quotient intellectuel (QI) l.m.
intelligence quotient (IQ)
Indice statistique utilisé pour la cotation de tests mentaux, qui établit le rapport de l'âge mental d'un sujet à son âge réel.
À partir de 1905, à la demande du ministre de l'éducation publique, A. Binet, psychologue, avec l'aide de T. Simon, médecin, élabore une "échelle métrique de l'intelligence", destinée à étudier les moyens à employer pour assurer l'instruction primaire à tous les enfants anormaux et arriérés.
H. H. Goddard introduit en 1910 cette échelle aux États-Unis et W. Stern, psychologue, propose en 1912 que l'on divise l'âge mental de l'enfant par son âge chronologique, définissant par là-même le quotient intellectuel. Selon ses résultats, un sujet aura un âge mental inférieur, égal ou supérieur à son âge réel, ce qui donnera un QI inférieur, égal ou supérieur à 100. Ce mode de calcul permet de rendre compte du fait qu'un décalage d'un an n'a pas la même signification à 6 et à 12 ans. Mais une telle cotation n'est valable que pour la période de développement. L.M. Terman préconisera l'utilisation du QI en construisant une échelle dont la plupart des items sont empruntés à celle de Binet.
Divers autres procédés de présentation des résultats obtenus aux tests d'intelligence indiquent seulement le rang d'un sujet dans la population d'étalonnage. Ainsi en est-il des résultats exprimés en centiles (rang d'un individu sur une population de 100 sujets) ou des écarts par rapport à la moyenne. C'est ce dernier mode de cotation qui est le plus employé et qui est improprement désigné par le terme de QI. Par exemple, dans le test de Wechsler, le résultat s'exprime sous la forme d'une note (T) dont, par convention, la moyenne est de 100 et l'écart-type de 15. Sur cette échelle normalisée, une note de 130 ou au-dessus est obtenus par 2,2% de la population.
A. Binet, psychologue français et T. Simon, médecin et psychologue français (1904) ; H. H. Goddard, psychologue américain (1910) ; W. Stern, psychologue allemand (1912) ; L. M. Terman, psychologue américain (1916) ; D. Wechsler, psychologue américain (1939)
échelle de niveau intellectuel de l'adulte l.f.
Wechsler adult intelligence scale
Échelle de niveau intellectuel élaborée afin de prendre en compte les dernières avancées en psychologie concernant les fondements théoriques de lʼévaluation des capacités cognitives.
Le QIT (quotient intellectuel total) est calculé à partir de 4 indices (compréhension verbale, raisonnement perceptif, mémoire de travail, vitesse de traitement), eux-mêmes composés de 10 subtests principaux. Elle a été validée chez des sujets âgés de 16 à 90 ans. Publiée aux États-Unis en 1950, suivie d’une adaptation en 1968, elle a été l’objet d’une nouvelle version, le WAIS-IV (revised), publiée en 2008 aux États-Unis, dont l'adaptation française a été établie en 2011.
D. Welchsler, psychologue américain, d’origine roumaine (1950), Pearson, psychologue américain (2008)
Sigle WAIS
Réf. Validation de la traduction française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de psychologie appliquée)
[H4]
Édit. 2019
surdité cochléaire avec myopie et retard intellectuel l.m.
cochlear deafness with myopia and intellectual impairement
Association d'une surdité, d'une myopie forte et d'un déficit intellectuel.
Syndrome atteignant deux familles, mais avec présence, dans la deuxième famille, d'autres anomalies : albuminurie et hématurie avec une ségrégation différente. L’affection serait autosomique récessive (MIM 221200).
Étym.lat. surditats : surdité
quotient d'anomalie l.m.
anomalous quotient
Rapport entre les quantités de couleur d'un mélange nécessaires à un sujet pour réaliser une équation colorée et les quantités normalement utilisées.
Le quotient d'anomalie est utilisé pour l'équation de Rayleigh ; le rapport théorique normal est de 1, mais le rapport physiologique réel est compris entre 0,74 et 1,33. L'intérêt du quotient d'anomalie est de permettre la comparaison entre les équations colorées réalisées au moyen de couleurs primaires et d'instruments différents.
