüe, réversible, ou d’une aggravation d’une altération fonctionnelle rénale préexistante conduisant alors à une insuffisance rénale totale irréversible.
Ces accidents surviennent essentiellement quand la clairance glomérulaire est inférieure à 60 mL/mn, en cas de déshydratation, de prise de médicaments modifiant la fonction rénale, de myélome, d’utilisation d’un produit de contraste hyperosmolaire, de répétition des examens radiologiques à de faibles intervalles de temps.
L’utilisation de produits de faible osmolarité et l’hyperhydratation s’imposent en présence de facteurs de risque tandis que l’utilisation de N-acétyl-cystéine est controversée.
Chez un diabétique traité par metformine l’insuffisance rénale peut se compliquer d’acidose lactique.
En revanche, les manifestations allergiques ne sont pas provoquées par l’iode mais par les produits qui lui sont associés.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

allergie à l'iode

[B2,C2,G4,M1]

Édit. 2020

allergie à l'iode l.f.

iodine allergy

C'est  un mauvais terme, car en tant que telle, l'allergie à l'iode n'existe pas.
Il y a souvent confusion entre l'allergie aux fruits de mer (à certaines protéines des crustacés), l'allergie aux antiseptiques cutanés (à la polyvidone de la bétadine) et l'allergie aux complexes moléculaires qui accompagnent les molécules iodées des produits de contraste radiologiques, donc qui dépendent du type de ceux-ci. Ces trois phénomènes ont des déterminismes différents et il n'y a pas d'allergie croisée entre eux.
S'il n'y a pas d'allergie à l'iode, il existe en revanche une allergie aux produits de contraste iodés qui peut survenir avec tous les produits de contraste, même après une prémédication, même en cas de première injection ou, inversement, même en cas de nième injection sans problème antérieur.
Ces réactions d'hypersensibilité peuvent être immédiates, soit de nature allergique (IgE dépendante, par le biais d'une libération d'histamine et de tryptase par les basophiles et les mastocytes), soit de nature non allergique (non IgE dépendante), ou être retardées (par un mécanisme cellulaire).
Les réactions immédiates surviennent dans la minute ou les minutes qui suivent une injection intravasculaire, beaucoup plus rarement une injection locale. Elles peuvent être :
- bénignes (5% des cas : nausée, vomissement, éternuement, toux, vertige, prurit, urticaire localisé, angoisse, céphalée...) ne nécessitant pas de traitement particulier.
- modérées (0,5% des cas : urticaire géant, vomissements répétés, palpitations, dyspnée, douleurs thoracique ou abdominale, céphalées sévères, oedème laryngé, crise d'asthme), nécessitant un traitement ambulatoire.
- graves (0,05%  des cas : oedème laryngé obstructif, hypotension prolongée, infarctus, troubles du rythme, arrêt cardiaque, oedème pulmonaire aigü, convulsions...), nécessitant une prise en charge en réanimation.
- voire létales (0,0005% = 1/200.000 cas).
Après une  réaction d'hypersensibilité à un produit de contraste iodé, des dosages répétés d'histamine et de tryptase doivent être réalisés, ainsi que des tests cutanés (après quelques semaines à mois) pour essayer de faire le diagnostic de la nature allergique on non de l'incident, dans un but pronostique au cas où une autre injection serait nécessaire.
- Si celui-ci est reconnu comme non allergique (les plus fréquents, en général moins graves, non spécifiques d'un produit de contraste iodé particulier, avec une tryptase non augmentée, une histamine subnormale), on pourra utiliser une prémédication anti-H1.
- S'il est reconnu comme de nature allergique (potentiellemnt plus sévère), il y a une très forte probabilité de récurrence, en plus sévère, si le même produit de contraste iodé est utilisé : il convient donc de le bannir définitivement. La prémédicatio est inutile, mais l'injection d'un produit de contraste
iodé différent sera éventuellement possible.

