botulinique adj.
botulic
Édit. 2017
Dick (toxine de) l.f.
Dick’s toxin
Toxine érythrogène.
G. F. Dick, bactériologiste américain (1881-1967)
toxine n.f.
toxin
Substance protéinique d'origine biologique (animale, végétale ou microbienne), douée de toxicité pour un autre organisme.
Certaines toxines sont des holoprotéines, comme la toxine botulique, la toxine cholérique ou la toxine diphtérique. D'autres sont des hétéroprotéines plus ou moins complexes, comme certaines endotoxines bactériennes.
P. ex., la toxine cholérique est constituée de 4 chaînes peptidiques, dont l'une (chaîne B) se fixe sur un récepteur membranaire de type gangliosidique, permettant à l'autre chaîne (chaîne A) de pénétrer dans la cellule cible et d'y déclencher, par une action enzymatique (d'ADP-ribosylation), une activité des protéines G.
toxine botulique l.f.
botulic toxin
Neurotoxine sécrétée par Clostridium botulinum, qui contamine certains aliments mal stérilisés, responsable de troubles digestifs et nerveux et de paralysies généralisées.
Son effet résulte du blocage de la libération d’acétylcholine contenue dans la terminaison présynaptique au niveau de la plaque motrice, ce qui entraîne une paralysie plus ou moins importante qui est transitoire du fait de la régénération de jonctions neuromusculaires fonctionnelles.
Son utilisation en thérapeutique puis en cosmétologie s’est considérablement amplifiée depuis que l’ophtalmologiste Alan Scott a montré que, par voie intramusculaire, elle permettait de paralyser le muscle hyperréactif responsable du strabisme de l’enfant, cette action résultant de l’abolition d’une contraction musculaire anormale par provocation d’une paralysie partielle sur un muscle cible. Produite à partir de souches de C. botulinum incubées en stricte anaérobiose, elle est en effet indiquée par voie intramusculaire dans la correction des troubles de l’oculomotricité (blépharospasme, strabisme), du spasme hémifacial, du torticolis spasmodique, de la déformation dynamique du pied en équin chez l’enfant et de différents syndromes dystoniques focaux des membres ou ORL.
La toxine botulique possède aussi d'autres indications neurologiques, en particulier dans le traitement de la migraine voire de l’incontinence urinaire. Plusieurs essais cliniques randomisés ont mis en évidence son efficacité dans les douleurs neuropathiques périphériques. Elle a également prouvé son action sur l’hyperhidrose axillaire et palmaire.Par ailleurs, son utilisation dans le domaine esthétique s’est considérablement développée : correction temporaire des rides du front, surtout verticales intersourcilières, de la patte d’oie, des sillons naso-géniens, du cou…
Le traitement est ambulatoire, en tout cas réservé à des spécialistes formés à la technique. L'effet thérapeutique débute 48 heures après l'injection et dure trois à quatre mois, voire davantage.
A. B. Scott, ophtalmologiste américain (1973 et 1980)
Étym. lat. botulus : boudin
Syn. botuline
[C1, J1, H1, P2, G4]
Édit. 2020
toxine botulique en thérapeutique l.f.
botulinum toxin treatment
[C1, D1, G5]
Édit. 2020
toxine cholérique l.f.
cholera toxin
Entérotoxine sécrétée par le vibrion cholérique.
Elle est constituée de plusieurs protéines, dont l'une sert à fixer la toxine sur le récepteur membranaire de l'entérocyte (qui comporte un ganglioside) et dont l'autre, qui pénètre dans la cellule est une NAD-ADP-ribosyl-transférase (Nicotinamide-Adénine Dinucléotide-Adénoside DiPhosphate) transférant un ADP-ribose sur une protéine G ; elle est responsable de l'activation d'une adénylcyclase NAD-dépendante. L'AMP cyclique entraine une élimination d'eau et de sodium, qui aboutit à une diarrhée profuse et une déshydratation de l'organisme.
→ ADP-ribosylation, protéine G, choléra
toxine diphtérique l.f.
diphteria toxin
Exotoxine produite par Corynebacterium diphteriae, de poids moléculaire égal à 62 000, sécrétée par les bactéries et qui passe donc dans la circulation.
Elle provoque chez l'homme des neuropathies et des myocardites. Son mode d’action consiste en une activité enzymatique d'ADP-ribosyl-transférase induisant l'inhibition par ADP-ribosylation d'un facteur EF-2 (facteur d'élongation de la synthèse de protéines) au niveau d'un résidu diphtamide.
→ ADP-ribosylation, diphtamide
toxine érythrogène l.f.
erythrogen toxin
Exotoxine sécrétée par certaines souches de Streptococcus pyogenes, lors d’une angine et responsable de l’éruption de la scarlatine.
On en distingue trois sous-types antigéniques : A, B, C (ou exotoxines pyrogènes streptococciques SpeA, SpeB ou SpeC). Les toxines A et C ont en plus des propriétés de super antigènes en déclenchant une stimulation polyclonale des lymphocytes T qui libèrent des cytokines ou d'autres médiateurs de l'inflammation ; elles sont à l’origine du syndrome de choc toxique streptococcique.
G.F. Dick, bactériologiste américain (1914)
Syn. toxine de Dick
→ scarlatine, toxines streptococciques
toxine T2 n.f.
Mycotoxine produite par des moisissures du genre Fusarium qui peut être abondante dans diverses céréales (blé, maïs, orge).
Elle possède une action tératogène, carcinogène et immunosuppressive.
→ fusarium
toxine tétanique l.f.
tetanic toxin
Neurotoxine holoprotéinique sécrétée par Clostridium tetani, ayant pénétré dans l'organisme par une plaie même minime.
Son activité entraîne des paralysies avec contractures toniques douloureuses, débutant souvent par les muscles masticateurs, puis la nuque, le tronc, les membres et les muscles respiratoires.
Syn. tétanospasmine
→ tétanos