pulmonaire (artère) l.f.
pulmonary artery
pulmonaire (veine) l.f.
pulmonary vein
abcès pulmonaire à anaérobies l.m.
anaerobic lung abscess
Suppuration circonscrite primitive du parenchyme pulmonaire habituellement liée à l'inhalation de germes anaérobies issus de la cavité buccale.
Les patients souffrant d'abcès à anaérobies sont généralement susceptibles d'inhaler les sécrétions oropharyngées et ont une parodontopathie ou une parodontose. La vomique est d'odeur fétide, ce qui signe cliniquement le caractère anaérobie des germes.
Un type particulier d'anaérobie oral, l'Actinomyces, entraîne un processus nécrosant chronique à tendance très extensive et conduit à un important délabrement.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ actinomycose thoracique, abcès du poumon, vomique, Actinomyces
[D1, K1, K3]
Édit. 2020
acinus pulmonaire l.m.
acinus pulmonalis (TA)
pulmonary acinus
Unité fonctionnelle du lobule pulmonaire, dans lequel pénétre la bronchiole terminale, qui correspond à la zone alvéolisée où se fait, par diffusion, le transfert des gaz.
L'acinus a une forme pyramidale ou conique d'un diamètre moyen de 7 mm. Il y en a 5 à 10 par lobule. Au contraire des lobules, les acinus ne sont pas limités par des septums fibreux. Dans l'acinus, la bronchiole terminale se divise par dichotomie en bronchioles respiratoires de 1er, 2ème et 3ème ordres. Au-delà, se trouvent les canaux et les sacs alvéolaires.
[A1,K1]
Édit. 2017
agénésie d'une artère pulmonaire l.f.
agenesia of a pulmonary artery
Malformation congénitale caractérisée par l’absence de l’artère pulmonaire principale droite ou gauche, résultant de la disparition de la portion proximale correspondante du 6ème arc aortique.
La vascularisation du poumon du côté atteint est assurée par la circulation systémique. Il y a souvent des malformations cardiaques associées et parfois une artère pulmonaire venant directement de l'aorte.
Isolée, cette anomalie peut être asymptomatique ou favoriser des infections bronchopulmonaires répétées et des hémoptysies. Elle est dépistée sur le cliché thoracique et la scintigraphie pulmonaire montrant l'absence de perfusion, la ventilation étant normale. Le risque est l'hypertension artérielle pulmonaire.
[K1, K2, Q2]
Édit. 2020
agénésie et aplasie pulmonaires l.f.
pulmonary agenesia and aplasia
Absence totale de développement d'un poumon ou d'un lobe pulmonaire.
Ces deux anomalies très voisines sont associées à des anomalies touchant d'autres organes, en particulier le cœur. Quoique l'absence du poumon droit ou gauche soit d'une égale fréquence, l'agénésie du poumon droit s'accompagne d'une mortalité élevée car plus souvent associée à une malformation cardiovasculaire, ce qui explique que l'agénésie du poumon gauche soit la mieux tolérée.
L'absence d'un poumon entraîne un développement plus important du poumon restant et un déplacement médiastinal.
L'absence d'un poumon expose à des infections bronchopulmonaires récidivantes et, inconstamment, à une insuffisance respiratoire. Le traitement est celui des complications, notamment infectieuses, et de l'insuffisance respiratoire.
L'agénésie lobaire n'entraîne aucun symptôme.
[K1,K2,Q2]
Édit. 2017
Alagille (syndrome d') l.m.
Alagille’s syndrome
Génopathie à transmission autosomique dominante (MIM 118450), dont le diagnostic est posé sur l’association d’au moins trois des cinq critères majeurs : un faciès particulier (front bombé, petit menton pointu, hypertélorisme), un embryotoxon postérieur, des vertèbres en aile de papillon, une sténose des branches de l’artère pulmonaire ou une tétralogie de Fallot et une cholestase chronique due à une paucité des voies biliaires inter-lobulaires.
D’autres organes peuvent être concernés. L’atteinte rénale, fréquente peut se manifester par une acidose tubulaire et une insuffisance rénale. Une hypertension artérielle peut compliquer l’évolution. Le diagnostic peut d’ailleurs être porté à l’âge adulte devant une maladie hépatique inexpliquée ou devant la découverte d’une atteinte rénale ou d’une hypertension artérielle
L'évolution vers la cirrhose n'est pas constante et peut apparaître à partir de l’adolescence, faisant discuter une transplantation hépatique ; laquelle peut aussi être indiquée plus précocément en cas d’ictère persistant depuis la naissance associé à des xanthomes et un prurit sévère.
