Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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urographie intraveineuse (UIV) l.f.

intravenous urography

Radiographie de l'appareil urinaire après injection intraveineuse d'un produit de contraste iodé hydrosoluble, éliminé sélectivement par les reins.
L'examen est précédé d'une radiographie de l'abdomen sans préparation afin de dépister, en particulier, d'éventuels calculs et calcifications.
Immédiatement après l’injection, on peut saisir l'opacification des vaisseaux des reins puis celle du parenchyme (néphrographie). Le délai d'apparition de cette néphrographie, son intensité, son caractère symétrique ou non apportent des données fonctionnelles importantes. Couplée à la tomographie (néphrotomographie), l’urographie donne des renseignements sur la morphologie des reins (volume, contour, structure interne du parenchyme).
Le produit de contraste opacifie la totalité des voies excrétrices : cavités pyélocalicielles (pyélographie descendante), uretères, vessie (cystographie descendante) et urètre (urèthrographie mictionnelle).
Pendant des décennies, l'urographie intraveineuse a été l'examen essentiel de l'appareil urinaire, fournissant des renseignements fonctionnels et surtout morphologiques qu'aucune autre technique ne pouvait donner. La tolérance de l'examen a été progressivement améliorée grâce à l’amélioration des produits de contraste. Cependant, les indications de l’UIV, examen relativement irradiant, ont diminué au profit de l'échographie effectuée en première intention ou en urgence, elle-même parfois complétée par une scanographie, voire par une IRM. Son intérêt demeure dans l'étude des voies excrétrices surtout à titre préopératoire. L'urographie peut être combinée à un examen scanographique (uroscanner).

Étym. gr. ouron : urine; graphein : écrire

néphrographie, compression urétérale, urographie par perfusion, urographie sous hyperdiurèse, urotomographie