Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

49 résultats 

branche verticale de l'enclume   l.f.

branche longue de  l'incus

Édit. 2017

crête verticale du méat acoustique interne l.f.

crista verticalis meati acustici interni (TA)

vertical crest of internal acoustic meatus

Crête osseuse qui, à l’étage supérieur du fond du méat acoustique interne, sépare l’aire du nerf facial de la fossette utriculaire.
A l’étage inférieur une crête moins accentuée sépare l’aire cochléaire de la fossette sacculaire.

[A1]

Édit. 2015

déviation oculaire verticale dissociée l.f.

ocular dissociated vertical deviation

Élévation sous écran de l'œil avec souvent légère extorsion puis en retirant l'écran, l'œil redescend mais très lentement.
L'élévation se produit aussi bien en position primaire qu'en abduction ou adduction. Le phénomène est mieux observé avec un écran translucide. La déviation est en général bilatérale.

A. Bielschowsky, ophtalmologiste américain d'origine allemande (1904 et 1938)

Syn. divergence verticale dissociée, hyperphorie alternante, double hyperphorie

Sigle DVD

Bielschowsky (signe de), élévation en adduction, abaissement en adduction

divergence verticale négative l.f.

negative vertical divergence

Mouvement de vergence verticale induit par un prisme base inférieure devant l'œil gauche : l'œil droit est alors plus bas que l'œil gauche.
Terminologie de Hering utilisée par Bielschowsky.

K. E. Hering, physiologiste allemand (1834-1918); A. Bielschowsky, ophtalmologiste américain (1871-1940)

Étym. lat. vergere : être tourné vers

divergence verticale positive l.f.

positive vertical divergence

Mouvement de vergence verticale induit par un prisme base inférieure devant l'œil droit qui est alors plus haut que le gauche.
Terminologie de Hering utilisée par Bielchowsky.

K. E. Hering, physiologiste allemand (1834-1918); A. Bielschowsky, ophtalmologiste américain  (1871-1940)

Étym. lat. vergere : être tourné vers

maladie de surcharge neuroviscérale de sphingomyéline avec ophtalmoplégie supranucléaire verticale l.f.

neurovisceral storage disease with vertical supranuclear ophthalmoplegia

Ophtalmoplégie verticale supranucléaire avec dysarthrie.
On peut parfois trouver une légère démence. Le diagnostic peut être fait avec la recherche d'histiocytes bleu-mer dans la moelle. L’affection est lysosomique et d’hérédité autosomique récessive (MIM 257050).

W. D. Grover, neurologue et J. L. Naiman, pédiatre américains (1971)

Syn. lipidose sphingomyélinique ophtalmoplégique

sternotomie verticale partielle l.f.

partial vertical sternotomy

manubriotomie

vergence verticale l.f.

vetical vergence

Mouvement des yeux dans des directions verticales opposées.
La vergence verticale permet de compenser une hyperphorie.

hyperphorie, vergence

[P2]

Édit. 2019

allèle de résistance l.m.

resistance allele

Allèles qui confère à l'individu porteur, une résistance vis-à-vis d'un prédateur, d'un parasite particulier, d’un antibiotique ou d’un pesticide.

Syn. gène de résistance déconseillé

résistance horizontale, résistance verticale

[Q1]

Édit. 2017

antibiotiques (résistance aux) l.f.

