Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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similitude (rapport de) l.m.

similarity ratio

Quand deux êtres ou objets sont exactement semblables, le rapport numérique entre deux distances ou mesures homologues quelconques est constant.
Si deux êtres sont de forme semblable, le rapport des longueurs des bras est égal au rapport de longueur des jambes ou à celui de deux distances prises entre deux repères anatomiques homologues, ce qui définit le rapport de similitude : ce rapport ne dépend pas du choix de l'unité de longueur.
Le rapport des surfaces homologues est égal au carré du rapport de similitude, s2, et le rapport des volumes homologues est égal au cube du rapport de similitude, s3. Quel que soit le rapport de similitude, le rapport des densités des organes homomologues d'êtres ou de machines semblables est s0 = 1. Il en résulte que les poids sont proportionnels aux volumes et donc que le rapport des poids homologues est égal au cube du rapport de similitude, s3, il en est de même des rapports d'échanges d'énergie (chaleur, aliments etc.) du fait de l'équivalence de la masse et de l'énergie (équation d'Einstein).

dimensionnelle (analyse)

similitude biologique l.f.

biological similarity

Si deux êtres sont parfaitement semblables, égalité de tous leurs rapports de similitude relatifs à des mesures homologues.
Lorsque toutes les structures macroscopiques et microscopiques homologues sont semblables, il en est de même des échanges nutritionnels (échanges d'énergie) : un être deux fois plus lourd consomme deux fois plus de nourriture, deux fois plus d'oxygène et rejette deux fois plus de gaz carbonique. Si deux êtres sont morphologiquement semblables, on dit qu'ils répondent aux lois de l'isométrie.
En réalité, la similitude parfaite n'existe pas en biologie, mais lorsqu'on prend un ensemble d'êtres de même espèce de même sexe et de même âge, bien homogènes, les lois de la similitude se vérifient avec une bonne précision. Par contre, si l'ensemble n'est pas homogène l'isométrie ne se vérifie pas : il y a allométrie, ce qui veux dire que les êtres de cet ensemble ont des structures assez différentes. L'ensemble n'est pas homogène et, par conséquent, les individus de l'ensemble ne répondent pas aux mêmes lois biologiques, notamment en matière de posologie d'un médicament, de toxicité d'une substance ou d'une exposition à un agent agressif (radiations ionisantes etc.).

allométrie, dimensionnelle (analyse), homogène, isométrie, similitude (rapport de).

acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.

palmitic acid-oleic acid ratio

Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.

[C2,K1,O6]

Édit. 2017

Arden (rapport d') l.m.

Arden’s ratio

Rapport (RA) entre deux valeurs obtenues à l’électro-oculographie : le pic à la lumière ou "light peak" (LP) et la dépression à l’obscurité ou "dark through" (DT). RA = LP/DT.
Il est normalement supérieur à 1.85.
Son calcul est capital car il permet l’interprétation de l’électro-oculographie. Une valeur inférieure à 1.85 permet de mettre en évidence une atteinte rétinienne étendue sur plus de trois diamètres papillaires même en cas d’absence de lésions visibles à l’ophtalmoscope.

G. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962)

électro-oculogramme, électro-oculographie, électro-oculographique (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne

gyromagnétique (rapport) (γ) l.m.

gyromagnetic ratio

rapport gyromagnétique

I/E (rapport) l.m. sigle pour Inspiration/Expiration

I/E ratio

Rapport de la durée d'inspiration à celle d'expiration.

rapport I/E

L/S (rapport) l.m. sigle pour désigner le rapport Lécithine/Sphingomyéline.

L/S ratio

Rapport des phospholipides du surfactant pulmonaire dosés dans le liquide amniotique pour apprécier la maturité pulmonaire fœtale.
La maturité pulmonaire fœtale est considérée comme acquise quand le rapport est supérieur à 2.

rapport de Valsalva l.m.

Valsalva’s ratio

A. M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)

Valsalva (rapport de)

rapport AC/A l.m.

AC/A ratio

Montant de la convergence accommodative (AC) induite par unité d'accommodation (A).
Il est déterminé, pour une distance de fixation donnée, en divisant le montant de la convergence accommodative exprimée en dioptries prismatiques par le montant de l'accommodation exprimée en dioptries sphériques (méthode du gradient).

rapport CA/C l.m.

