fissure surnuméraire des poumons l.f.
→ scissure surnuméraire des poumons
[A1]
Édit. 2018
artères des segments subsupérieurs de la pyramide basale des poumons l.f.p.
R. subapicalis (pars basalis-arteria pulmonis), R. subsuperius
Rameaux artériels destinés aux segments subapicaux, lorsqu'ils existent.
Il en est 2 types : les artères pour les segments subsupérieurs hauts et celles pour les subsupérieurs bas dont la présence est fonction du territoire bronchique subsupérieur correspondant.
inferior subapicalis artery (basal part-pulmonary artery)
Syn. anc. artères des segments subapicaux de la pyramide basale
[Terme retenu dans la Nomina Anatomica de 1955,éliminé ultérieurement]
capacité totale des poumons l.f.
total capacity
Volume d'air dans les poumons et les voies aériennes en fin d'inspiration maximale.
[C2,K1]
diffusion (capacité de) des poumons l.f.
diffusion lungs capacity
Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :
formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .
August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)
Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire
→ capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)
scissures surnuméraires des poumons l.f.p.
supernumerary lung fissures
Fentes très incomplètes parfois seulement ébauchées tendant à isoler un, voire deux segments du territoire d'un lobe pulmonaire.
Du côté droit, la moins rare est une scissure transversale isolant incomplètement le segment supérieur du lobe inférieur. Exceptionnelle est une ébauche de scissure isolant en partie le segment basal médial.
À gauche, une ébauche de scissure horizontale tend parfois à isoler le culmen de la lingula. Elle s'observe dans 10% des cas. Son caractère complet est tout à fait exceptionnel. Des ébauches de scissures rares peuvent être observées, comme, à droite, au niveau du segment supérieur ou basal médial du lobe inférieur.
Syn. fissures surnuméraires
poumons de face l.m.p.
postero-anterior chest, p.a.chest x ray
En imagerie médicale, incidence projetant le thorax de face, dans la mesure du possible sur le sujet en position debout et en inspiration profonde, le tube à rayons X à une distance minimale de 1,80 m, ce qui justifie l'autre expression "téléthorax".
Expression passée dans le langage des demandes d'examens radiographique.
Chez un sujet adulte normal, l'inspiration profonde permet de voir au moins cinq arcs costaux antérieurs au-dessus de la coupole droite.
Cet examen, le plus fréquemment demandé, a servi jusqu'aux années 1980, au dépistage de masse de la tuberculose.
Suivant l'état du patient, on est parfois obligé de le réaliser en position assise, voire en décubitus dorsal, chez les insuffisants respiratoires, les opérés ou les malades de réanimation. Ces conditions d'examen ne sont pas optimales, mais permettent cependant des clichés interprétables.
astragale surnuméraire l.m.
chromosome surnuméraire l.m.
supernumerary chromosome
Dans la garniture chromosomique d'une cellule ou d'un individu, chromosome supplémentaire par rapport au nombre normal de chromosomes de l'espèce.
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
Syn. chromosome supplémentaire ou additionnel.
[Q1]
côte surnuméraire l.f.
supernumerary rib
Côte supplémentaire située dans la région cervicodorsale ou dans région lombaire haute.
La côte cervicale provient de la septième vertèbre cervicale, elle est complète ou incomplète et dans ce cas prolongée par une bride fibreuse vers la clavicule. Elle peut entrainer des compressions vasculonerveuses.
La côte lombaire plus ou moins longue provient de la première vertèbre lombaire, souvent bilatérale et asymétrique elles n’a aucune conséquence par elle-même mais peut être associée à une anomalie de la région lombo-sacrée.
→ côte cervicale, anomalie costale
[A1]
Édit. 2015
doigt surnuméraire l.m.
supernumary digit, supernumary finger, rudimentary polydactyly
Lésion congénitale, souvent de transmission autosomique dominante, pouvant prendre l’aspect d’un petit nodule parfois pédiculé, de la couleur d’une peau normale, plus rarement reproduire un doigt en miniature avec un ongle vestigial et un axe cartilagineux ou encore former un doigt plus ou moins complet implanté sur un métacarpien bifurqué ou surnuméraire.
L’aspect est différent selon la localisation :
- La localisation post-axiale sur le bord médial du 5ème doigt ou de la main, la plus fréquente et parfois bilatérale, correspond le plus souvent à une simple ébauche digitiforme pédiculée; le traitement en est précoce par exérèse simple. Son hérédité est dominante ; le locus est en 7p13. Cette formation dysembryoplasique est à distinguer du fibrokératome digital acquis.
- La localisation pré-axiale au bord latéral de la main correspond à une duplication plus ou moins complète du pouce, classée selon Wassel en sept groupes depuis la simple bifidité de la phalange distale jusqu’au dédoublement complet. L’hérédité est dominante à expressivité variable ; le locus est en 7q36.
