Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ostéomalacie n.f.

osteomalacia

Ostéopathie généralisée de l’adulte caractérisée par l’accumlation d’os peu ou pas minéralisé due à un défaut de minéralisation du tissu ostéoïde, deux exemples étant : l’ostéomalacie postménopausique et celle du rachitisme.
Le diagnostic biologique et radiologique ne peut être porté que dans les formes sévères de la maladie : il existe en effet des formes purement histologiques et des formes trompeuses simulant une ostéoporose. Biologiquement, au cours de l'ostéomalacie par carence en vitamine D, la forme la plus fréquente, on observe une hypocalcémie avec hypophosphorémie et une augmentation des phosphatases alcalines et de la concentration d’hormone parathyroïdienne. Radiologiquement, il peut s'agir d'une déminéralisation banale avec, parfois, un aspect flou de la trame osseuse.
La fissure de Looser-Milkmann est plus rare mais très évocatrice.
Dans les formes trompeuses, la biopsie osseuse permet le diagnostic en montrant une augmentation de l'épaisseur du tissu ostéoïde au contact des travées osseuses et un retard de la minéralisation. Si les ostéomalacies par carence en vitamine D guérissent sous traitement vitaminique D, il est des ostéomalacies « vitamino-résistantes » qui nécessitent le recours aux dérivés hydroxylés de la vitamine D.

Étym. gr. osteon : os ; malakos : mou

décalcification osseuse, Looser-Milkman (syndrome de)

Édit. 2017

ostéomalacie d'origine rénale l.f.

ostéodystrophie rénale

Édit. 2017

immobilisation (ostéoporose de l') l.f.

immobilization bone loss

Perte osseuse observée au cours du repos au lit prolongé ou de l'apesanteur.
Cette perte osseuse survient chez des sujets alités pour des problèmes orthopédiques, des traumatismes médullaires, des affections neurologiques mais également au cours des voyages dans l'espace. On observe alors une augmentation de la résorption osseuse avec hypercalciurie et, parfois, hypercalcémie. On estime qu'une immobilisation complète d'un sujet pendant un an aboutit à la perte de 40 % de sa masse osseuse initiale.

ostéoporose n.f.

osteoporosis

Affection généralisée du squelette caractérisée par une masse osseuse basse et des altérations micro-architecturales du tissu osseux, avec raréfaction des travées osseuses des os spongieux et amincissement des corticales conduisant à une augmentation de la fragilité osseuse et du risque de fracture.
Elle survient chez la femme après la ménopause et chez le sujet âgé, et le risque de fractures ostéoporotiques (poignet, vertèbres, col du fémur) augmente avec l’âge. La fréquence de l’ostéoporose chez la femme serait de 10% à 60 ans, de 20% à 65 ans et atteindrait 40% à 75 ans. En ostéodensitométrie elle se définit par un T score égal ou inférieur à  -2,5.
Elle s’oppose à l’ostéomalacie par une raréfaction des travées osseuses et par l’absence de bordure ostéoïde, et à l’ostéopénie, qui est une diminution de la charge minérale de l’os sans modification notable de son architecture.
L’ostéoporomalacie associe, à l’examen histologique, une ostéoporose et une bordure de tissu ostéoïde témoignant d’une carence associée en vitamine D.

Étym. gr. osteon : os ; poros : pore

décalcification, ostéomalacie, ostéoporomalacie, ostéodensitométrie

Édit. 2017

ostéoporose circonscrite de Schüller l.f.

Schüller’s confined osteoporosis

A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1915-16)

ostéoporose circonscrite du crâne

Édit. 2017

ostéoporose circonscrite du crâne l.f.

osteoporosis crcumscripta cranii, Schüller’s osteoporosis circumscripta

En radiologie, lacune crânienne à bord net, souvent étendue, intéressant préférentiellement la région frontopariétale, mais pouvant atteindre toute la calvaria (voûte).
Cet aspect correspond à la phase initiale de résorption ostéoclastique de la maladie de Paget. Il peut être isolé ou associé à d'autres localisations plus typiques de la maladie.