[F3,G3, G4 ,B2 ]

Édit. 2020 

déficit fœtal en iode l.m.

iodine fetal deficiency

Déficit génétique de l'hormonogénèse thyroïdienne avec goitre, troubles somatiques, et intellectuels.
L'affection est endémique dans certaines régions montagneuses, la débilité profonde apparaît chez l'enfant dont la fonction thyroïdienne est supprimée et qui présente un arrêt de croissance avec nanisme. Parfois il n'y a pas de goitre mais un corps thyroïde atrophique. Le strabisme convergent fait partie des signes habituellement rencontrés dans ce syndrome de même que parfois l'hypoplasie du nerf optique. Le gène responsable TPO (thyroid peroxidase) est en 2p13. L’affection est autosomique récessive (MIM 274500).

Syn. goitre endémique, goitre congénital, crétinisme endémique, crétinisme familial goitreux (désuet)

indice d'iode l.m.

iodine index

En lipochimie analytique, nombre de grammes d'iode absorbés par 100 g de corps gras.
Cet indice mesure le degré moyen d'insaturation des acides gras qui composent un corps gras. Plus il est élevé, plus le corps gras examiné est riche en doubles liaisons, donc éventuellement riche en triglycérides.

Étym. lat. indicium : indication

iode n.m.

iodine

1) Elément de numéro atomique 53, de masse atomique 127, de la famille des halogènes, se présentant sous forme de cristaux violacés, à reflets métalliques, peu solubles dans l’eau mais se dissolvant aisément dans les solutions aqueuses d’iodures alcalins, par formation de complexes de mêmes propriétés chimiques et de même emploi thérapeutique que l’iode (ex. solutions iodo-iodurées dite de Lugol).
Par sublimation, il se forme des vapeurs violettes, irritantes.  L’iode moléculaire a pour formule I2.
Il est présent dans l'organisme surtout dans la glande thyroïde, dans laquelle les ions iodure circulants sont concentrés et oxydés par du peroxyde d’hydrogène et une peroxydase pour l'iodation de la thyroglobuline.
La thyroïde contient 8 mg d'iode ; c'est un oligoélément indispensable, le besoin d'un adulte normal est d'environ 25 µg/j.
La carence provoque un goitre et un myxœdème.
2) Soluble dans les solvants organique, l'iode est utilisé comme antiseptique par voie externe.
Symb. I

J. Lugol, médecin français (1786-1851)

Étym. gr. iôdês : violet

iode radioactif l.m.

radio iodine

En médecine, 131I l'un des isotopes radioactifs de l'iode stable (élément 53 de la classification de Mendeleieff) émetteurs β et γ, ayant une importance particulière, à la fois diagnostique (γ) et thérapeutique (β), en pathologie thyroïdienne.
L'iode (stable) constituant essentiel des hormones thyroïdiennes, s'accumule préférentiellement dans les cellules qui constituent les vésicules de la glande. La concentration de l'iode y est plus de mille fois supérieure à celle des autres tissus. En découlent d'importantes applications diagnostiques, telles que le test de fixation, la scintigraphie ou l'étude de la vitesse de production d'hormones marquées. L'iode radioactif (essentiellement l'isotope 131) est utilisé en thérapeutique pour le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers différenciés de la thyroïde.
Divers isotopes de l'iode peuvent être incorporés à des molécules d'utilisations variées : isotopes à vie courte de l'iode 123I (photons de 180 KeV ; période physique 15 h), pour obtenir des radiopharmaceutiques à usage diagnostique; émetteurs bêta à vie plus longue dont l'iode 131 (période 8 jours) pour marquer ces molécules en vue d'une radiothérapie métabolique (maladie de Basedow, métastases de cancer thyroïdien) ; l'iode 125 (émetteur de photons de faible énergie, de période 60 jours) employé surtout pour l'obtention en biologie de molécules marquées utilisées en radio-analyse et en expérimentation animale.
L'iode 131 est, en outre, l'un des principaux radiotoxiques émis à l'occasion d'accidents nucléaires.

iode radio-actif (test de fixation de l') l.m.

test of thyroidal uptake of 131I.
Le radio-isotope 131I est utilisé en particulier pour explorer la thyroïde.
Le corps thyroïde, en l’absence de surcharge iodée exogène, concentre l’iode (300 fois plus que le font les autres tissus).

