pression expiratoire positive l.f.
end expiratory positive pressure
En réanimation, dispositif permettant de maintenir en fin d'expiration une pression pulmonaire supérieure à la pression ambiante.
Il faut distinguer la pression expiratoire positive en fin d'expiration (PEP) en ventilation contrôlée et celle permanente en ventilation spontanée (CPAP). De tels dispositifs sont installés sur les respirateurs mécaniques et, en particulier, sur les insufflateurs utilisés avec masque nasal pour le traitement des apnées du sommeil.
ventilation avec pression positive expiratoire l.f.
ventilation with positive expiratory pressure
Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant sponta
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP
cellule PAS positive l.f.
PAS positive cell
Cellule prenant la coloration rouge "Magenta" de la réaction de PAS (Periodic Acid Schiff), caractéristique des polysaccharides, réagissant avec les mucoprotéines et le glycogène.
Ces deux substances peuvent se distinguer en réalisant la réaction de PAS après action de l'amylase. La réaction est négative après amylase s'il s'agit de glycogène, elle est positive s'il s'agit de mucine.
[A2]
connotation positive l.f.
positive connotation
Procédé par lequel les thérapeutes familiaux paraissent accepter le groupe tel qu'il se présente, sans vouloir rien changer, mais en fait recadrent positivement des attitudes, des pensées et des affects qui induisaient, en dehors du cadre thérapeutique, une perception négative des personnes engagées.
Mettant à découvert le jeu familial, ils métacommuniquent sur lui, voire l'exagèrent et, par là-même, visent à le rendre inacceptable. Dès lors, selon un modèle conceptuel très souvent admis, si les règles du jeu se modifient, les symptômes d'un des membres de la famille peuvent se modifier, voire disparaître.
Maria Selvini-Palazzoli, psychiatre italienne (1978)
→ familiale (homéostasie), familiales (thérapies), métacommunication
[H3]
divergence verticale positive l.f.
positive vertical divergence
Mouvement de vergence verticale induit par un prisme base inférieure devant l'œil droit qui est alors plus haut que le gauche.
Terminologie de Hering utilisée par Bielchowsky.
K. E. Hering, physiologiste allemand (1834-1918); A. Bielschowsky, ophtalmologiste américain (1871-1940)
Étym. lat. vergere : être tourné vers
tyrosinase positive (test d'incubation à la tyrosine du bulbe pilaire) l.m.
tyrosinase positive hair bulb tyrosine incubation test
Test utilisé dans le diagnostic de l'albinisme, le test est positif lorsque l'incubation d'un bulbe fraîchement épilé dans une solution riche en tyrosine donne une pigmentation du bulbe pilaire.
Le taux sérique de tyrosinase est normal pour toutes les formes d'albinisme, mais in-vitro l'incubation d'un bulbe pilaire des sujets albinos dans une solution de tyrosine ne provoque aucune pigmentation dans les albinismes oculocutanés "tyrosinase négative", peu de pigmentation ou de façon douteuse dans l'albinisme oculocutané de type mutant jaune, et une pigmentation définitive dans les albinismes "tyrosinase positive", ce qui signifie que dans ces derniers albinismes la tyrosinase est active et reste capable de transformer la tyrosine en mélanine (pigment noir).
vecteur à sélection positive l.m.
positive selection vector
Vecteur de clonage ne pouvant s'exprimer dans une cellule-hôte que s'il est recombiné.
P. ex., un vecteur de létalité ne survit que si de l'ADN étranger s'est inséré dans le gène létal et inactive celui-ci.
→ clonage
ventilation mécanique en pression positive l.f.
mechanical ventilation in positive pressure
→ ventilation à haute fréquence par oscillations
régulation positive de la transcription l.f.
positive regulation of transcription
Régulation de l'expression des gènes dans laquelle un facteur activateur se lie à l'ADN pour assurer la transcription.
→ gène de régulation, régulation négative de la transcription.
[Q1]
Édit. 2019
aide expiratoire l.f.
expiratory assistance
Technique, actuellement peu usitée, employée en ventilation mécanique pour accélérer l'expiration et ramener la pression alvéolaire moyenne au niveau ambiant.
La ventilation mécanique entraîne une augmentation de la pression moyenne alvéolaire, augmentant la pression veineuse et défavorisant le retour veineux, ce qui est particulièrement défavorable pour le cerveau. L'abaissement de la pression moyenne alvéolaire favorise la résorption d'un œdème cérébral.