A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1915-16)

Syn. maladie de Schüller (dénomination ancienne)

Hand-Schüller-Christian (maladie de)

Édit. 2017

ostéoporose circonscrite du tibia l.f.

osteoporosis circumscripta tibiae

aspect en V de Brailsford

Édit. 2017

ostéoporose cortisonique l.f.

glucocorticoid-induced osteoporosis

Déminéralisation osseuse induite par la corticothérapie.
Les corticoïdes induisent une déminéralisation en diminuant l'activité des ostéoblastes, en réduisant l'absorption intestinale du calcium et en augmentant son excrétion urinaire. La négativation de la balance calcique explique l’hyperpararathyroïdisme secondaire auquel s’associent une inhibition de la production et de la sensibilité à l’hormone de croissance, une mise au repos de la production des stéroïdes gonadiques (testostérone, estradiol). Ces effets s'ajoutent à ceux de la maladie causale et aux autres facteurs favorisants (âge, sexe).
Ils peuvent être prévenus relativement ou traités par la supplémentation en calcium, en métabolites actifs de la vitamine D, en médications inhibitrices de l’ostéoclastose (diphosphonate, inhibiteur de rank ligand). Se discute la correction des hypogonadismes.

Édit. 2017

ostéoporose d'immobilisation l.f.

immobilization bone loss

Diminution de la minéralisation osseuse par absence de la stimulation musculaire.

Édit. 2017

ostéoporose juvénile idiopathique l.f.

idiopathic juvenile osteoporosis

Désordre de la minéralisation osseuse observée chez l’adolescent et qui se traduit radiologiquement par une transparence excessive de l’os.
Elle est découverte le plus souvent en raison de douleurs dorsales ou à l’occasion d’une fracture dont le siège est volontiers métaphysaire. Elle a été bien individualisée et son évolution est en règle favorable.

Édit. 2017

ostéoporose postménopausique l.f.

post menopausal osteoporosis

Ostéoporose favorisée par la ménopause.
La carence en œstrogènes provoque, sur 5 ans, une perte de 15%  environ de la masse osseuse. C'est une des raisons de la plus grande fréquence de l'ostéoporose chez les femmes. Cette perte prédomine sur l'os trabéculaire avec, comme traduction clinique, des fractures-tassements vertébrales, fractures du col du fémur et du radius distal

Syn. ostéoporose de type I

Édit. 2017

ostéoporose-pseudogliome (syndrome) l.m.

osteoporosis-pseudoglioma syndrome

Ostéogenèse imparfaite associée à un pseudogliome bilatéral oculaire.
L'enfant est de petite taille avec hypotrichie. Les sclères sont bleues avec un aspect de pseudogliome qui est pris pour un rétinoblastome ou une dysplasie rétinienne de Reese, il peut y avoir microphtalmie, cataracte, persistance du vitré primitif, et atrophie optique. Les altérations ostéo-articulaires éventuelles sont : fractures spontanées, ostéoporose, anomalies vertébrales, hyperlaxité et hypotonie. Le décès a lieu dans l'enfance. Un gène est localisé en 11q12-q13. L’affection est autosomique récessive (MIM 259770).

Josette W., Bianchine, pédiatre américaine (1972)

Syn. osteogenesis imperfecta forme oculaire

Édit. 2017

ostéoporose secondaire l.f.

secondary osteoporosis

Variété d'ostéoporose ayant une cause reconnue en dehors de la ménopause.
C'est le cas de la corticothérapie, mais également de l'héparinothérapie et d’affections endocriniennes : hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie.

Édit. 2017

ostéoporose sénile l.f.

senile osteoporosis

Ostéoporose survenant dans les deux sexes après 70 ans, touchant aussi bien l'os trabéculaire que l'os cortical et responsable de fractures du col fémoral.
L'hyperparathyroïdisme secondaire à un défaut de synthèse de la 1,25-dihydroxy-vitamine D et à une baisse de l'absorption intestinale du calcium, joue un rôle central dans la perte osseuse observée chez ces patients.

Syn. ostéoporose de type II

Édit. 2017

ostéoporose transitoire de la grossesse l.f.

transitory osteoporosis of pregnancy

ostéopathie gravidique

Édit. 2017

Schüller (ostéoporose circonscrite de) l.f.

Schüller’s confined osteoporosis

A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1874-1957)

ostéoporose circonscrite du crâne