relaxation n.f.
1) En physique, retour d'un système à l'équilibre après sa perturbation par un agent extérieur
En IRM, le système est constitué par les moments des protons et par le champ magnétique permanent B0 de l'aimant. L'agent extérieur est une impulsion électromagnétique appartenant à la bande des radiofréquences. Celle-ci fait basculer le vecteur de magnétisation M0 des protons d'un certain angle de sorte que la relaxation des protons qui suit peut être décomposée en deux termes :
a) la relaxation longitudinale, restaurant la composante longitudinale de Mz l'aimantation, parallèle à B0. La rapidité de cette restauration se mesure par le temps T1, temps nécessaire pour retrouver 63% de la valeur d'équilibre. Le mécanisme en cause est une interaction avec les moments de la structure chimique environnante, soumis à l'agitation brownienne : d'où l’ancien nom de relaxation spin-réseau également donné à la relaxation longitudinale ;
b) la relaxation transversale, qui diminue la composante transversale Mxy de la magnétisation, perpendiculaire à la précédente. La rapidité de cette diminution se mesure par le temps T2, temps nécessaire pour descendre à 37 % de la valeur initiale. Le mécanisme en cause est le même que le précédent, auquel s'ajoutent les interactions des spins les uns sur les autres : d'où l’ancien nom de relaxation spin-spin également donné à la relaxation transversale.
2) En psychiatrie, ensemble de techniques de résolution neuromusculaire à visée thérapeutique.
Hormis celles concernant des sujets normaux (responsables soumis à des émotions répétées, sportifs, etc.), leurs indications majeures sont les suivantes : troubles moteurs (retards psychomoteurs en particulier) ; troubles du langage (bégaiement) ; troubles de l'organisation spatiotemporelle ; troubles affectifs (de l'hyperémotivité aux troubles névrotiques et caractériels, avec notamment réduction de l'anxiété) ; dysharmonies ; troubles psychososomatiques…
Edit. 2018
→ Bloch (équations de), temps de relaxation T1 et T2
[B1,B2,B3,H3]