microfilaire n.f.
microfilaria
Embryon émis par une filaire femelles chez son hôte définitif.
Suivant les espèces filariennes, les microfilaires sont présentes dans les vaisseaux sanguins (microfilaires sanguicoles de Loa loa ou des filaires lymphatiques par exemple) ou dans le derme (microfilaires dermiques d’onchocerques par exemple). Chez nombre d’espèces de filaires, les microfilaires sanguicoles présentent une périodicité, c’est à dire que leur nombre varie, dans le sang périphérique, selon l’heure : en fonction de l’espèce et de la souche du parasite, les unes sont diurnes, d’autres nocturnes. Quel que soit leur site dans l’organisme, les microfilaires ne peuvent poursuivre leur cycle évolutif que si elles sont absorbées par un arthropode hématophage, servant d’hôte intermédiaire et de vecteur, chez lequel elles se transformeront en larve infestantes pour l’hôte définitif.
Les microfilaires vivantes n’ont aucun pouvoir pathogène direct. La transmission accidentelle, par exemple par transfusion, de microfilaires sanguicoles n’entraîne aucun trouble. En revanche, leur mort dans les tissus peut être à l’origine localement des réactions immunologiques responsables de dégâts plus ou moins importants (atteinte oculaire de l’onchocercose) et leur destruction par les médicaments microfilaricides peut être à l’origine d’accidents allergiques parfois sévères.
Étym. gr. mikros : petit ; lat. filaria de filum :fil
→ filariose, filariose lymphatique, onchocercose, loase, mansonellose