resistance in antibiotics

Inefficacité de l’action des antibiotiques, naturelle (intrinsèque) ou acquise par le patient, sur les bactéries d’une espèce donnée.
Il existe, pour chaque antibiotique, une liste des espèces de bactéries habituellement sensibles, appelée spectre de l’antibiotique. Certaines associations médicamenteuses peuvent élargir le spectre par ex. l'association amoxilline + acide clavulanique ou ticarcilline + acide clavulanique.
L’utilisation des antibiotiques a fait apparaître de nombreuses résistances acquises qui sont la conséquence de modifications de la bactérie portant sur les chromosomes ou sur l’ADN plasmidique. La résistance chromosomique se transmet par filiation aux descendants de la bactérie modifiée. La résistance plasmidique peut, en outre, être transmise par contact à une bactérie d’une espèce différente.
Les modifications acquises portent sur divers processus métaboliques de la bactérie :
- par modification de la structure de la paroi fermant les sites de fixation ou de passage des antibiotiques dans le protoplasme de la bactérie ;
- par modification de la structure des protéines ne permettant plus la fixation sur le ribosome 30 S ou sur certaine enzymes de la synthèse de l'ADN ;
- par synthèse d’enzymes dégradant les molécules antibiotiques qui ont pu pénétrer dans le cytoplasme de la bactérie en formant, par exemple, des bêta-lactamases pour dégrader les bêta- lactamines ou des acétyltransférases, adényltransférases et phosphotransférases pour dégrader les aminosides.

Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie

exercice en résistance l.m.

exercise of resistance

Pratique d’activités physiques effectuées pour étendre au maximum les muscles et les structures adjacentes (tendons, articulations) pour augmenter ou préserver l’ampleur des mouvements.

[I3]

Édit. 2018     

facteur de résistance l.m.

resistance factor

plasmide de résistance

[E1]

Édit. 2018

gène de résistance l.m.

resistance gene

Synonyme déconseillé d'allèle de résistance.
Par extension, gène dont l'un des allèles confère à l'individu porteur une résistance vis-à-vis d'un prédateur, d'un parasite particulier, d’un antibiotique ou d’un pesticide.

résistance horizontale, résistance verticale

index de résistance cérébrale l.m.

cerebral resistance index

Rapport des vitesses moyennes des hématies en systole et en diastole mesurées par effet Doppler dans l'artère cérébrale antérieure ou sylvienne du fœtus, employé pour évaluer les résistances vasculaires cérébrales et estimer le degré d'hypoxie chronique du tissu cérébral.

index de résistance de Pourcelot l.m.

Pourcelot’s index

En échographie doppler, index de mesure de la résistance artérielle définie par le rapport, dans lequel S est la vitesse moyenne systolique, D la vitesse moyenne diastolique.
Cet index est utilisé en particulier en échographie obstétricale au niveau de l'artère ombilicale dans le dépistage d'une souffrance fœtale.

L. Pourcelot, médecin et ingénieur français (1974)

index de résistance placentaire l.m.

placental resistance index

Rapport de la vitesse moyenne des hématies mesurée d'une part en systole et d'autre part en diastole dans une des artères ombilicales, permettant d'évaluer le degré de résistance vasculaire dans le placenta.
L'indice est perturbé en cas de maladie vasculaire maternelle ou d'anomalie chromosomique du fœtus.

indice de résistance cardiaque l.m.

cardiac resistance index

Indice est destiné à évaluer de façon chiffrée la vigueur et la résistance du cœur à l’effort.
Il est ainsi formulé :
P’ + P’’ - 2 (70-p)
I = ------------------------------
10
P’ : fréquence cardiaque/minute après 30 flexions sur les genoux en 45 secondes.
P’’ : fréquence cardiaque, 1 minute après la mesure de P’
p : écart entre 70 (pouls moyen d’un adulte de 20 ans) et le pouls du sujet debout au repos.
Un indice voisin de 0 caractérise un sujet vigoureux. Supérieur à 10, il désigne un cœur peu résistant.

J. E. Ruffier, médecin français (1951)

Étym. lat. indicium : indication

insulino-résistance de type A (syndrome d') l.f.