- La localisation méso-axiale ou centrale de la duplication digitale intéresse très rarement l’index, habituellement le IIIème ou le IVème doigt ; elle est souvent associée à une syndactylie et à des malformations plus complexes de la main et des phalanges. Pour certaines de ces formes, le locus est en 2q31.
Dans le traitement des formes complexes, en particulier dans les localisations pré-axiale et centrale, le choix du ou des segments à enlever est basé sur l’aspect morphologique et les possibilités de fonction. La technique doit tenir compte de la disposition des vaisseaux et des nerfs, des réparations musculo-tendineuses et articulaires, de la réaxation des doigts, des plasties cutanées nécessaires et de l’aspect esthétique. Si un doigt surnuméraire comporte un métacarpien celui-ci doit être enlevé pour éviter l’élargissement de la commissure correspondante.
Les doigts surnuméraires peuvent être découverts en échographie prénatale.
De nombreux syndromes polymalformatifs peuvent présenter des doigts surnuméraires, en particulier des formes pré-axiales et centrales ou des formes multiples. Des malformations cranio-encéphaliques et viscérales leur sont souvent associées.
H. D. Wassel, chirurgien américain (1969)
→ polydactylie, duplication du pouce, névrome cutané, fibrokératome digital acquis.
mamelon surnuméraire l.m.
supernumerary nipple, polythelia
Persistance d'ébauches mammaires, habituellement involuées in utero, sur la crête mammaire qui va du creux axillaire au pli unguinal, exceptionnellement en dehors de cette ligne, en position ectopique.
Il existe des variétés cliniques : simple aréole, mamelon isolé. Il y a parfois transmission sur le mode autosomique dominant. Les anomalies mamelonnaires sont présentes dans plusieurs syndromes malformatifs (syndrome de McKusick)
Syn. polythélie
point lacrymal surnuméraire l.m.
accessory lacrymal puncta
Existence anormale d'un point lacrymal paraméatique.
Syn. méats doubles
rate surnuméraire l.f.
accessory spleen
Petite masse de tissu splénique avec une capsule propre, retrouvée dans le hile de la rate, dans l'épiploon pancréatico ou gastrosplénique ou dans d'autres emplacements, parfois sous forme de plusieurs unités.
Syn. rate accessoire
rein surnuméraire l.m.
supernumerary kidney
Présence d'un troisième rein, nettement séparé des deux autres et de structure complète.
Anomalie rarissime. La présence de quatre reins séparés chez un même individu n'a été signalée qu'une seule fois.
sein surnuméraire l.m.
supernumerary breast
Bourgeon mammaire supplémentaire d'origine ectodermique, dont l'existence est due à l'involution incomplète de la crête mammaire, qui se forme de chaque côté de la ligne médiane entre la racine des membres supérieurs et inférieurs et dont seul persiste normalement le bourgeon céphalique qui forme le bourgeon mammaire primitif.
Il se révèle particulièrement au moment de l'allaitement.
surnuméraire adj.
supernumerary
En surnombre, en excès par rapport à la normale.
Ex. doigt ou orteil surnuméraire, os surnuméraire du carpe.
X surnuméraire l.m.
triple X
Présence dans le caryotype de femmes de trois chromosomes X.
Les individus porteurs de trois X présentent généralement une arriération mentale et une dysmorphie faciale. Il s'agit de l'anomalie chromosomique féminine la plus fréquente, avec une prévalence à la naissance de filles d'environ 1/1.000. Cependant, la plupart des femmes concernées n'étant que peu touchées ou asymptomatiques, on estime que 10% seulement des patientes ayant une trisomie X seraient actuellement diagnostiqués.
→ Klinefelter (syndrome), trisomie, Turner (syndrome de)
[Q2]
scissure des hippocampes de Gratiolet l.f.
L.Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)
artère de la scissure de Rolando l.f.
L. Rolando, anatomiste italien, membre de l’Académie de médecine (1773-1831)
Glaser (scissure de) l.f.
glaserian fissure, glenois fissure
J. Glaser, anatomiste et botaniste suisse (1629-1675)
→ fissure pétrotympanosquameuse
grande scissure du poumon droit l.f.
→ scissure oblique des poumons
image de scissure l.f.
image of fissure, pleural fissure
En radiologie thoracique, fine opacité linéaire correspondant à une scissure, visible lorsque son plan se trouve dans l'axe du rayon directeur.
A l'état normal, la petite scissure n'est pas toujours visible sur le cliché de face, mais les grandes scissures et la petite sont souvent repérables sur le cliché de profil.
La scanographie en coupes fines en permet une bonne étude.
Étym. lat. imago : image, représentation
petite scissure interlobaire l.f.
→ fissure horizontale du poumon droit
petite scissure du poumon droit l.f.
→ scissure horizontale du poumon droit
Rolando (scissure de) l.f.
L. Rolando, anatomiste italien, membre de l’Académie de médecine (1773-1831)