monoxyde d'azote l.m.
nitric oxide
Composé oxygéné de l'azote à structure radicalaire instable, de formule NO.
Le monoxyde d'azote qui est biosynthétisé dans l'organisme à partir de l'arginine, exerce de nombreux effets physiologiques qui le font considérer comme un messager hormonal dont la durée de vie est courte, de 3 à 5 secondes.
Il a été identifié comme agent hypotenseur du système cardiovasculaire appelé EDRF ou "endothelial derived relaxing factor". Son action comme relaxant vasculaire et vasodilatateur s'exerce par l'intermédiaire d'une guanylate-cyclase et du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique. Il est aussi le messager des macrophages pour la destruction des bactéries ou des cellules tumorales. C'est aussi un messager neuronal intervenant dans de nombreuses fonctions physiologiques telles que l'érection pénienne ou la myorelaxation des sphincters du tube digestif. Il exerce une inhibiton rétrograde des récepteurs NMDA (N-méthyl-D-aspartate) stimulés par le glutamate, qui ont déclenché sa synthèse par les dendrites des neurones pyramidaux CA1 de l'hippocampe.
Chez la femme enceinte le monoxyde d’azote exerce un effet myorelaxant vasodilatateur et une inhibition des contractions utérines (effet tocolytique) ainsi qu’un rôle dans la maturation du tissu cervical utérin à l’approche du terme.
R. F. Furgott, biochimiste amércain, prix Nobel de médecine en 1998 (1986)
Syn. oxyde nitrique (incorrect)
→ NO, GMP cyclique, NMDA, EDRF
[C1, G5]
Édit. 2020