Deux gènes sont impliqués dans le syndrome d’Alagille : JAG1 et NOTCH2. Des mutations du gène JAG 1 sont identifiées chez plus de 80% des patients. Ce gène code une protéine qui lie un récepteur transmembranaire (Notch) impliqué dans la différenciation cellulaire à des étapes précoces du développement. Le gène NOTCH2 est plus rarement impliqué. Un diagnostic moléculaire anténatal est disponible, mais dans 2/3 des cas les mutations sont sporadiques.
D. Alagille, pédiatre et biochimiste français(1975)
Syn. AGS, AHD, AWS, dysplasie artériohépatique, Alagille-Watson (syndrome d’), cholostase avec sténose pulmonaire périphérique, hypoplasie des canalicules biliaires (syndrome d’)
→ hypertélorisme, embryotoxon, Fallot (tétralogie de)
[Q1,O1,L1]
Édit. 2018
alvéole pulmonaire l.m.
alveoli pulmonis (TA)
pulmonary alveoli
Partie toute terminale de l'appareil respiratoire où s'effectue l'essentiel des échanges gazeux.
De forme sphérique ou prismatique, ils se groupent en saccules, autour d'un canal alvéolaire. Ils sont au nombre de 300 à 500 millions à la naissance.
Anc. dénom. vésicules pulmonaires
Étym. lat. alveolus : petit vase
Syn. sacs alvéolaires
→ air alvéolaire, conditions alvéolaires
[A1,K1]
Édit. 2016
alvéolite pulmonaire n.f.
alveolitis pulmonary
Ensemble lésionnel, de nature inflammatoire, caractérisé par la présence, dans la cavité alvéolaire pulmonaire et dans des proportions variables en fonction de l’agent causal et du stade évolutif aigu ou chronique de la maladie, d’un œdème, de cellules alvéolaires desquamées, de cellules inflammatoires en diapédèse (macrophages, leucocytes), d’hématies, de fibrine, de membranes hyalines.
La paroi alvéolaire proprement dite est modifiée : congestion capillaire, infiltration inflammatoire, développement de fibroblastes. L’examen histologique peut, dans certains cas, retrouver un agent causal : diverses bactéries, bacille de Koch, ou le soupçonner en présence de cellules géantes dans le cas des viroses, par ex. D'un point de vue anatomopathologique on décrit, selon la prédominance des cellules qui la composent, les alvéolites macrophagiques, lymphocytaires, à polynucléaires neutrophiles, à polynucléaires éosinophiles et les alvéolites mixtes. L'alvéolite peut intéresser les septums interalvéolaires (alvéolite murale) ou la lumière alvéolaire (alvéolite luminale), les deux étant souvent associées. Elle peut être aigüe, subaigüe ou chronique. Du point de vue physiopathologique, l'alvéolite est considérée comme un stade précoce des maladies infiltratives diffuses pulmonaires.
Une alvéolite peut guérir sans laisser de séquelles ; à l’inverse, le contenu de la cavité alvéolaire peut se nécroser et évoluer vers la constitution d’un abcès. La paroi alvéolaire peut de son côté se fibroser et s’épaissir ; l’extension d’une fibrose systématisée et/ou mutilante vient gravement compromettre, et de façon définitive, les échanges gazeux. Une forme particulière, dite alvéolite extrinsèque ou pneumopathie d'hypersensibilité, répond à une maladie granulomateuse chronique pulmonaire liée à l'inhalation de substances organiques agissant comme antigène déclenchant une réaction d'hypersensibilité, par ex. le poumon de fermier.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
[K1]
Édit. 2017
amibiase intrathoracique l.f.
pleuropulmonary amebiasis
Affection due à Entamœba histolytica, toujours secondaire à une localisation hépatique de l'amibiase.
Cette atteinte est due à la rupture d'un abcès amibien du dôme du foie soit dans la plèvre, source d'une pleurésie non microbienne typiquement de couleur chocolat, soit dans le parenchyme pulmonaire en cas d'accolement pleural donnant un abcès amibien pulmonaire, soit dans une bronche avec sa vomique chocolat.
Le diagnostic repose sur la sérologie, chez un malade porteur d'un abcès hépatique ou pulmonaire au scanner ou à l'échographie. Le traitement est le métronidazole : 1,5 g tous les jours pendant 10 jours ou le tinidazole : 2 g par jour en 1 fois pendant 5 jours ; suivi d'un traitement des kystes intestinaux pendant 10 jours.
