protéine tau (τ) l.f. sigle angl.pour Tubulin-Associated Protein
τ protein
Protéine intracellulaire participant à l’assemblage et à la stabilisation des microtubules.
Elle existe sous six isoformes, de répartition variable selon les tissus et sous forme phosphorylée (« phospho- tau »).
Le dosage de la protéine tau ou de sa forme phosphorylée sur l’acide aminé tyrosine n° 181 (« p181- τ ») est effectué dans le liquide cérébrospinal (LCS) par technique immuno-enzymatique. Il est utilisé comme marqueur de dégénérescence neuronale, car la concentration de protéine tau et de protéine tau phosphorylée augmente dans le LCS en cas de maladie d’Alzheimer et d’autres affections neurodégénératives.
Étym. lettre grecque
→ Maladie d'Alzheimer, tauopathies, protéine tau
PET sigle angl. pour Positon (ou positron) Emission Tomography
→ positron, radioactivité bêta plus, tomographie par émission de positons, caméra à positons
Pet-scan acr. angl. pour positon emission tomography
→ tomographie par émission de positons au 18F-FDG
protéine amyloïde A l.f.
amyloid protein A
Protéine faisant partie d'une famille d'apolipoprotéines proches des apoC dont on connaît au moins quatre membres chez l'Homme et qu'on désigne par les sigles SAA (SAA1, SAA2, SAA3, SAA4) pour serum amyloid A.
Les SAA sont des petites protéines dont l'affinité pour les lipides est comparable à celle des apolipoprotéines A-I et qui sont un constituant des HDL3, dont la concentration plasmatique augmente pendant les états inflammatoires.
protéine précurseur de l'amyloïde l. f.
amyloid precursor protein (APP)
Protéine transmembranaire fortement exprimée par les neurones dont l'hydrolyse peut conduire à la formation des peptides amyloïdes.
Plusieurs APP de tailles différentes dérivent d'un même gène du chromosome 21. Elles présentent une extrémité COOH-terminale extracellulaire de grande taille. Les APP ont surtout été étudiées dans le système nerveux central, dans lequel elles donnent naissance au cours du vieillissement normal ou pathologique à des peptides amyloïdes A-bêta. Elles peuvent subir deux voies métaboliques principales : la voie sécrétoire, qui comporte une protéolyse par une alpha-sécrétase dont le site d'action est localisé dans la séquence de l'Abêta et qui n'est donc pas amyloïdogène, et la voie endosomique-lysosomique, qui par des bêta- et gamma-sécrétases libère les peptides amyloïdes A-bêta 42 qui forme des dépôts dans le tissu cérébral, provoquant la maladie d’Alzheimer
→ peptide amyloïde A-bêta, peptide bêta-amyloïde, Alzheimer (maladie de)
[C1,H1]
Édit. 2018
protéine sérum amyloide A l.f.
serum amyloid A protein
Protéine faisant partie des constituants des lipoprotéines de haute densité de type 3 (HDL3), précurseur circulant des composants fibrillaires de l'amylose de type AA.
La protéine serum amyloide A est une protéine de la phase aigüe de l'inflammation. Sa concentration sérique peut augmenter de plus de 1000 fois au cours d'une inflammation sévère. Dans les maladies inflammatoires chroniques, ses produits de dégradation, les fibrilles amyloides AA, peuvent se déposer dans différents organes et être à l'origine de complications graves.
Sigle SAA
→ inflammation, amylose, lipoprotéine de haute densité, HDL
[C1]
Édit. 2019
C peptide n.m.
[C1]
glucagon-like peptide-1 l.m. angl.
Hormone entérodigestive, produite par les cellules L de l’iléon, en réponse à la présence d’aliments sucrés dans la lumière intestinale, responsable précocement d’un puissant effet insulinosécréteur, inhibiteur de la production de glucagon et de la vidange gastrique, doué d’un effet hypothalamique satiogène et anorexigène.
Le glucagon-like peptide-1 appartient à la classe des incrétines.
Des analogues du glucagon-like peptide-1 sont utilisés par voie parentérale comme médications incrétinomimétiques (exénatide, liraglutide…) dans la prise en charge du diabète non insulinoprive, ou parfois pour renforcer l’action des insulines.
Des inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP4), enzyme impliquée dans la dégradation du GLP1, sont utilisables par voie orale comme antidiabétiques (saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine).
Sigle GLP 1
[G5, R1]
Édit. 2018
peptide n.m.
peptide
Composé résultant de la condensation d'un nombre variable de molécules d'acides aminés.
Cette condensation crée des liaisons peptidiques -CO-NH- par suite de l'élimination d'une molécule d'eau entre la fonction carboxylique d'un acide aminé et la fonction amine de l'acide aminé voisin. Dans le cas général, chaque peptide possède une extrémité aminée (NH2-terminale) et une extrémité carboxylique (COOH-terminale).
On peut distinguer les oligopeptides, assemblage de moins de quatre molécules d'acides aminés, et les polypeptides, dont la limite supérieure a été fixée arbitrairement à des composés de masse molaire 10 kDa et ne dialysant pas, les polypeptides plus gros étant des protéines. On connaît de nombreux peptides naturels comme l'insuline, l'ACTH, l'angiotensine et le glutathion, ou comme différents antibiotiques. Les peptides sont aussi des produits d'hydrolyse partielle des protéines.
Étym. gr. peptos : digéré
peptide antibiotique l.m.
antibiotic peptide
Peptide naturel ou de synthèse,doué de propriétés bactériostatiques vis-à-vis de certaines espèces bactériennes.