K. A. von Basedow, médecin allemand (1840)

exploration fonctionnelle thyroïdienne, Basedow (maladie de) goitre toxique, carcinome anaplasique de la thyroïde, carcinome médullaire de la thyroïde, carcinome papillaire de la thyroïde, carcinome vésiculaire de la thyroïde.

test à l'iode l.m.

iodine test

Test destiné à déceler une éventuelle allergie à l'iode chez un sujet qui doit subir un examen ou un traitement avec un produit iodé.
Il consiste à injecter lentement par voie veineuse un demi millilitre environ du produit à utiliser et à attendre quelques minutes avant de poursuivre l'examen ou d'entreprendre le traitement. L'expérience a montré qu'en réalité, il était peu fiable, mais il sera reproché au praticien de ne pas l'avoir effectué en cas d'accident.
Les anciens tests cutanés ou oculaires étaient sans grande valeur.

allergie à l'iode

ARM par contraste de phase l.f.

phase contrast MRA, PC MRA

Méthode d'ARM dont le principe repose sur la soustraction vectorielle, pixel par pixel, des moments magnétiques de deux images sur lesquelles le déphasage des spins mobiles (spins du sang circulant) a été induit par deux gradients bipolaires de polarité inverse.
Une première acquisition est réalisée en appliquant un gradient bipolaire dont le premier pôle est positif et le second négatif. Les spins fixes, selon le principe même de l'écho de gradient, voient leur déphasage induit par le premier lobe entièrement annulé par le second. Les spins mobiles du sang circulant qui se sont déplacés conservent un déphasage phi proportionnel à leur vitesse, d'où un moment magnétique résultant dont la composante transversale est égale à sinus phi. Lors de l'application du second gradient dont le premier pôle est négatif et le second positif, il persistera un déphasage des spins mobiles phi’ égale à moins phi, d'où un moment magnétique résultant, dont la composante transversale sera égale à moins sinus phi. Après soustraction des deux images, les spins fixes qui constituent le fond de l'image n’auront pas de moment résultant, donc pas de signal. En revanche, les spins mobiles auront une aimantation transversale résultante égale à (sinus phi) - (- sinus phi) soit 2 sinus phi, d'où l'existence d'un signal sensible à la phase des spins mobiles et à leur vitesse. L'acquisition peut se réaliser en 2D ou en 3D. Pour visualiser l'image, on utilise un algorithme de type MIP. L'ARM par contraste de phase, contrairement à l'ARM par temps de vol, est bien adaptée à l'exploration des vaisseaux à flux lent. Elle ne visualise pas bien les vaisseaux comportant des zones de turbulence.

angiographie IRM, ARM par temps de vol, MIP

[B2,B3]

Édit. 2018

contraste n.m.

contrast

1) Caractéristique qui différencie un signal de son environnement (contraste simultané) ou qui différencie deux états du même signal (contraste successif).
Le contraste permet de mesurer le degré de perception d'un signal. On parle de contraste pour la luminance, pour la couleur, pour le son, pour le toucher et plus généralement pour toute information. Le contraste seuil est le contraste minimum assurant la perception de l'information
2) En imagerie médicale, écart de luminance entre les différentes plages d'un document iconographique.
On le définit mathématiquement, pour deux plages homogènes caractérisées par des signaux SM et Sm par le paramètre C = définition identique à celle de la modulation d'un signal sinusoïdal ayant SM pour valeur maximale et Sm pour valeur minimale.


Le terme contraste est parfois employé à tort pour produit de contraste.
3) En technique microscopique le contraste de phase est utilisé pour séparer des structures peu contrastées dont les détails sont mal visualisés en microscopie ordinaire et qui ne se distinguent que par leur indice de réfraction.
4) La sensibilité au contraste est la plus petite variation de luminosité perceptible visible, rapportée à la lumière du fond.
D'après la loi de Bouvier-Masson, le rapport obtenu est pratiquement constant dans un grand intervalle de luminance.

atténuation, courbe sensitométrique, densité optique, fonction transfert de modulation, sensibilité aux contrastes lumineux, vision du contraste

[B2,B3,A2]

Édit. 2018

contraste coloré l.m.

coloured contrast

Relation entre le stimulus coloré et son environnement.