Syn. amibiase pleuro-pulmonaire
[D1, G5, K1, L1]
Édit. 2020
amyloïdose pulmonaire l.f.
amyloidosis lungwort
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
amyloïdose pulmonaire interstitielle diffuse l.f.
amyloidosis interstitial lungwort spreads
Étym. gr. amulon : amidon ; eidos : forme
→ amylose pulmonaire interstitielle diffuse
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
amylose pulmonaire l.f.
pulmonary amyloidosis
Localisation rare, à l'appareil respiratoire inférieur, de l'amylose primitive et des amyloses associées aux dysglobulinémies.
Les dépôts de substance amyloïde sont définis par leur affinité pour le rouge Congo qui leur confère une biréfringence verte caractéristique en lumière polarisée. Cette particularité résulte de la structure bêta-fibrillaire qui est commune à toutes les variétés d'amylose. L'amylose parenchymateuse peut être nodulaire, diffuse ou interstitielle.
Les nodules amyloïdes sont uniques ou multiples et leur taille varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres. Ils donnent peu de symptômes et ne nécessitent aucun traitement dans la majorité des cas, si le diagnostic a pu être affirmé par ponction transpariétale par ex.
L'amyloïdose parenchymateuse interstitielle diffuse intéresse la région alvéolaire ; elle peut conduire à la symptomatologie d'une pneumopathie interstitielle diffuse lorsqu'il existe une infiltration étendue de la zone alvéolocapillaire. La distinction entre ce type d'amylose interstitielle diffuse et l'amylose micronodulaire de type miliaire est parfois difficile, car il est des aspects de passage entre ces deux formes.
Étym. gr. amulon : amidon ; eidos : forme
→ amylose
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
amylose pulmonaire interstitielle diffuse l.f.
diffuse interstitial pulmonary amyloidosis
Variété de l'amylose du tractus respiratoire par atteinte des septums alvéolaires.
Elle est rare, tantôt isolée, tantôt associée à une autre localisation respiratoire. Elle s'observe au cours de l'amylose primitive ou associée à un myélome multiple. Isolée, elle est difficile à différencier des autres pneumopathies interstitielles diffuses chroniques. Elle s'associe souvent à une amylose vasculaire pulmonaire. L'évolution est le plus souvent défavorable, liée à l'atteinte pulmonaire vasculaire et à la cardiomyopathie associée.
Étym. gr. amulon : amidon
Syn. amyloïdose pulmonaire interstitielle diffuse
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
anastomose aortopulmonaire l.f.
aortopulmonary anastomosis
Procédé chirurgical visant à faire communiquer l’aorte (ou l’une de ses branches), avec l’artère pulmonaire (ou l’une de ses branches) de façon à établir une communication extracardiaque du territoire systémique vers le lit pulmonaire, pour augmenter le débit artériel pulmonaire et améliorer l’oxygénation du sang systémique.
Il existe plusieurs variétés d’anastomoses aortopulmonaires qui sont utilisées dans le traitement palliatif des cardiopathies congénitales cyanogènes.
Les plus connues sont l’anastomose de Blalock-Taussig, l’anastomose de Potts, et l’anastomose de Waterston. Les anastomoses aortopulmonaires sont destinées au traitement palliatif de certaines cardiopathies congénitales cyanogènes à bas débit pulmonaire. Elles agissent par un double mécanisme : l’élévation du débit artériel pulmonaire et l’augmentation de l’oxygénation du sang artériel systémique. Elles peuvent représenter un premier temps de traitement permettant d’attendre la possibilité d’une correction chirurgicale complète de la malformation.
A. Blalock, chirurgien thoracique américain et Helen B. Taussig, cardiologue pédiatrique américaine (1945); W. J. Potts, chirurgien pédiatrique américain (1946) ; D. J. Waterston, chirurgien thoracique britannique (1962)
Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche
→ Blalock-Taussig, Potts, Waterston (opérations de)
[K2,K3,Q2]
Édit. 2017
anastomose azygopulmonaire l.f.
azygo-pulmonary shunt
Opération chirurgicale consistant à implanter la grande veine azygos sectionnée à sa terminaison, dans une artère pulmonaire.
Elle fut imaginée pour soulager l’hypertension pulmonaire des sténoses mitrales graves ; mais elle a perdu son intérêt et a disparu avec le développement de la commissurotomie mitrale.
[K2,K3,K4]
Édit. 2017
anastomose cavopulmonaire l.f.
pulmonary caval shunt, Glenn operation
Procédé chirurgical faisant communiquer la veine cave supérieure et l’artère pulmonaire droite pour assurer un drainage direct du sang veineux cave supérieur dans le lit artériel pulmonaire droit.