insuline resistance type A

Syndrome caractérisé par la triade : hyperinsulinisme, acanthosis nigricans et signes d'hyperandrogénie chez la femme, en l'absence de surpoids ou de lipodystrophie.
Rare, de prévalence exacte inconnue, il est en général diagnostiqué chez la femme jeune, en raison des signes d'hyperandrogénie marqués. L'insulino-résistance et l'acanthosis nigricans peuvent être dépistés chez l'homme et dans l'enfance. Le syndrome peut parfois s'accompagner d'un faciès acromégaloïde ou de crampes musculaires. L'hyperinsulinémie s'associe souvent, au cours de l'évolution à un diabète. Les troubles de la fertilité sont liés à l'hyperandrogénie (associée à des syndromes des ovaires polykystiques ou des hyperthécoses ovariennes).
Le syndrome d'insulino-résistance de type A est dû classiquement à des mutations hétérozygotes du gène du récepteur de l'insuline (INSR) atteignant la région codant pour le domaine tyrosine kinase, la maladie se transmettant sur le mode autosomal dominant. Des mutations homozygotes affectant le domaine de liaison de l'insuline du récepteur ont aussi été décrites. Lorsque ces mutations ne sont pas retrouvées, la maladie est de cause inconnue et parfois considérée comme un syndrome HAIR-AN.
Le syndrome d'insulino-résistance de type A fait partie des syndromes d'insulino-résistance extrême comprenant aussi le lépréchaunisme, le syndrome de Rabson-Mendenhall, les syndromes lipodystrophiques généralisés ou partiels et le syndrome d'insulino-résistance de type B Le diagnostic différentiel avec le syndrome d'insulino-résistance de type B repose sur l'absence d'auto-anticorps anti-récepteurs de l'insuline.
Le traitement utilise des mesures hygiéno-diététiques et/ou médicamenteuses (metformine, glitazones, autres anti-diabétiques) pour réduire l'insulino-résistance et traiter le diabète. Le pronostic est lié aux complications du diabète insulino-résistant.

C. R Kahn, médecin diabétologue américain (1976) ; S. M. Rabson et E. N. Mendenhall, anatomopathologistes américains (1956)

Étym. lat. insula : île

acanthosis nigricans, hyperandrogénie, ovaires polykystiques (syndrome des), hyperplasie thécale adénomatoïde, HAIR-AN (syndrome), lépréchaunisme, lipodystrophies, Rabson-Mendenhall (syndrome de), INSR gene

insulino-résistance de type B (syndrome d') l.f.

insuline resistance type B

Forme très rare de syndrome d'insulino-résistance extrême d'origine auto-immune affectant les individus d'âge moyen avec une prédominance féminine.
Le syndrome apparaît généralement dans un contexte dysimmunitaire, parfois cliniquement défini  ou suspecté sur des anomalies biologiques évocatrices. La maladie se manifeste en général par l'apparition, rapidement progressive, d'un diabète non cétosique, très insulino-résistant, accompagné de la lésion cutanée associée à la résistance à l'insuline, l'acanthosis nigricans, et d'un hirsutisme. Des hypoglycémies paradoxales, parfois gravissimes, peuvent être observées.
Ce syndrome est dû à la présence, dans le sérum des patients, d'auto-anticorps dirigés contre le récepteur de l'insuline.  Le diagnostic différentiel inclut les autres syndromes d'insulino-résistance extrême (lépréchaunisme, syndrome de Rabson-Mendenhall, syndromes lipodystrophiques généralisés ou partiels et syndrome d'insulino-résistance de type A).
Le traitement de la maladie auto-immune sous-jacente par des immunosuppresseurs non spécifiques est associé à une insulinothérapie à très fortes doses pour tenter de juguler l'hyperglycémie majeure. Le pronostic est celui de la maladie auto-immune sous-jacente, mais est fortement altéré lorsque des hypoglycémies sont observées (conduisant au décès dans 50% des cas).

S. M. Rabson et E. N. Mendenhall, anatomopathologistes  américains (1956)

Étym. lat. insula : île

acanthosis nigricans, lépréchaunisme, Rabson-Mendenhall (syndrome de), lipodystrophies, insulino-résistance de type A (syndrome d')

multidrug resistance proteins l.f.p. angl. pour protéines de résistance multimédicamenteuse

Famille de protéines, numérotées de MRP1 à MRP9, chargées de l’élimination de substances toxiques, en particulier la bilirubine et de nombreux médicaments.
La surexpression de MRP explique la résistance à la chimiothérapie de certaines tumeurs malignes.