[C2,P2]

contraste de phase l.m.

phase contrast

ARM par contraste de phase

[B2,B3]

Édit. 2018

contraste négatif l.m.

negative contrast

1) En imagerie, disparition ou diminution d'une densité en radiologie ou d'un signal en IRM.
2) Méthode de microscopie électronique consistant à enrober un corps dans un produit opaque pour le mettre en évidence par soustraction P. ex. un virus ou ses constituants.

Syn. coloration négative

[A2,B2,B3]

Édit. 2018

double contraste (technique du) l.f.

double contrast

Technique de radiologie permettant de visualiser la muqueuse d'un organe creux, par l'utilisation successive d’un produit de contraste et une insufflation de gaz.
Elle persiste surtout pour l'examen du côlon après préparation alimentaire et médicamenteuse, permettant d'apprécier sa souplesse et d'avoir une bonne image de la muqueuse en vue de la détection des petites lésions, en particulier des polypes coliques.

couches minces, lavement baryté, mucographie

échocardiographie de contraste l.f.

contrast echocardiography

Echocardiographie facilitant l’étude des shunts intra-cardiaques grâce à une injection intraveineuse de produit de contraste échographique.

Étym. gr. Echo : héros mythologique

échocardiographie

[B2, B3, K2]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec contraste renforcé en T2 l.m.

contrast enhanced steady state gradient echo

Seules séquences d'écho de gradient rapide permettant d'obtenir une bonne pondération en T2, par exploitation de l'écho de spin dit "stimulé", provoqué par la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence θ.
Ces séquences (PSIF, SSFP, CE FFE T2, FAST etc.) ont été détrônées par les séquences d'écho de spin rapide, qui permettent un bon contraste en T2 avec un meilleur rapport signal/bruit.

écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

hexaiodés hydrosolubles (produits de contraste) l.m.p.

produits de contraste hexaiodés hydrosolubles

[B2]

microscope à contraste de phase l.m.

Microscope utilisé pour l’observation des préparations peu contrastées, à détails mal visible au microscope classique.
Il est basé sur le principe d’une variation de la phase des ondes lumineuses qui traversent la préparation et le système optique du microscope, la phase étant l’oscillation de l’onde lumineuse à un temps donné. Les différences de phase déterminent une augmentation des contrastes dans l’image ; on les obtient au moyen d’une lame déphasante placée dans l’objectif.

F. Zernike, physicien néerlandais (1930), prix Nobel de physique en 1953

microscope, microscope classique

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

myélographie à contraste positif l.f.

positive contrast myelography

Examen radiologique de la moelle épinière à l'aide d'un produit de contraste iodé.
Elle a été d'abord réalisée à l'aide d'huiles iodées (lipiodol, puis duroliopaque); ensuite avec des triiodés hydrosolubles tolérés par voie intrathécale (métrizamide, puis iopamidol ou iohexol). Les injections se faisaient par voie lombaire pour l'exploration des régions thoracique et thoracolombaire ; par ponction cervicale en C1-C2 (voie latérale) sous contrôle télévisé pour l'exploration de la région cervicale.
Actuellement, ces examens sont supplantés par l'IRM.

Étym. gr.  muelos : moelle ; graphein : écrire

Syn. myélographie aux hydrosolubles

produit de contraste l.m.