Elle est utilisée pour le traitement palliatif de certaines malformations congénitales cyanogènes à bas débit pulmonaire. Des techniques plus complexes, visant à anastomoser les deux courants veineux caves et les deux artères pulmonaires, ont été mises au point récemment, pour court-circuiter complètement le cœur droit dans des malformations comportant une atrésie ventriculaire (atrésie tricuspidienne).
W.W. Glenn, chirurgien cardiaque américain (1954)
[K2,K3,O6,Q3]
Édit. 2017
anévrysme artérioveineux pulmonaire l.m.
pulmonary arterioveinous aneurysm
Communication anormale directe entre une artère et une veine pulmonaire sans réseau capillaire intermédiaire.
Elle peut être acquise (infectieuse, traumatique, néoplasique) ou congénitale (1/3 d’entre elles dans le cadre de la maladie de Rendu-Osler). L’anévrysme artérioveineux pulmonaire peut être traité par résection chirurgicale du territoire pulmonaire intéressé ou par embolisation.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation,
→ fistule artérioveineuse, hémangiome pulmonaire artérioveineux, Rendu-Osler (maladie de)
[K1,K2,K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme de l'artère pulmonaire l.m.
Syn. anévrysme du tronc pulmonaire
→ anévrysme du tronc pulmonaire
[K1,K2,K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme du tronc pulmonaire l.m.
Affection très rare, associée généralement à une cardiopathie congénitale, observée exceptionnellement au cours d’une maladie de Marfan, après un rhumatisme articulaire aigu ou après un traumatisme.
L’anévrysme siège sur le tronc pulmonaire, très rarement sur les branches principales ou sur une artère lobaire. Il peut se traduire par une dyspnée d’effort banale, des crises de dyspnée paroxystique, une toux quinteuse, une cyanose, des douleurs thoraciques ou scapulaires, des hémoptysies (fissuration dans l’arbre bronchique, hypertension artérielle pulmonaire), un souffle systolique ou un double souffle au foyer pulmonaire (il est le plus souvent muet). Sur la radiographie du thorax on note une saillie de l’arc moyen qui serait expansive en radioscopie. Mais c’est surtout l’angiocardioscanner qui fournit les éléments les plus déterminants du diagnostic lésionnel. L’insuffisance cardiaque, la rupture, l’infection bactérienne sont les complications évolutives habituelles. Le pronostic est sévère. Le traitement chirurgical est complexe. Il était souvent limité à l’anévrysme d’une artère lobaire.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Syn. anévrysme de l'artère pulmonaire
[K1,K2,K3,K4]
Édit. 2017
angéites pulmonaires l.f.p.
lungworts angiitis
Syn. vascularites pulmonaires
[K1,K4]
Édit. 2019
angiographie pulmonaire l.f.
pulmonary angiography
Examen radiologique des vaisseaux pulmonaires réalisé en envoyant dans l'artère pulmonaire un liquide opaque aux rayons X.
C’est la méthode de référence pour le diagnostic de l’embolie pulmonaire, mais elle est agressive. Aussi, actuellement, est-elle surtout utilisée lorsque les examens non invasifs tels que la scintigraphie pulmonaire, l'angioscanner hélicoïdal, ne permettent pas d’affirmer ou d’infirmer le diagnostic.
Syn. angiopneumographie
[B2,K1,K4]
Édit. 2017
angiome pulmonaire l.m.
pulmonary angioma
→ fistule artérioveineuse pulmonaire
[K1,K4]
Édit. 2017
angiosarcome pulmonaire l.m.
angiosarcoma of the lung
Tumeur pulmonaire maligne d’origine vasculaire.
Il s’agit généralement de métastases d’un angiosarcome extrapulmonaire, le plus souvent cardiaque, hépatique ou autre. L’évolution est rapidement mortelle.
La forme primitive développée aux dépens de l'artère pulmonaire est rarissime et volontiers ignorée, car elle est exceptionnelle. Sa présentation clinique est trompeuse, mimant celle d’une embolie pulmonaire ou d'une hypertension artérielle pulmonaire. Elle peut parfois bénéficier d’une exérèse chirurgicale.
[F5,K1,K4]
Édit. 2017
anomalie costale l.f.
Malformation, souvent localisée aux quatre premières côtes qui peut constituer une source d'erreur d'interprétation en radiologie pulmonaire
Les anomalies costales se classent en plusieurs types : synostose, hypoplasie, bifidité simulant l'absence ou la lyse d'une côte. Une côte surnuméraire, appelée côte cervicale, uni- ou bilatérale, peut naître de la 7ème vertèbre cervicale et participer au syndrome du scalène antérieur.
[A1,I2,Q2]
Édit. 2017