Lord Rayleigh (J. W. Strutt), physicien et mathématicien britannique, prix nobel de physique en 1904 (1842–1919)
→ équation colorée métamérique, Rayleigh (équation de)
quotient de développement l.m.
development quotient
Sigle : QD
quotient de fécondité l.m.
Quotient du nombre de naissances rapporté à l’effectif de la cohorte considérée.
quotient de nuptialité l.m.
Quotient du nombre de mariages, rapportés à l’effectif de la cohorte considérée.
quotient de mortalité l.m.
Quotient du nombre de morts rapportés à l’effectif de la cohorte considérée.
Ce quotients mesure un risque : par exemple, le risque pour les personnes atteignant soixante ans, de décéder entre soixante et soixante et un ans ou soixante et soixante- cinq ans.
→ risque
quotient inhibiteur d'un antibiotique l.m.
Rapport de la concentration plasmatique de ce médicament sur la concentration minimale inhibitrice mesurée in vitro.
Dans le cas d’un antibiotique dont l’activité est temps-dépendante, le quotient inhibiteur doit être au moins supérieur à 1 pour qu’il ait une efficacité thérapeutique.
→ concentration minimale inhibitrice
quotient phonatoire l.m.
speech quotient
Rapport de la capacité vitale exprimée en millilitres au temps maximum de phonation exprimé en secondes.
Les valeurs normales chez l’adulte sont comprises entre 120et 200mL/seconde.
quotient respiratoire l.m.
respiratory quotient
Rapport entre le volume de dioxyde de carbone (CO2) rejeté et le volume d’oxygène (O2) consommé : chez le sujet normal la valeur moyenne du quotient respiratoire est : R = V'CO2 /V'O2 = 0,8 au repos.
L'assimilation par Lavoisier de la respiration à une combustion du carbone, selon la formule globale
C + O2 → CO2, montre qu'à une molécule d’O2 consommée correspond une molécule de CO2 produite. Selon l'hypothèse d'Avogadro-Ampère on peut déterminer ce quotient par le rapport des volumes ou des débits gazeux pendant une durée donnée. Sa valeur moyenne varie selon la nature des aliments consommés par l'organisme et la valeur «instantanée» (mesurée sur moins d'une minute) dépend des conditions physiopathologiques, d'où son intérêt en anesthésiologie et en réanimation.
Par ex. lors de la contraction musculaire rapide, qui consomme essentiellement des glucides, R tend vers 1, au contraire dans le jeûne lorsque le sujet brule ses lipides, R tend vers 0,7. Comme il sort des poumons R fois moins de CO2 qu'il n'entre d’O2, il en résulte que, pour R = 0,8, l'organisme «aspire» un débit d'air égal à 0,6 L/min. De ce fait cette «pompe» diminue la pression qui règne dans l'organisme : elle devient plus faible d'environ 10% que la pression atmosphérique (A. Strohl, 1922) : c'est le mécanisme du vide pleural. De même, si l'on injecte un gaz dans l'un des espaces virtuels de l'organisme (plèvre, péritoine, cavité articulaire), ce gaz est rapidement résorbé.
Mais, lorsqu'on considère les échanges respiratoires locaux, la valeur instantanée du rapport entre l’O2 absorbé et le CO2 rejeté peut être notablement supérieur à l'unité, notamment au niveau des lobules des sommets des poumons, très ventilés et peu irrigués, où il est de l'ordre de 3 chez le sujet debout.
Ce rapport intervient dans le calcul du métabolisme basal pris dans certaines conditions.
| Aliments brûlés | Quotient respiratoire |
| Valeurs moyennes à l’équilibre | |
| Glucides | R = 1 |
| Protides | R = 0,8 |
| Lipides | R = 0,7 |
| Valeurs “instantanées” | |
| Jeûne, dénutrition | R tent vers 0,7 |
| Exercice musculaire modéré, frisson | R tent vers 1 |
| Ventilation/Perfusion | R varie dans le même sens |
A. L. de Lavoisier, physicien français (1743-1794), A. Avogadro, chimiste italien (1776-1856), A. M. Ampère, physicien et mathématicien français (1775-1836)
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