spondylolisthésis n.m.
spondylolisthesis
Glissement vers l’avant d'une vertèbre, apparaissant entre 6 et 13 ans du fait d'une lyse isthmique due aux effets d'une dystrophie de l'arc postérieur et des pressions qui finissent par créer une sorte de fracture de fatigue des isthmes,.
Le degré 1 correspond à un déplacement où le bord de la vertèbre olisthésique reste dans le tiers postérieur du plateau de la vertèbre sous-jacente ; dans le degré 2, elle atteint son tiers moyen, et son tiers antérieur au degré 3.
Le spondylolisthésis peut être indéfiniment bien toléré. Il peut toutefois finir par entraîner des lombalgies exagérées par la fatigue, ou une sciatique, voire un syndrome pluriradiculaire lorsqu'il est important. Les deux dernières vertèbres lombaires sont les seules intéressées par les spondylolisthésis. Lors du glissement vertébral, l'apophyse épineuse de la vertèbre olisthésique est en retrait par rapport aux épineuses sus-jacentes. Le diagnostic est radiologique. Les clichés de profil mettent le glissement vertébral en évidence. Le traitement repose sur la nécessité de ménager la colonne lombaire, et sur le port d'un lombostat dans les formes symptomatiques. Si les lombalgies sont très rebelles, une fixation de la vertèbre olisthésique par greffe osseuse intersomatique peut être indiquée.
Étym. gr. spondulos : vertèbre ; olisthesis : position de glissement
spondylolisthésis dégénératif l.m.
degenerative spondylolisthesis
Glissement vertébral vers l’avant, le plus souvent de la quatrième vertèbre lombaire par rapport à la cinquième, avec allongement sans rupture des isthmes vertébraux postérieurs, survenant chez des sujets de plus de 40 ans, associé à une dégénérescence arthrosique interarticulaire postérieure et discale et pouvant entraîner un rétrécissement du canal lombaire et des signes de compression des racines nerveuses lombaires.
La prévalence est de quatre femmes pour un homme. L’affection peut rester longtemps asymptomatique. Les signes cliniques sont dominés par des lombalgies, des radiculalgies (de topographie L5 en cas de glissement de L4) et par une lordose lombaire. Sur les radiographies, le déplacement vertébral dépasse rarement le tiers du plateau de la vertèbre sous-jacente, et les isthmes de l’arc postérieur sont allongés, parfois épaissis avec des signes d’arthrose : irrégularités, pincement, ostéophytes et kystes synoviaux des articulaires postérieures, pincement et irrégularité discale. L’évolution se fait vers la stabilisation par blocage arthrosique. L’apparition de signes de compression radiculaire ou plus rarement de la queue de cheval et la découverte par tomodensitométrie d’un canal lombaire étroit nécessite un traitement chirurgical de décompression associé le plus souvent à une arthrodèse vertébrale. Celle-ci peut être également indiquée en cas de lombalgies irréductibles par le traitement orthopédique, ou en cas de risque de glissement quand les interarticulaires postérieures sont sagittales, le disque épais et souple avec laxité articulaire et insuffisance musculaire.
Le spondylolisthésis dégénératif de L5 sur le sacrum est rare, L5 étant habituellement encastrée entre les ailes iliaques et peu mobile à l’âge où survient l’affection, mais peut se voir en cas de position haute de L5. Un spondylolisthésis lombaire haut peut survenir sur la première vertèbre libre au-dessus d’une arthrodèse lombaire basse.
Le mécanisme de l’allongement des isthmes est discuté : étirement par plasticité ou consolidation après rupture.
H. Junghanns, chirurgien orthopédiste allemand, (pseudospondylolisthésis, 1931), P.H. Newman, chirurgien orthopédiste britannique (spondylolisthésis dégénératif, 1963)
Étym. gr. spondulos : vertèbre ; olisthesis : position de glissement
Syn. pseudospondylolisthésis
spondylolisthésis lombosacré l.m.
lombosacral spondylolisthesis
Glissement vers l’avant du corps vertébral de la cinquième vertèbre lombaire dont la face inférieure surplombe le bord antéro-supérieur de la première vertèbre sacrée, dû à une rupture ou à un allongement des isthmes de l’arc postérieur de cette vertèbre L 5.