En imagerie médicale, substance qui augmente artificiellement le contraste entre la structure qui le contient et le milieu voisin. On peut y avoir recours quand le contraste naturel est insuffisant. La nature des produits de contraste dépend du type d’imagerie.
1) En imagerie X (radiographie, scanner à rayons X) le sulfate de baryum est réservé à l’opacification de la lumière du tube digestif et les produits iodés hydrosolubles aux autres indications. Le baryum comme l’iode absorbent les rayons X en raison de leur numéro atomique élevé. Ils sont à l’origine d’un «moule» radio-opaque de la structure qui les contient. Introduits dans le système vasculaire, les produits de contraste iodés ont une phase vasculaire brève, suivie d’une phase de diffusion extravasculaire puis d’une phase d’élimination urinaire par filtration glomérulaire. Leur utilisation implique donc une fonction rénale satisfaisante. Les produits iodés peuvent être injectés par voie intraveineuse (urographie, scanner…), intra-artérielle (artériographie), intra-articulaire (arthrographie), locale (hystérographie, uréthrographie ou cystographie rétrogrades, kystographie, fistulographie…..). Ils peuvent être, surtout par voie intraveineuse, à l’origine d’une sensation transitoire de chaleur sans gravité, de nausées ou, beaucoup plus rarement, de réaction allergoïde allant de la simple sensation de démangeaison à l’œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
2) En IRM, les produits de contraste modifient le comportement magnétique des tissus. On distingue les produits de contraste paramagnétiques (chélates de gadolinium, dont la pharmacocinétique est voisine de celle des produits iodés et qui peuvent être injectés par voie intraveineuse ou intra-articulaire) et les agents de contraste superparamagnétiques, constitués de nanoparticules d’oxyde de fer nommées SPION (superparamagnetic iron oxide nanoparticles) ou USPION (ultrasmall superparamagnetic iron oxide nanoparticles). Les produits de contraste gadolinés augmentent le signal des tissus vascularisés en T1. Ils ne franchissent pas la barrière hémato-encéphalique normale.
3) En imagerie nucléaire, on parle de radio-traceurs : ce sont des isotopes qui se fixent sur certains organes-cibles et dont l’émission est repérée par une gamma-caméra.
4°) En échographie, on utilise des microbulles injectées par voie IV, à l’origine d’une différence d’échogénicité des vaisseaux qui les contiennent et qui permettent de préciser le mode de vascularisation d’une lésion.
Edit. 2018

Syn. opacifiant, agent de contraste

gadolinium

[B2,B3]

produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles l.m.p.

water soluble hexaiodenated contrast media

Groupe de produits de contraste dont la molécule se compose de deux noyaux aromatiques comportant chacun trois atomes d'iode.
Le groupe comprend deux produits très différents : 1- le plus ancien est un dimère monoacide dont la solution comprend 1/3 de sel de sodium et 2/3 de sel de méglumine de l'acide ioxaglique. En solution, chaque molécule se dissocie en un ion ioxaglate d'une part, un ion sodium ou méglumine d'autre part, soit deux ions pour six atomes d'iode. Ce produit a une osmolalité faible, qui le rapproche de celle des produits non ionique de même concentration. La solution à 350 mg d'iode/mL est surtout indiquée en angiocardiographie. 2- plus récent, l'iodixanol, comporte une molécule qui ne se dissocie pas en solution et possède six atomes d'iode. Iso-osmolaire et non ionique, très bien toléré, ses indications sont celles des triiodés hydrosolubles. Il ne doit pas être utilisé en injection intrathécale.

produits de contraste iodés hydrosolubles l.m.p.

water soluble iodinated contrast media

produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles, produits de contraste tri-iodés hydrosolubles

produits de contraste non ioniques l.m.p.

nonionic contrast media

  produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles l.m.p.

water soluble triiodinated contrast media

Sels d'un acide organique triiodé, les acides utilisés ayant en commun un noyau aromatique portant trois atomes d'iode.
On distingue deux groupes : les tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité, les plus anciens, les moins coûteux et les moins bien tolérés; les tri-iodés hydrosolubles non ioniques, plus récents, plus couteux mais beaucoup mieux tolérés. Ces produits sont éliminés par voie rénale. Tous ne peuvent pas être injectés par voie intrathécale.

  barrière hématoencéphalique, osmolalité, réactions secondaires, toxicité aigüe (d'un produit de contraste)

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité l.m.p.

high osmolality water soluble triiodinated contrast media

Premiers contrastes tri-iodés hydrosolubles apparus sur le marché. Les seuls encore utilisés sont les sels de méglumine ou de sodium et de méglumine de l'acide amidotrizoïque ou de l'acide ioxitalamique.
En solution, ces sels se divisent en deux ions : amidotrizoate ou ioxitalamate d'une part ; méglumine ou sodium d'autre part : d'où deux ions pour trois atomes d'iode. Leur osmolalité est élevée et augmente avec la concentration en iode. Fortement hypertoniques, ces produits, toxiques pour le système nerveux, ne doivent en aucun cas être injectés par voie intrathécale et seules leurs solutions les moins concentrées peuvent être utilisées en angiographie cérébrale. Les concentrations plus importantes s'emploient en angiographie, phlébographie, scanographie et, du fait de leur élimination par voie rénale, en urographie intraveineuse.

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