Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

150 résultats 

vertige au changement de position
l.m.

Syn. vertige de positionnement

vertige de positionnement

[P1]

Édit. 2019

nystagmus de position l.m.

position nystagmus

Nystagmus « à ressort » constaté dans le regard direct, apparaissant dans certaines positions de la tête dans l’espace. Il peut s’accompagner de vertiges.
S’il apparaît sans latence, dure aussi longtemps que la position est maintenue, sans vertige, et s’il est plus net à la fixation visuelle que sans fixation, il doit faire penser à une atteinte centrale. S’il apparaît sous lunettes de Franzel ou en vidéonystamoscopie il peut traduire un déficit vestibulaire

Étym. gr. nustazô : je m'incline

vidéonystagmoscopie

Ménière (vertige de) l.m.

Menière vertigo

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Ménière (syndrome de)

[P2]

Édit. 2019

Tumarkin (attaque de, crise otolithique de, vertige de) l.f.

Tumarkin’s attack

Forme clinique de la maladie de Ménière dans laquelle le sujet est brusquement projeté à terre sans aura ni perte de connaissance.

A. Tumarkin, otorhinolaryngologiste britannique (1936)

Menière (maladie de)

Tumarkin (vertige de) l.f.

Menière (maladie de), Tumarkin (attaque de)

vertige n.m.

Illusion de mouvement, c’est-à-dire sensation erronée de déplacement des objets par rapport au sujet ou du sujet par rapport aux objets.
Le vertige réalise une sensation très désagréable et généralement rotatoire qui peut être d’installation brutale ou progressive, intense ou minime, durer de quelques secondes à plusieurs heures voire plusieurs jours. Il s’accompagne souvent de pâleur, de nausées et de vomissements.
Le vertige traduit habituellement une atteinte aiguë et unilatérale du système vestibulaire, lequel, avec la vision et la proprioception, renseigne à chaque instant le cerveau sur nos déplacements et la position de notre tête dans l’espace. Lorsque ce système est malade, les informations qu’il adresse au cerveau sont erronées et discordantes avec celles de la vision et de la proprioception. Ce conflit sensoriel est la cause du  vertige, le cerveau n’étant plus capable d’interpréter des informations contradictoires
Face à ce symptôme éminemment subjectif, il est essentiel pour l’observateur médecin de rechercher la présence d’un nystagmus, c’est-à-dire d’un mouvement anormal des yeux, concomitant de la sensation vertigineuse. Ce signe objectif, en effet, affirme la réalité du vertige et fournit des renseignements de première importance sur son origine. Il est également primordial de rechercher des signes auditifs, comme surdité ou bourdonnements, et d’autres signes neurologiques.
Il importe de distinguer les vrais des faux vertiges que constituent la tendance syncopale avec souvent perte de connaissance, le vertige d'altitude, l’agoraphobie, les troubles du rythme cardiaque ou digestifs, etc.
Tout vertige vrai impose des examens complémentaires effectués par un spécialiste ORL  comprenant en règle une épreuve calorique à l’eau chaude et froide, une étude des potentiels évoqués otolithiques, un audiogramme,  et au moindre doute une IRM.
Les causes opposent schématiquement les causes périphériques par atteinte de l’oreille interne ou du nerf comme, par exemple, la maladie de Ménière, le vertige paroxystique positionnel dit bénin, les vertiges d’origine toxique, la névrite vestibulaire, et les causes centrales par atteinte des noyaux situées dans le tronc cérébral, du cervelet ou des centres supérieurs.
Le traitement dépend de la cause.

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

vestibulaire (syndrome), proprioception, nystagmus, vertige des hauteurs, agoraphobie, épreuve calorique, potentiels évoqués auditifs, potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, Menière (syndrome), vertige paroxystique positionnel

[H1, P1]

Édit. 2019

Charcot (vertige de) l.m.

Charcot vertigo

Ictus laryngé qui se caractérise par des accès de toux avec paresthésies pharyngo-laryngées suivies d’une brève perte de connaissance.

J-M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1823-1893)

Syn. vertige laryngé

ictus laryngé

[H1,P1]

Édit. 2019

vertige de positionnement l.m.

Vertige provoqué par les changements de position de la tête et du corps.
Le plus classique d’entre eux est le vertige paroxystique positionnel bénin.

Étym. lat. vertere : tourner

Syn. vertige au changement de position

vertige paroxystique positionnel bénin, nystagmus,vertige de position

[P1]

Édit. 2019

vertige des hauteurs l.m.

fear of hights

Malaise, insécurité, angoisse d’origine phobique se manifestant dans les lieux élevés.

Étym. lat. vertere : tourner

Syn. acrophobie

acrophobie, agoraphobie

[H3]

Édit. 2019

vertige paralysant l. m.

paralyzing vertigo

Étym. lat. vertere : tourner

Syn. Gerlier (syndrome de)

Gerlier (syndrome de)

[I4, P1, P2]

Édit. 2019

vertige paroxystique idiopathique de l'enfant l.m.