Une dysplasie congénitale peut être à l’origine d’une fragilité de l’arc postérieur et favoriser une rupture traumatique ou micro-traumatique des isthmes, en particulier chez les sportifs. Le spondylolisthésis dégénératif lombosacré est rare.
Le spondylolisthésis qui se constitue chez l’adulte a une évolution ordinairement modérée et le glissement constitué reste ordinairement stable. La forme du sujet jeune, ordinairement de type dysplasique, est la plus évolutive.
Il peut être bien toléré pendant longtemps ou entraîner des lombalgies, une névralgie sciatique de topographie S1 et, dans les formes graves, des troubles moteurs et urinaires. La rétraction des muscles ischio-jambiers empêche l’extension complète du genou quand la hanche est en flexion (faux signe de Lasègue).
L’imagerie médicale permet de préciser l’état des isthmes, rompus ou allongés, et l’existence d’autres signes de dysplasie : spina bifida occulta, disposition anormale des apophyses articulaires, position haute de L5 et des signes faisant craindre une évolutivité comme un aspect en dôme de la face supérieure du sacrum ou la bascule de L5 pouvant aller jusqu’à placer la vertèbre devant la face antérieure du sacrum, réalisant une spondyloptose. La position très antérieure de L5 rétrécit le détroit supérieur mais est rarement un facteur de dystocie lors de l’accouchement. Le glissement est apprécié selon des mesures diverses, les plus utilisées sont celles qui le mesurent sur la radiographie de profil d’après la division du plateau supérieur de S 1 en 3 ou 4 parties (Meyerding).
Si le traitement orthopédique reste inefficace le traitement chirurgical par fixation, précédé ou non d’une réduction, est nécessaire.
Étym. gr. spondulos : vertèbre ; olisthesis : glissement
→ spondylolisthésis, spondyloptose
allongement du ligament lombo-ovarien l.m.
elongation of the ovarian pedicle
Technique chirurgicale destinée à prévenir les adhérences postopératoires entre l'annexe gauche et la boucle sigmoïde du colon lors de la chirurgie tubaire.
Elle se réalise après décollement du feuillet inférieur du méso-sigmoïde. Les techniques de cœlioscopie chirurgicale des trompes réduisent notablement ce risque d'adhérence et l'utilité de ce geste.
[O3]
Édit. 2017
aponévrose lombo-sacrée l.f.
arcade lombo-costale latérale l.f.
artère de l'intumescence lombo-sacrée l.f.
artery of lumbosacral enlargement
Volumineuse artère constante qui vascularise les 4 derniers segments dorsaux et l’intumescence lombo-sacrée de la moelle spinale.
Le plus souvent unique, naissant de la branche postérieure d'une artère lombaire gauche (parfois d’une artère lombaire droite), elle suit un des nerfs spinaux entre le neuvième nerf thoracique et le deuxième nerf lombaire. Parfois, elle nait à droite ou d'une artère intercostale postérieure entre la septième et la onzième, ou de l'artère souscostale. Elle suit alors un des nerfs thoraciques entre le cinquième et le huitième. Elle peut être renforcée (une fois sur quatre) par une artère de moindre calibre. Avant d’atteindre la moelle et toujours au-dessus de l’intumescence lombo-sacrée, elle se divise en une artère radiculaire antérieure et une artère radiculaire postérieure plus grêle. L’artère radiculaire antérieure se divise en une branche ascendante grêle qui va aux segments dorsaux inférieurs de la moelle et une branche descendante beaucoup plus volumineuse qui vascularise l’intumescence lombo-sacrée, le cône médullaire et suit la partie spinale du filum terminal souvent au-delà du cône dure- mérien. Au sommet du cône médullaire elle s’anastomose aux deux artères spinales postérieures sous forme d’une anse artérielle constante.
