Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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créatine phosphokinase (CPK) n.f

creatine phosphokinase

Enzyme trouvée essentiellement dans les muscles intervenant dans la mise en réserve de l’énergie par la phosphorylation de la créatine à partir de l’adénosine triphosphate (ATP) pour donner la créatine phosphate ou phosphagène, lequel, par une réaction inverse, va redonner de l’ATP par phosphorylation de l’adénosine diphosphate (ADP) en cas de besoin énergétique du muscle.
On connaît trois types de créatine phosphokinase : CPK- BB dans le cerveau, CPK-MB dans le cœur et CPK-MM dans les muscles (97 à 99% de la CPK totale). La concentration normale dans le plasma de la CPK est très faible (moins de 195 UI /L chez l'homme et moins de 170 UI /L chez la femme). Cette concentration s’élève en cas de nécrose du muscle (infarctus du myocarde où son dosage est maintenant supplanté par celui de la troponine), de traumatisme musculaire, d’exercice musculaire extrême et d’administration de statines. Il s’élève également dans de nombreuses maladies neuromusculaires : dystrophies musculaires progressives et myopathies métaboliques (glycogénoses).

facteur thymique sérique l.m.

thymic humoral factor

Nonapeptide sécrété par des cellules épithéliales du thymus présent dans le sang circulant, capable de restaurer la fonction des lymphocytes T chez les animaux thymectomisés.

Sigle angl. FTS

[F1,F3]

Édit. 2018

ferritine sérique n.f.

serum ferritin

Hétéroprotéine qui constitue une réserve de fer dans certains organes, rate, foie, moelle osseuse et qui est aussi un témoin de la phase aigüe de l’inflammation car sa production est augmentée en situation d’activité macrophagique.
Complexe hydrosoluble de masse moléculaire comprise entre 600 et 800 kDa, elle est constituée de 24 unités formant réceptacle pour le fer ferreux qui y est séquestré et oxydé en hydroxyde ferrique. Cette macromolécule
rotéique comporte 42 sous-unités polypeptidiques (apoferritine) de deux types L (légère) et H (lourde), structuralement voisins, agencées de façon à former une sphère creuse de 13 nm de diamètre externe. Cette sphère est percée de six canaux disposés symétriquement, par l’intermédiaire desquels s’effectuent les mouvements du fer. A l’intérieur de chaque molécule de ferritine sont stockées 2000 à 4300 molécules d’hydroxyde ferrique. Cette protéine est présente dans tous les tissus, mais surtout dans le foie. L’électrophorèse sur gel de polyacrylamide permet de distinguer plusieurs isoferritines résultant d’une expression quantitativement différente des deux types de sous-unités: la ferritine du cœur, plus riche en sous-unités H, est acide et celle du foie, contenant davantage de sous-unités L, est plus alcaline. La sous-unité L est codée par le gène FTL (Ferritin Light chain), locus en 19q13.4-qter et la sous-unité H par le gène FTH (Ferritin Heavy chain) en 11q12.3.
Les valeurs de référence sont, chez l’homme adulte de 30 à 300 µg/l et chez la femme entre 20 et 200 µg/l, plus faible chez la femme avant qu’après la ménopause.
La diminution de sa concentration est secondaire, de façon très sensible et spécifique, à une carence martiale, tandis que l’augmentation n’est pas corrélée à celle des réserves en fer de l’organisme. 
Les 4 causes les plus fréquentes d’hyperferritinémies sont le syndrome métabolique, le syndrome biologique inflammatoire, la cytolyse et la consommation excessive d’alcool. Les données cliniques, des examens biologiques simples CRP, transaminases, fer sérique, coefficient de saturation de la transferrine permettent le plus souvent un diagnostic étiologique. Parmi les hyperferritinémies à coefficient de saturation de la transferrine élevé, figure la plus fréquente des hémochromatoses génétiques, l’hémochromatose HFE1 et parmi les hyperferritinémies à coefficient de saturation de la transferrine le plus souvent normal figure le syndrome métabolique. L’hyperferritinémie n’est pas synonyme de surcharge viscérale en fer laquelle peut être appréciée par l’IRM. Ellet est un préalable à un éventuel traitement par saignée sauf dans le cas de l’hémochromatose, où l’indication des saignées est portée dès que la ferritine est augmentée.

Syn. ferritinémie

ferritine, fransferrine, syndrome métabolique, cytolyse, hémochromatose génétique de type HFE 1, apoferritine, isoferritine, syndrome inflammatoire aigu systémique, cytolyse

[C1,C2]

Édit. 2018

fer sérique l.m.

serum iron

Concentration sérique normale du fer de l'ordre de 20 mmol/L, plus élevée chez l'homme (21,5) que chez la femme (19,7).
Ce taux varie dans le nycthémère (maximum le matin). Il s'élève dans l'hémochromatose génétique, ainsi que dans la thalassémie jusqu'à des valeurs supérieures à 36 mmol/L.

hémochromatose génétique

[C1]

Édit. 2018

globuline sérique l.f.

sérumglobuline

maladie sérique l.f.

serum sickness

Ensemble de manifestations, initialement décrit comme secondaire à la pénétration dans l’organisme de sérums hétérologues et homologues, survenant 8 à 12 jours (en moyenne 9 jours) après l’introduction dans l’organisme du produit responsable.
Cette réaction d’hypersensibilité associe une éruption cutanée, de la fièvre, des arthralgies, une lymphadénopathie, plus rarement une splénomégalie et une glomérulonéphrite sous forme de protéinurie réversible.
Le rash morbilliforme du tronc et des membres épargne le plus souvent le visage ; une atteinte des paumes et de la plante des pieds assez caractéristique est parfois observée, réalisant un érythème discrètement purpurique disparaissant en une à deux semaines après l’arrêt du produit responsable ; une desquamation palmoplantaire d’allure scarlatiniforme est habituelle. Le cefaclor, antibiotique de la classe des céphalosporines, est actuellement le médicament le plus souvent incriminé, plus rarement les sulfamides, la diphénylhydantoïne, les cyclines, les céphalosporines. L’évolution se fait vers la guérison sans séquelles.
Cette pathologie est due au dépôt dans les tissus de complexes immuns solubles formés entre l’antigène et les anticorps spécifiques. Il s’agit donc d’un état d’hypersensibilité de type III par immuns complexes circulants. La maladie du sérum peut apparaître après la première administration de l’antigène.

facteur thymique sérique l.m.


thymic humoral factor

Nonapeptide sécrété par des cellules épithéliales du thymus présent dans le sang circulant, capable de restaurer la fonction des lymphocytes T chez les animaux thymectomisés.

Sigle angl. FTS

[F1,F3]

Édit. 2018