Décrit à la fin du XIXème siècle, ce syndrome se caractérise par la survenue chez un enfan, de deux à quatre ans, de crises de vertiges à début brusque, durant de quelques secondes à quelques minutes, intenses, sans  nausées ni vomissements, suivies de rémission complète et sans éléments cliniques post-critiques.
Ils ne sont pas positionnels et se répètent pendant une période de six à douze mois pour disparaître ensuite. Le point essentiel est que ces manifestations sont isolées sans perte de connaissance, sans douleurs ni aucun signe neurologique d’accompagnement. L’examen clinique inter-critique est toujours normal. Sa physiopathologie est inconnue. Il peut exister une forme de passage entre ce vertige et la migraine mais au moindre doute il convient de pousser les investigations pour éliminer une affection plus grave. Il entre dans le cadre des vertiges récurrents.

Étym. lat. vertere : tourner

vertige récurrent, migraine

[H1]

Édit. 2019

vertige paroxystique positionnel bénin l.m.

Vertige rotatoire bref (quelques secondes), intense, déclenché par la prise rapide d'une position particulière de la tête dans l’espace, toujours la même (typiquement lorsque le patient se tourne dans son lit sur un côté) et lié dans la grande majorité des cas à une pathologie d’un canal semi-circulaire postérieur.
Ce vertige dit de positionnement est l’un des plus fréquents vertiges périphériques. Ses deux caractéristiques essentielles tiennent à l’existence d’une manoeuvre diagnostique et au mécanisme invoqué dans sa survenue et qui est à la base de certains procédés kinésithérapiques.
Le diagnostic, évoqué à l’interrogatoire, peut en effet être confirmé par une manœuvre décrite par Dix et Hallpike : elle consiste à placer rapidement le malade dans la position déclenchante décrite par le malade et à constater la survenue, après une latence de quelques secondes, d’un violent vertige accompagné d'un nystagmus rotatoire et vertical, concomitant de la sensation vertigineuse. Ces manifestations s’estompent en moins d’une minute mais la remise du malade dans la position initiale de l'examen déclenche à nouveau une sensation vertigineuse et un nystagmus battant en  sens inverse.
Le reste de l'examen est négatif : pas de nystagmus spontané, épreuves fonctionnelles vestibulaires normales, aucun signe déficitaire cochléaire.
Le mécanisme classiquement invoqué incrimine une lithiase du canal semi-circulaire postérieur. Pour des raisons diverses (traumatisme, infection, après stapédectomie, etc.), les otoconies, petits cristaux situés sur la macule de l’utricule, s’en détachent et soit se déposent sur la cupule du canal semi-circulaire postérieur (cupulolithiase) soit  pénètrent dans la lumière de celui-ci (canalolithiase). Sous l’effet  de la gravité, la prise de position entraînerait l’inclination de la cupule devenue trop lourde ou le déplacement des cristaux dans la lumière du canal, ce qui, par entraînement, mobiliserait la cupule et provoquerait le vertige.
Un autre mécanisme incrimine une atteinte du nerf vestibulaire, virale ou tumorale : la dégénérescence d’une partie du nerf vestibulaire serait responsable de l’excitation  excessive du canal semi-circulaire par levée d’inhibition.
La guérison survient en règle spontanément en quelques jours. Elle semble être accélérée par  une ou deux manoeuvres dites libératoires consistant à mobiliser la tête du patient soit brutalement soit très progressivement. Le mécanisme allégué est qu’elles « repositionneraient » les otoconies hors du canal.
Classiquement « bénin », ce type de vertige de positionnement peut révéler une affection  grave, type neurinome de l’acoustique, tumeur du tronc cérébral, etc. Il convient donc, lorsque le tableau clinique n’est pas typique, de demander une IRM. 
Sigle VPPB

Margaret R. Dix et C. S. Hallpike, otorhinolaryngologistes britanniques (1952)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, otolithe, cupulolithiase, Dix et Hallpike (manœuvre de), stapédectomie, névrite vestibulaire, neurinome de l'acoustique

[H1, P1]

Édit. 2019

vertige positionnel l.m.

positional vertigo

Vertige apparaissant dans certaines positions de la tête et du corps dans l’espace ou provoqué lors des changements de position de la tête et du corps.
Le type en est le vertige paroxystique positionnel bénin. Il peut s’accompagner de nystagmus.