Parmi les peptides antibiotiques les plus connus on trouve les pénicillines, les gramicidines, les actinomycines, les bacitracines, la colistine. Ils sont généralement caractérisés par la présence dans leur structure d'acides aminés de la série D.
peptide antiopioïde l.m.
antiopioid peptide
Peptide ayant des propriétés antagonistes des opioïdes.
De tels peptides peuvent agir en se fixant sur les récepteurs des peptides opioïdes.
peptide C n.m.
C peptide
Peptide de connexion, qui fait partie de la molécule de pro-insuline, et qui est détaché par le clivage enzymatique qui achève la synthèse de l'hormone dans le pancréas.
Le peptide C contient 33 acides aminés, dont l'extrémité NH2-terminale (Arg) est liée dans la proinsuline à l'acide aminé COOH-terminal (Thr) de la chaine B (par l'intermédiaire d'un résidu d'arginine qui est détaché secondairement), et l'extrémité COOH-terminale (Lys) est liée à l'acide aminé NH2-terminal (Gly) de la chaine A, également par l'intermédiaire d'un résidu d'arginine qui est détaché secondairement. Le peptide C peut être dosé dans le plasma par électrochimioluminescence. Sa concentration chez le sujet normal est comprise entre 0,9 et 7 ,1 ng/mL. Elle reflète la quantité d'insuline synthétisée. Sa mesure permet donc d’apprécier la secrétion d’insuline résiduelle chez un patient diabétique sous insulinothérapie.
peptide cryptique n.f.
cryptic peptide
Peptide d'une chaîne polypeptidique qui ne s'associe pas aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité d'un organisme, et qui, dès lors, ne peut pas induire une réponse immunitaire dépendant des lymphocytes T.
peptide cyclique l.m.
cyclic peptide
Peptide dépourvu d'acide aminé NH2- et COOH-terminal, du fait d'une liaison peptidique qui assure la fermeture d'un cycle.
De tels peptides existent chez les végétaux et les bactéries ; ils peuvent avoir des propriétés antibiotiques.
peptide-déformylase n.f.
peptide-deformylase
Enzyme qui catalyse l'élimination d'un radical formyle fixé sur l'acide aminé N-terminal d'un peptide ou d'une protéine, enzyme nécessaire à la fin de sa biosynthèse.
peptide dominant l.f.
dominant peptide
Au sein d'une chaine polypeptidique, peptide particulier qui s'associe préférentiellement avec une molécule allélique du complexe majeur d’histocompatibilité pour interagir avec les récepteurs TCR.
peptide inhibiteur gastrique l.m.
gastric inhibitory peptide, GIP
Peptide hormonal constitué de 42 acides, formé par certaines cellules intestinales ayant un effet inhibiteur sur la sécrétion gastrique.
Syn. entérogastrone
peptide-leader n.m.
leader peptide
1) Chez les Bactéries, petit peptide codé par la séquence-leader des opérons de biosynthèse et participant à la régulation de leur expression.
2) Syn. fautif de peptide-signal.
→ atténuation, séquence encadrante
peptide libérant la gastrine l.m.
gastrin releasing peptide (GRP)
Hormone peptidique qui stimule la sécrétion de la gastrine ainsi que d’autres hormones digestives : sécrétine, cholécystokinine, glucagon, insuline.
Le peptide actif comporte 27 acides aminés, formé à partir d’un précurseur de 148 acides aminés sécrété par des cellules intestinales, le proGRP.
Syn. bombésine
[C1, L1, O4]
Édit. 2020
peptide N-formylé l.m.
N-formylated peptide
Peptide comportant une méthionine acylée sur son groupement NH2 par un groupement formyl (CHO).
Ces peptides sont représentatifs des peptides signaux de pratiquement tous les polypeptides synthétisés par les bactéries.
Un exemple de ces peptides est le FMLP (N-formylméthionylleucylphénylalanine) très utilisé pour étudier le chimiotactisme et l'activation des polynucléaires neutrophiles qui possèdent un récepteur spécifique de cette molécule.
peptide opioïde l.m.
opioid peptide
Peptide naturel ou de synthèse ayant des propriétés analogues à la morphine.
Parmi les peptides opioïdes on range des neuropeptides, comme les endorphines et les encéphalines.
peptide signal n.m.
signal peptide
Chaîne peptidique d'une vingtaine d'acides aminés synthétisée au début de la traduction d'un ARN messager, destinée à être détachée de la protéine correspondante après son passage dans la citerne du réticulum endoplasmique et qui constitue un signal pour la machinerie cellulaire indiquant que cette protéine est destinée à l'exportation.
Cette séquence riche en acides aminés hydrophobes permet à la protéine de traverser la membrane du réticulum et sert de peptide d'adressage. De telles séquences sont spécifiques des protéines qui doivent être sécrétées ou insérées dans les membranes cellulaires.
Syn. séquence signal
peptide sous-dominant l.f.
non dominant peptide.
Peptide qui s'associe avec une faible affinité à une molécule du complexe majeur d’histocompatibilité de sorte que, contrairement au peptide dominant, il n'entraîne pas une interaction fonctionnelle avec les TCR.
Les peptides sous-dominants ne sont pas présentés de façon efficace par les cellules hémato
Syn. peptide ignoré
peptide vasoactif intestinal l.m.
→ VSP
peptide YY l.m.
regulatory peptide YY
Composé hormonal de nature polypeptidique, synthétisé par des cellules endocrines du tube digestif, appartenant à la famille du glucagon.
Sa formule présente une forte homologie avec celle du polypeptide pancréatique (PP) et du neuropeptide Y (NPY). Il se fixe sur des récepteurs membranaires spécifiques au niveau des entérocytes ; sa fixation induit une diminution de l'AMPc intracellulaire, inhibe la sécrétion de chlorure et stimule l'absorption intestinale d'eau et d'électrolytes.