Artère essentielle pour la vascularisation de la moelle spinale thoracique inférieure et lombaire, sa lésion entraîne une paraplégie.
A. Adamkiewicz, médecin et anatomopathologiste autrichien (1882), G. Lazorthes, neuro-chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de médecine (1958 et 1961)
Syn. anc. artère de l'intumescence lombale, artère du renflement lombaire de Lazorthes, artère spinale lombaire, artère radiculaire antérieure (grande) d'Adamkiewicz, arteria radicularis magna
artère lombo-ovarienne l.f.
articulation lombo-sacrale l.f.
articulatio lumbosacralis (TA)
lumbosacral joint
Ensemble des articulations qui unissent la 5ème vertèbre lombaire à la première pièce sacrée.
Semblable aux articulations qui unissent les vertèbres lombaires entre elles, elle s’en distingue par l’inclinaison à 45° de la surface articulaire de la première pièce sacrée avec saillie antérieure du disque intervertébral au niveau du promontoire du sacrum et par l’orientation médiale et postérieure des apophyses articulaires supérieures du sacrum. Ces particularités conditionnent l’équilibre de la 5ème vertèbre lombaire « à cheval » sur la 1ère vertèbre sacrée et expliquent, en cas d’insuffisance des moyens de fixation (accrochage des apophyses articulaires et ligaments), la fréquence du spondylolisthésis à ce niveau.
Syn. anc. articulation lombo-sacrée, articulation sacro-vertébrale
articulation lombo-sacrée l.f.
ligament lombo-costal l.m.
ligamentum lumbocostale (TA)
lumbocostal ligament
Epaisse lame fibreuse tendue entre les processus costiformes des deux premières vertèbres lombaires et le bord inférieur de la douzième côte.
Elle renforce l’aponévrose du muscle transverse de l’abdomen
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
Syn. anc. ligament lombo-costal de Henle
ligament lombo-costal de Henle l.m.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
ligament lombo-iliaque l.m.
ligament lombo-ovarien l.m.
→ ligament suspenseur de l'ovaire
ligament lombo-ovarique de Testut l.m.
L.Testut, anatomiste français (1849-1925)
→ ligament suspenseur de l'ovaire
lombo-iliaque (théorie du plan) l.f.
lombo-iliac plane theory
Théorie selon laquelle, lorsque la tête fœtale s'engage à la partie haute de l'excavation pelvienne en variété occipito-postérieure, l'épaule va s'appuyer sur le plan musculaire lombo-iliaque puis psoas iliaque, tourner vers l'avant et permettre une rotation occipito-antérieure de la tête.
lombo-pelvifémorale (myopathie) l.f.
lumbo-pelvi-femoral myopathy
→ Leyden-Moebius (myopathie de).
plan lombo-iliaque (théorie du) l.f.
ilio-lumbar plane theory
Théorie expliquant la rotation du sommet fœtal, engagé initialement en variété postérieure, en occipito-
Le plan lombo-iliaque est formé de l'union de la colonne lombaire et de la fosse iliaque interne doublée du muscle psoas iliaque. Ce plan est incliné en bas, en avant et en dedans.
Lorsque le sommet du fœtus est engagé en occipito-postérieur, l'épaule postérieure du fœtus glisse sur le plan incliné lombo-iliaque qui lui sert de rail et le ramène en dedans, en avant et en bas. Le dos tourne donc vers l'avant et la tête, qui est solidaire, suit.
triangle lombo-costal l.m.
trigonum lombocostale (TA)
lombocostal triangle
Solution de continuité dans le plan musculaire du diaphragme, d’origine costale, lorsque manquent les fibres musculaires nées de la portion latérale du ligament arqué latéral.
Ce hiatus met en communication la région rénale et le tissu sous-pleural.
F. von Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
Syn. anc. hiatus costo-diaphragmatique, hiatus costo-lombaire de Henle
triangle lombo-costo-abdominal l.m.
trigone lombo-costal l.m.