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, vertige paroxystique positionnel bénin, nystagmus

[P1]

Édit. 2019

vertige ptosique l.m.

ptosique vertigo

F. Gerlier, médecin suisse (1887)

Étym. lat. vertere : tourner

Gerlier (syndrome de)

[I4, P1, P2]]

Édit. 2019

vertige récurrent l.m.

recurring vertigo

Crises de vertiges sans signes auditifs, revenant à plusieurs reprises dans la vie du patient.
Elles peuvent correspondre à un équivalent migraineux chez l’enfant, à un vertige paramenstruel caractéristique par sa périodicité dans la phase prémenstruelle, enfin précéder de plusieurs années une authentique maladie de Menière.

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, Menière (syndrome de), migraine

[P1]

Édit. 2019

vertige retardé l.m.

Vertige rotatoire avec nausées et/ou vomissements survenant par crises de quelques heures, souvent de longues années après la survenue d’une surdité unilatérale, importante, voire d’une cophose.
Les crises se répètent plusieurs fois dans la vie du patient et durent de quelques minutes à quelques heures.
Ces crises vertigineuses sont identiques à celles observées dans la maladie de Menière mais sans aucun symptôme auditif d’accompagnement. Dans sa genèse, on incrimine une dégénérescence ou une fibrose tardive de certaines parties du système vestibulaire du côté de la surdité.  

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

vertige, surdité, cophose, Menière (syndrome de)

[P1]

Édit. 2019

vertige laryngé l.m.

Syn. Charcot (vertige de)

Charcot (vertige de)

[H1, P2]

Édit. 2019

vertige laryngé l.m.

Syn. Charcot (vertige de)

Charcot (vertige de)

[H1, P1]

Édit. 2019

Albert (position d') l.f.

Albert's position

Position de la femme enceinte pour l'exploration radiologique des dimensions et de la forme du détroit supérieur du bassin osseux.
En radiologie conventionnelle, chez une patiente en position semi-assise, le plan du détroit supérieur est parallèle à la plaque radiologique et perpendiculaire au faisceau de rayons X. Le détroit supérieur se projetait donc sur la radiographie peu déformé, avec un agrandissement connu qui permettait les mesures.
A cette technique a ensuite été préférée l'incidence de Thoms.
Actuellement on n'utilise pratiquement plus ces techniques radiographiques, très irradiantes pour la mère et surtout le foetus : elles ont été remplacées par l'échographie, le scanner à très basse dose, voire l'IRM.

Thoms (position de), radiopelvimétrie

[B2,O3]

Édit. 2020

Berman (position de) l.f.

Berman's position

Position de la femme utilisée lors de la radiopelvimétrie pour réaliser un cliché de face du détroit supérieur.
Le tronc n'est incliné qu'à 25° par rapport à l'horizontale, un coussin dans le dos permettant de le maintenir en lordose ; le tube est centré verticalement au milieu de la ligne joignant les épines iliaques antéro-supérieures. Les clichés ont un aspect comparable à ceux de la technique de Thoms, mais l'irradiation du fœtus serait moindre.

R. Berman, gynécologue obstétricien américain (1955)

radiopelvimétrie

Édit. 2017

Blanche (position de) l.f. (obsolète)

Blanche’s position

Position utilisée pour l'étude radiopelvimétrique du détroit supérieur : la femme est placée en procubitus, la plaque placée sous ses fesses dans un plan parallèle à celui du détroit supérieur.
Le rayon, placé sous la table, est centré sur l'axe de l'excavation, perpendiculairement à la plaque.

L. Portes, membre de l’Académie de médecine, et A. Blanche, gynécologues obstétriciens français (1924)

Édit. 2017

Bonnaire et Bué (position de) l.f.

Bonnaire and Bué’s position

Position obstétricale destinée à faciliter l'agrandissement du diamètre bi-ischiatique et la nutation du sacrum : la parturiente est placée en position gynécologique, les cuisses fléchies sur le tronc et les jambes en extension forcée par rapport aux cuisses.
Elle facilite le dégagement dans les bassins en entonnoir.

E. Bonnaire et V. Bué, gynécologues obstétriciens français (1899)

Édit. 2017

Brünings (position de) l.f.

Brünings’position

Une des quatre positions de la tête utilisées pour l’étude du nystagmus lors de l’épreuve calorique.

K. L. W., Brünings, otorhinolaryngologiste allemand (1911)

nystagmus, épreuve calorique

Édit. 2017

Bué (position de Bonnaire et) l.f.

Bué and Bonnaire’s position

E. Bonnaire et V. Bué, gynécologues obstétriciens français (1899)

Bonnaire et Bué (position de)

Édit. 2017

Crouzat-Walcher (position de) l.f.

Crouzat-Walcher's position

Position adoptée par la parturiente pendant l'accouchement, fesses au bord de la table, jambes pendantes dans le vide, destinée, pour l'engagement de la présentation, à agrandir le diamètre promonto-rétropubien du détroit supérieur par une bascule du bassin vers l'avant et une contrenutation du sacrum.

E. Crouzat, gynécologue obstétricien français (1887) ; G. Walcher, gynécologue obstétricien allemand (1856-1935)

[O3]

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