pseudodémence n.f.
pseudodementia
Présentation démentielle mais réversible d'une affection psychiatrique, qui serait à l'origine de 10 à 15% des cas étiquetés démence.
Reconnue comme dominante depuis longtemps, promue surtout par L.C. Kiloh (1961), l'étiologie dépressive apparaît quasi exclusive chez les patients âgés. En pratique, on peut distinguer les types suivants : I, "pseudodémence dépressive" ; II, "syndrome démentiel de la dépression", secondaire à celle-ci ; III, "pseudodépression démentielle", surtout des syndromes frontaux et des affections souscorticales ; IV, "syndrome dépressif secondaire de la démence" (T. Feinberg et B. Goodman, 1984), qui aggrave tous les types de démence, notamment parkinsoniennes. L'élément le plus sûr demeure l'épreuve thérapeutique et tout particulièrement la sismothérapie.
Parmi les autres affections possibles, sont relevés la conversion hystérique et le syndrome de Ganser.
L. G. Kiloh, médecin neuropsychologue austrlien (1961) T. Feinberg et B. Goodman, neuropsychiatres américains (1984)
folie maniaco-dépressive l.f.
Syn. maladie bipolaire
[H3]
Édit. 2018
hypersomnie dépressive l.f.
depressive hypersomnia
Trouble souvent décrit dans la clinique de ces états (de 10 à 75% selon les auteurs), surtout rencontré dans les formes bipolaires, saisonnières et de l'adolescent.
Le vécu dépressif évocateur peut être masqué plus ou moins par une hypersomnie récurrente. On a même décrit, associés à celle-ci, d'autres éléments proches du syndrome de Kleine-Levin (mégaphagie notamment), qui s'inscriraient davantage dans un contexte bipolaire et de dépression saisonnière.
Les études polygraphiques sont gênées principalement par les interférences médicamenteuses. L'absence d'objectivation d'une hypersomnie par le test itératif de latence d'endormissement incite cependant certains auteurs à relier plutôt cette plainte au désintérêt du patient, à son repli, à son "anergie".
A contrario, une somnolence majeure, sans doute liée à la privation de sommeil, a été décrite au cours d'accès maniaques.
W. Kleine, psychiatre allemand (1925) ; M. Levin, neuropsychiatre américain (1936)
→ Kleine- Levin (syndrome de), hypersomnie et psychiatrie
position dépressive l.f.
depressive position
Stade de l'évolution normale de la relation à l'objet, qui suit la position paranoïde (M. Klein).
L'enfant devient capable d'appréhender sa mère comme un objet total, vers lequel se dirigent dès lors ses motions pulsionnelles aussi bien affectueuses qu'hostiles. Fantasmatiquement, ces dernières pourraient le détruire. La position dépressive nait des efforts faits pour restaurer l'objet. Cette crainte angoissante est surmontée quand l'enfant parvient à introjecter de manière stable une mère aimante.
réaction dépressive l.f.
depressive reaction