[B3,K1]
Édit. 2017
débit expiratoire 25 l.m.
maximum expiratory flow at 25% of CVF (MEF 25)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 25% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue (LBTPS/sec) et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM 25
débit expiratoire 25-75 l.m.
maximum mid expiratory flow rate (MEF 25-75)
Débit expiratoire mesuré entre 25% et 75% de la capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS/sec.et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet. Ce débit est diminué en cas d'obstruction bronchique et lorsque le VEMS est encore normal cette diminution évoque une obstruction prédominant au niveau des voies aériennes distales.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEMM ou DEM 25-75
débit expiratoire 50 l.m.
maximum expiratory flow at 50% of CVF (MEF 50)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 50% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 50
débit expiratoire 75 l.m.
maximum expiratory flow at 75% of CVF (MEF 75)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 75% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 75
débit expiratoire de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF)
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Mesuré au début de la manœuvre d'expiration forcée, c'est le débit maximum que puisse réaliser un sujet. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEP
[K1]
Édit. 2019
débit expiratoire maximal l.m.
maximum expiratory flow (MEF)
Volume de gaz expiré lors d'une manœuvre d'expiration forcée rapide.
On distingue les débits instantanés correspondant au niveau de débit à un moment donné de la capacité vitale, et les débits moyens correspondant au débit pendant un temps donné. Ainsi le débit expiratoire de pointe est un débit instantané, le débit expiratoire maximum 25-75 un débit moyen.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM
durée de la pause expiratoire d'un respirateur l.f.
expiratory pause time
Durée entre la fin du débit expiratoire et la reprise d'un débit inspiratoire actif.
→ apnée, rapport I/E
durée expiratoire l.f.
expiratory time
Durée de la phase expiratoire dans le cycle ventilatoire spontané.
Elle peut comprendre une pause passive (en position expiratoire) en fin d'expiration,
Une pause dépassant 5 secondes est pathologique.
→ durée de la pause expiratoire d'un respirateur, rapport I/E
pression expiratoire maximale l.f.
maximal expiratory pressure
Pression maximale générée par les muscles respiratoires, rapportée à la capacité pulmonaire totale.
La valeur est exprimée en kPa et en % d'une valeur théorique tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle : PEM
volume de réserve expiratoire l.m.
expiratory reserve volume
Volume de gaz expiré après le volume courant lors d'un effort expiratoire maximal, exprimé en LBTPS.
Sigle VRE
volume expiratoire maximal par seconde l.m.(sigle VEMS)
forced expiratory volume per second (FEV1)
Volume de gaz expiré pendant la première seconde d'une expiration forcée maximale réalisée après une inspiration complète, exprimé en LBTPS/sec et en % d'une valeur théorique déterminée par l'âge, la taille et le sexe du sujet.
Il représente les 3/4 de la capacité vitale chez le sujet normal.
Le VEMS est un débit qui s'exprime en litres par seconde ; il est plus faible que le débit expiratoire maximal ou débit de pointe.
Le rapport de Tiffeneau VEMS/CV compare le VEMS à la capacité vitale. Ce rapport vaut 77 ± 5%, chez l'homme adulte normal (Cara et Sadoul, 1953). Il est très abaissé chez l'emphysémateux et dans tous les syndromes obstructifs ; par contre il reste normal dans les syndromes restrictifs. Comme le VEMS a la dimension d'un débit, et CV à celle d'un volume, le rapport VEMS/CV est inversement proportionnel à la taille : il est donc toujours plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Le VEMS diminue progressivement avec l'âge à partir de 22 ans et perd 25% entre 22 ans et 65 ans. A tailles et à âges égaux, il est un peu plus petit chez la femme que chez l'homme (environ 6%).
Le spirogramme de l'épreuve d'expiration forcée montre que la courbe décroît avec le temps ; elle est la somme de 2 exponentielles : la première (partie rapide) dépend de l'inertie du mélange gazeux (elle est très accélérée avec les mélanges He/O2), la seconde dépend de la viscosité de l'air alvéolaire. Comme cette viscosité joue essentiellement dans les petites bronches, la queue du tracé donne des informations sur leur état : c'est pourquoi l'on mesure les volumes expirés à 2, 3, 4, 5 secondes (FEV2, FEV3, etc.). L'étude de la boucle pression-volume correspondant à l'épreuve d'expiration forcée fournit de meilleures indications que les valeurs FEV2, FEV3.
Le terme volume expiré au maximum en une seconde a été choisi, avec l'accord de R. Tiffeneau, lors de la réunion de Paris (1955) à la place de «capacité pulmonaire utilisable à l'effort»), terme qu'il avait d'abord utilisé.
Cet indice fonctionnel demeure le plus utilisé pour le diagnostic d'un trouble ventilatoire obstructif.
R. Tiffeneau, médecin physiologiste français (1910-1961) ; M. Cara, médecin anesthésiste-réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1953)
→ débit de pointe, expiration forcée (épreuve d'), similitude biologique, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale indirecte