poumon d'acier l.m.
iron lung, tank respirator
Appareil de ventilation artificielle par méthode externe, constitué par un caisson dans lequel on applique au patient une dépression périodique qui dilate le thorax et l'abdomen et assure la ventilation, seule la tête reste hors du caisson.
Proposé pour la respiration artificielle des jeunes enfants, le spirophore a été développé aux Etats-Unis pour les poliomyélitiques sous le nom commercial d'iron lung. Il a été perfectionné et est toujours utilisé en Italie pour le traitement des insuffisants respiratoires (G. Gunella) car il permet d'éviter l'intubation ou la trachéotomie et diminue les risques de complications nosocomiales. Le réglage du poumon d'acier se fait sur une dépression inspiratoire de 10 à 20 cm d'eau. On ne peut régler directement la ventilation. Les complications à l'usage du poumon d'acier relèvent de la position en décubitus imposée au patient et du collier d'étanchéité qui enserre son cou. Il en résulte notamment un risque important d'escarres du sacrum, du dos et de l'occiput lors de l'emploi de longue durée.
Mais le poumon d'acier trop encombrant (un poumon d'acier occupe près de 3 m2) a été supplanté par les insufflateurs, plus efficaces, car pouvant être réglés avec précision, plus adaptés aux soins infirmiers, moins bruyants et utilisables en transport. De même les petits insufflateurs avec masque nasal permettent le traitement à domicile des malades présentant des apnées du sommeil.
E. J. Woillez, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1876) ; P. Drinker, ingénieur sanitaire américain (1929) ; G. Gunella, médecin pneumologue italien (1980)