Sigle MRP

plasmide de résistance l.m.

resistance plasmide, resistance factor, R factor

Plasmide codant un ou plusieurs gènes de résistance à un antibiotique.
Ces gènes codent des enzymes capables d’inactiver les antibiotiques.

plasmide, facteur RTF, plasmide conjugatif

[D1,Q1]

Édit. 2018 

psychotropes (résistance aux) l.f.

non-response to psychotropes

Insensibilité du patient à un traitement médicamenteux bien conduit.
Dans la dépression résistante (environ 20% des cas selon certains), l'évolution naturelle n'est pas influencée par les mesures thérapeutiques (J. Angst).
La définition d'une schizophrénie résistante pose divers problèmes méthodologiques : critères de définition, évolutivité hétérogène, absence de codification des traitements, critères de réponse. Pour Brenner, les critères de résistance sont fonction de la sévérité de la pathologie, qui impose une dépendance quasi totale vis-à-vis du système de soins hospitaliers.
Dans les états psychotiques, certains estiment que l'action des neuroleptiques s'exerce essentiellement sur l'agitation, l'inhibition et les phénomènes aigus. De plus, la disparition d'un délire n'est pas toujours recherchée.
Dans un cadre médicolégal (traitement après un dommage corporel matière à litige, injonction thérapeutique concernant un toxicomane, par ex.), les résistances peuvent s'associer à une médiocre tolérance, bien que contrastant avec une coopération extériorisée en contenu manifeste.
Répondre ou résister sont souvent considérés comme des expressions du transfert.

J. Angst, psychiatre suisse (1960)

résistance n.f.

A - En biologie

1) processus par lequel une cellule, un individu, une population surmonte, sans dommage apparent, l'agression d'un agent infectieux ou d'une substance toxique, des conditions physiques et chimiques du milieu, etc.
2) par extension, propriété permettant ce processus.
La résistance est le plus souvent un caractère génétique monogénique ou oligogénique spécifique de l'agression.
 B - En psychiatrie
Nom donné à tout ce qui entrave le progrès d'une cure psychanalytique.
À l'origine de la résistance, S. Freud reconnaît les forces de refoulement, les mêmes que celles qui ont refusé la prise en charge des représentations dans le conscient. Il s'aperçoit vite aussi que le transfert peut servir à la résistance, l'analysant reportant sur l'analyste les affects qu'il ne peut se remémorer.
Dans sa deuxième topique, Freud ajoute au refoulement venant du moi l'attraction qu'exerce le ça sur des groupes de représentations. Le surmoi joue aussi un grand rôle dans l'installation de résistances : des dispositions masochistes trop importantes peuvent déterminer une opposition durable à la guérison (réaction thérapeutique négative).

équilibre hôte-parasite, tolérance immunologique

résistance à la dénaturation alcaline (test de) l.m.

alkali denaturation test

Méthode de dosage de l'hémoglobine fœtale reposant sur sa résistance à la dénaturation alcaline, supérieure à celle de l'hémoglobine A.
Il consiste à mesurer la proportion d'hémoglobine restant dans un hémolysat après précipitation de l'hémoglobine A par une exposition à un pH alcalin pendant un temps donné précis. La sensibilité de ce test n'est pas uniforme dans toute la gamme de concentration et il tend à être remplacé par des dosages par chromatographie haute performance sur échangeur d'ions.

Syn. test de Singer, test de Betke

résistance à la protéine C l.f.

Défaut de l’ajout de protéine C activée lors de la réalisation d’un temps de céphaline activé (TCA) qui ne provoque pas d’allongement de celui-ci.
Dans la plupart des cas cette anomalie est liée à une mutation univoque du facteur V.
La mutation Q506 du facteur V est le principal facteur de risque d’origine génétique impliqué dans les thromboses veineuses. Sa présence à l’état hétérozygote multiplie de 5 à 7 fois le risque de présenter un accident veineux thromboembolique.

temps de céphaline activé

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