CA/C ratio

Unité d'accommodation convergentielle (CA) induite par unité de convergence (C).
L'accommodation convergentielle n'étant sollicitée qu'en vision binoculaire, elle n'entre plus en jeu en son absence et par voie de conséquence le rapport CA/A ne peut plus alors être mesuré.
Une double interaction existe entre le système accommodatif et le système des vergences (relation croisée) qui permet de mieux comprendre de nombreuses constatations cliniques. Les relations entre l'accommodation et la convergence ne se réduisent donc pas au seul rapport AC/A.

rapport cardiothoracique l.m.

cardiothoracic ratio

Syn. index cardiothoracique

index cardiothoracique, défaillance cardiaque

rapport corticodiaphysaire l.m.

cortico medullary ratio

Rapport de la somme de l'épaisseur des deux corticales sur la largeur totale de l'os, mesurées à mi-hauteur de la diaphyse.
Cette mesure, réalisée le plus souvent sur le tibia, donne une évaluation du degré de minéralisation osseuse : à l'état normal, ce rapport est voisin de 0,5 chez l'enfant après 18 mois et le demeure jusqu'à 50 ans.

Syn. index corticomédullaire

rapport corticopapillaire l.m.

Hodson (ligne de)

[M1]

rapport d'Arden l.m.

Arden’s relationship

G. B. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962

Arden (rapport d')

rapport de grille l.m.

grid ratio

Pour une grille antidiffusante, rapport R entre la hauteur des lames h et leur écartement D, soit R= h/D.
Les rapports les plus couramment employés en radiodiagnostic varient de 6 à 12. Les rapports élevés améliorent l'antidiffusion mais nécessitent d'augmenter la dose de rayons X, d'où un compromis suivant le type d'examen.

rapport de hasards l.m.

Risque relatif de survenue d’un événement dans une analyse multifactorielle réalisée selon le modèle de Cox

Cox (modèle).

rapport de masculinité l.m.

Ratio dans un échantillon ou une population du nombre de sujets du sexe masculin pour cent sujets du sexe féminin.
Le sexe ratio à la naissance est voisin de cent six garçons pour cent filles.

Syn. sexe ratio

rapport des chances l.m.

odds ratio

rapport des cotes l.m.

odds ratio, OR

En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.

[E1]

rapport de vraisemblance l.m.

likehood ratio

Dans un examen complémentaire, rapport du pourcentage de « vrais positifs » chez les malades à celui du pourcentage de « faux positifs » chez les sujets inclus dans l’étude, mais qui n’ont pas la maladie.
P. ex. un rapport de vraisemblance égal à quatre signifie que l’examen est quatre fois plus souvent positif chez les malades que chez ceux qui n’ont pas la maladie.

[E1]

Édit. 2020

rapport gyromagnétique l.m.

gyromagnetic ratio

Rapport (gamma) entre la vitesse de précession oméga0 d’un proton placé dans un champ magnétique et l'intensité B0 de ce champ, selon la relation : gamma égale oméga0 sur B0.
Edit. 2018

Syn. constante gyromagnétique

précession, spin

[B1,B2,B3]

rapport I/E l.m.

I/E ratio

Rapport entre la durée de l'inspiration et celle de l'expiration dont la valeur normale est de l'ordre de 2/3 = 0,67.
Ci-dessous, pneumotachogramme montrant la mesure correcte des temps inspiratoire (entre le début de l'inspiration et le début de l'expiration) et expiratoire (entre le début de l'expiration et le début de l'inspiration). On voit que l'expiration (phase passive) est toujours plus longue que l'inspiration (phase active). Le réglage des respirateurs doit tenir compte de ce rapport et allonger l'expiration, en cas d'emphysème et surtout en cas de bronchospasme.
 

Fleisch (pneumotachographe de), pneumotachographe, spirogramme, ventilation

rapport nucléocytoplasmique l.m.

nucleoplasmic index, nuclear cytoplasmic ratio

Rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
Ce rapport tend à augmenter dans les cancers, par hypertrophie nucléaire. Le rapport normal est d'environ 1/4 ou 1/6 ; il s'approche de 1/1 dans la cellule cancéreuse.

rapport nucléoplasmatique l.m.

nucleoplasmic ratio

rapport nucléocytoplasmique

rapport P/S l.m.

P/S ratio

Rapport de l’acide phosphorique à la sphingomyéline dans le liquide amniotique, indicateur de la concentration en surfactant, donc de la maturité du poumon fœtal.

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