paraphilie n.f.
paraphilia
On appelle paraphilie tout intérêt sexuel, autre que l’intérêt sexuel, pour la stimulation génitale (ou les préliminaires ) avec un partenaire sexuellement mature et consentant (qualifié de normophilique).
Pour que la paraphilie soit considérée comme un trouble deux critères sont requis :
- intensité et récurrence de l’intérêt paraphilique,
- détresse ou préjudice (pour la personne ou d’autres personnes) induits par la paraphilie .
Une paraphilie en soi ne justifie donc pas une intervention médicale.
Il est classique de séparer les paraphilies en :
- dysfonctionnements des comportements de séduction (voyeurisme, exhibitionnisme, frotteurisme) ;
- dysfonctionnements des activités érotiques avec préférence pour des activités dites algolagniques qui impliquent douleur et souffrance ( masochisme et sadisme ) ;
- préférence pour des cibles dites anormales (fétichisme ,transvestisme, pédophilie, zoophilie…. ).
Les troubles paraphiliques sont plus fréquents chez l’homme. Ils débutent le plus souvent à l’adolescence. Ils sont volontiers associés à d’autres pathologies : hypersexualité , trouble de personnalité ( personnalité antisociale ), conduites addictives.
Une paraphilie peut être symptomatique d’un trouble mental type trouble obsessionnel-compulsif ou schizophrénie.
→ perversion, voyeurisme, exhibitionnisme, frotteurisme, masochisme, sadisme, fétichisme , transvestisme, pédophilie, zoophilie, schizophrénie
[H3]
Édit. 2020