protéine G n.f.
G-protein
Glycoprotéine de structure hétérotrimérique généralement constituée d'une sous-unité bêta-gamma (bêta de masse moléculaire 37 kDa, γ de 8 kDa), et d'une chaîne alpha de masse moléculaire voisine de 40 kDa, qui porte une molécule de GTP (guanosine triphosphate) ou de GDP (guanosine diphosphate), et qui joue un rôle dans la transmission d'un signal à partir d'un récepteur membranaire en hydrolysant le GTP en GDP.
À côté des "grosses protéines G" attachées aux membranes cellulaires, il y a des "petites protéines G" dans le cytoplasme, de masse voisine de 21 kDa, monomériques. Parmi les petites protéines G, on trouve les protéines ras (H-ras, K-ras, N-ras, rap), les protéines rho (rho A, rho B, rho C, rac 1 et 2), les nombreuses protéines rab, l'ARF ou facteur d'ADP-ribosylation qui sert à la formation et à l'adressage des vésicules de transport des protéines à partir de l'appareil de Golgi. Les protéines G peuvent stimuler la production d'AMPc par l'intermédiaire de l'adénylate-cyclase, ou contrôler le pompage des ions calcium. On distingue des protéines G activatrices (Gs) et des protéines G inhibitrices de la transduction des signaux membranaires.
M. Rodbell, biologiste amércain (1997), prix Nobel de médecine en 1994
→ récepteur, adénylate– cyclise
[C1]
Édit. 2020