regard préférentiel l.m.
preferential looking
Technique utilisée pour déterminer la perception de sujets préverbaux, particulièrement des nourrissons.
Elle consiste à observer la direction du regard de l'enfant qui se porte sur le stimulus qu'il détecte ou sur le stimulus qu'il préfère, quand plusieurs sont mis en concurrence.
→ Bébé Vision Tropique, BVT, carte d'acuité
œil préférentiel l.m.
preferential eye
Édit. 2017
apraxie du regard l.f.
gaze apraxia
Trouble acquis caractérisé par l'incapacité du patient de diriger sur commande son regard vers une cible située dans son champ visuel périphérique, en l'absence d'anomalie de celui-ci et de toute paralysie des nerfs ou des muscles oculomoteurs.
Il ne s'agit pas d'une apraxie, mais d'un trouble de la motilité oculaire conjuguée directionnelle, qui constitue un élément du syndrome de Balint.
Étym. gr. apraxia : inaction (a : privatif ; praxis : action)
Syn. apraxie oculomotrice
corps étranger intra-oculaire (repérage d'un - par déplacement du regard) l.m.
intraocular foreign body (physiological method of localisation by eye moving projection)
Technique radiologique de repérage d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque. Des clichés sont réalisés en incidence d’orbite dans les quatre directions cardinales du regard, qui permettent de différencier un corps étranger situé dans le segment antérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le même sens que les mouvements oculaires) par rapport à un corps étranger situé dans le segment postérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le sens contraire des mouvements oculaires).
Cette technique est devenue désuète avec la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
[P2]
douleurs sous-mandibulaires, oculaires et rectales avec congestion en regard l.f.p.
pain, submandibular, ocular and rectal with flushing
Syndrome avec douleurs violentes sous-maxillaires, oculaires et rectales accompagnées de congestion cutanée en regard.
Les douleurs oculaires et sous-mandibulaires sont plus marquées que les douleurs rectales. L'affection est considérée comme une dysautonomie. L’affection est autosomique dominante (MIM 167400).
R. Hayden et M. Grossman, pédiatres américains (1959)
Étym. lat. dolor : douleur
laparotomie de second regard l.f.
second look laparotomy
Réintervention plusieurs mois après le traitement chirurgical d'une tumeur abdominale ou pelvienne suivi de chimiothérapie, pour déceler une éventuelle tumeur résiduelle et la traiter.
nystagmus du regard l.m.
gaze nystagmus, gaze evoked nystagmus
Nystagmus à ressort apparaissant seulement en dehors de la position primaire quand les yeux sont en position excentrée.
Il bat dans la direction du regard. Il est physio
Étym. gr. nustazô : je m'incline
paralysie de la latéralité du regard l.f.
paralysis of lateral gaze
Paralysie des mouvements conjugués des globes oculaires dans le regard latéral.
Cette paralysie peut être absolue ne permettant pas au regard de franchir la ligne médiane. Elle peut être incomplète, se limitant à une diminution de l'amplitude du mouvement.
La lésion responsable de la paralysie absolue se situe dans la partie paramédiane et postérieure de la protubérance et concerne le centre du regard latéral.
On trouve ici les trois syndromes alternés de Foville, habituellement dus à l'occlusion d'artères paramédianes, branches du tronc basilaire.
Le plus classique, mais rare, du moins en pathologie ischémique, est protubérantiel bas. Il associe surtout une paralysie de la latéralité du regard et une paralysie périphérique du côté de la lésion à un déficit sensitivomoteur controlatéral qui n'atteint pas la face (Type III).
La forme protubérantielle haute associe une paralysie de la latéralité du côté de la lésion à un déficit sensitivomoteur controlatéral intéressant la face (paralysie faciale de type central par atteinte du faisceau corticonucléaire destiné au noyau du nerf). Comme dans la variété précédente, « le malade regarde son déficit » (Type II).
La forme pédonculaire comporte une paralysie de la latéralité croisée par rapport à la lésion (Type I). Il en est de même dans les paralysies de la latéralité d'origine hémisphérique.
A. L. F. Foville, neurologue français (1859)
Syn. syndrome de Foville
paralysie de la verticalité du regard l.f.
paralysis of vertical gaze
Paralysie des mouvements verticaux du regard en élévation et/ou en abaissement conjugué des globes oculaires.
En France, on réserve plutôt à la paralysie isolée de la verticalité l’appellation de syndrome de Parinaud alors qu'à l'étranger, elle désigne également une paralysie de la convergence.
Il intéresse les mouvements volontaires, automaticoréflexes ou les deux simultanément, par des lésions tumorales ou vasculaires de la calotte pédonculaire et des tubercules quadrijumeaux. Située entre le colliculus supérieur, le noyau de la IIIe paire crânienne, le noyau rouge et l'aqueduc de Sylvius, la lésion est pratiquement toujours bilatérale.
À côté des pinéalomes épiphysaires, en fait minoritaires, les tumeurs en cause sont diverses, notamment les germinomes. Il s'agit surtout d'enfants ou d'adultes jeunes, et de sexe masculin.
Les aspects typiques groupent : une hypertension intracrânienne par obstruction de l'aqueduc de Sylvius, des troubles oculomoteurs (syndrome de Parinaud, abolition du réflexe photomoteur), bien plus rarement, un syndrome de puberté précoce. La dilatation ventriculaire et l'image en général hyperdense de la tumeur précisent le diagnostic.
L'exérèse, la radiothérapie postopératoire et dans certains cas la chimiothérapie peuvent permettre une survie durable.
H. Parinaud, ophtalmologiste français (1883)
Syn. syndrome de Parinaud
paralysie familiale du regard horizontal l.f.
familial paralysis of horizontal gaze
→ ophtalmoplégie externe progressive et scoliose
paralysie psychique du regard l.f.
gaze paralysis, Bálint’s syndrome
R. Bálint, neuropsychiatre hongrois (1909)
Syn. syndrome d'errance du regard, apraxie oculomotrice
[H1]
Édit. 2018