Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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testostérone n.f.

testosterone

17-Hydroxy-3-oxoandrostène-4.
Hormone mâle sécrétée par les cellules interstitielles des testicules chez l'homme, biosynthétisée à partir du cholestérol (10 mg par jour après la puberté, teneur plus faible après la quarantaine) et obtenue également par synthèse.
Le foie est aussi capable de transformer en testostérone de faibles quantités d'androgènes mineurs d'origine surrénalienne (déhydroépiandrostérone et androstènedione). 95% de la testostérone est sécrétée par les testicules ; 5% proviennent de la conversion périphérique de l'androstènedione. La testostérone stimule le développement des organes sexuels mâles et est responsable de l'apparition des caractères sexuels mâles secondaires. Ses dérivés actifs sur les récepteurs des organes cibles sont la dihydro-4,5 testostérone (5α androstanolone) et les 3alpha- et 3bêta-androstènediols. La testostérone exerce, en outre, un effet anabolisant sur le métabolisme des protéines. Administrée à hautes doses en thérapeutique (en particulier dans certains cancers), elle inhibe la spermatogénèse chez l'homme et provoque une virilisation chez la femme (inhibition ovarienne par inhibition des gonadostimulines). La production de la testostérone dans l'organisme est stimulée par les gonadotropines A et B. Elle est métabolisée dans le foie, ses principaux métabolites étant l'androstérone et l'étiocholanolone. Son élimination par les urines se fait sous forme de 17-cétostéroïdes.
La testostérone plasmatique est dosée chez l’homme par électro-chimioluminescence et chez la femme et l’enfant par technique radio-immunologique, plus sensible.  Ce dosage est utilisé essentiellement dans l’exploration des infertilités, des hirsutismes et des troubles pubertaires.

testosterone/oestradiol binding globulin l. angl.

globuline liant les hormones sexuelles

[C1, O4]

Édit. 2020

acétate de médroxy-progestérone l.m.

medroxy-progesterone acetate

Dérivé de la 17-hydroxy-progestérone très faiblement androgénique.

[G5,O3,O4]

Édit. 2016

dermatite auto-immune à la progestérone l.f.

autoimmune progesterone dermatitis

Éruption érythématovésiculeuse et urticarienne, très prurigineuse, diffuse, atteignant le tronc et les membres qui, en dehors de la grossesse, évolue de façon cyclique par poussées prémenstruelles récidivantes, tandis que, chez la femme enceinte, elle est papulofolliculaire puis pustuleuse, s’accompagne d’arthrite transitoire avec hyperéosinophilie et peut provoquer des fausses couches à répétition.
En dehors de la grossesse, les symptômes sont reproduits par l’administration d’un progestatif et disparaissent lors de la prise d’oestrogènes. Cette dermatose rare est identifiée par une réaction très positive à une injection intradermique de progestérone et se traite par des œstrogènes.

W. B. Shelley dermatologue américain (1964), S. M. Bierman, dermatologiste américain (1973)

Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation

progestérone n.f.

progesterone

Delta4-Prégnène-3,20-dione, hormone stéroïde sécrétée par le corps jaune fonctionnel pendant la période postovulatoire du cycle, par le corps jaune gravidique jusqu'à la 12ème semaine de grossesse, puis par le placenta jusqu'au lendemain de la délivrance.
C'est aussi un métabolite intermédiaire dans la voie de biosynthèse des autres hormones stéroïdes dans les autres glandes endocrines, corticosurrénales, testicules, ovaires. Ses deux dérivés cataboliques principaux sont le prégnanediol et la prégnanolone, qui sont éliminés dans les urines sous forme glucuroconjuguée. Son action s'exerce sur l'utérus préparé par l'action des œstrogènes : formation de la dentelle utérine, nidation de l'œuf, maintien de la gestation. Elle est administrée, par voie parentérale ou sublinguale, dans divers traitements gynécologiques et pour prévenir l'avortement.
La progestérone est dosée dans le plasma par électro-chimioluminescence ou par technique radio-immunologique. Les concentrations plasmatiques chez la femme non enceinte varient en fonction de la phase du cycle : de 0 ,1 à 0,3 ng/mL en phase folliculaire ; de 1 .2 à 16 ng/mL en phase lutéale. Après la ménopause  ou chez l’homme, elle est inférieure à 0,2 ng/mL. Chez la femme enceinte, elle augmente régulièrement au cours de la grossesse.

test à la progestérone l.m.

progesterone test

Test aux progestatifs, utilisant la progestérone elle-même pour induire les règles et non un progestatif synthétique.